Rappel à l'ordre    Bouteflika s'obstine, Gaïd Salah prêche la sagesse patriotique    Selon Ali Benflis: La lettre de Bouteflika «va au-delà des limites de la provocation et du défi»    Lamamra rencontre Lavrov: Moscou appuie la feuille de route de Bouteflika    Tébessa: Les devises flambent !    «Boeing 737-Max 8» et «Boeing 737-Max 9»: Suspension des vols dans l'espace aérien algérien    Equipe nationale: Belmadi met tout le monde sur le même pied d'égalité    UNAF - Tournoi international U15: Coup d'envoi aujourd'hui au stade Ahmed-Zabana    ASM Oran: Il y a péril en la demeure    Le président de la FOREM l'affirme: Il n'y a pas de société civile en Algérie    La mobilisation ne faiblit pas: Blouses blanches et étudiants investissent la rue    Béchar: Un pilote italien meurt lors du Rallye Touareg    Des matches risquent de toucher le fond    Khazri et Sekhiri forfaits face au Swaziland et l'Algérie    Brentford fixe la clause libératoire de Benrahma    Médecins et étudiants hier à Alger    Un émissaire de l'ONU exprime son inquiétude face aux manifestations populaires    Des femmes ayant activé dans l'action humanitaire et de solidarité honorées    Une baisse de près de 14% enregistrée en janvier 2019    Livraison de 252 camions au MDN    L'égoïsme économique, obstacle majeur devant la relance du secteur de l'exportation    Prise en charge des malades atteints du cancer au CHU Nedir Mohamed de Tizi Ouzou    Neutralisation d'un réseau régional spécialisé dans le vol de véhicules    Sessions de formation pour 150 apiculteurs    Le syndrome de la déconcentration et de la déconnexion    51e fête du tapis de Ghardaïa    60e Salon international du livre de Québec    Ouyahia dément    Classement ITF Juniors: L'Algérien Rihane, désormais 109e mondial    Fifagate: Deux sociétés de marketing sportif condamnées à 500.000 dollars d'amende    Bouchareb tente de reprendre la main    Brexit: Le président de la Chambre des communes bouleverse les plans de May    Guerre commerciale USA-UE: "Ce sont les Etats-Unis qui sont le vrai perdant aujourd'hui"    Mali : Le gouvernement réaffirme sa détermination à lutter contre le terrorisme    GAID SALAH : "Pour chaque problème existe une solution"    Chine : Plus fort ralentissement de la production en 17 ans    Oran: Réception l'été prochain de 15 projets d'établissements hôteliers    Les précisions du ministère e la Santé    Etats-Unis : Wall Street signe l'arrêt de mort des producteurs de schiste américains    Pétrole : L'AIE s'inquiète de la baisse de production au Venezuela    Le choix du destin de l'Algérie    Programme "Forsa, école de la 2ème chance" : Une vingtaine de jeunes en voie d'insertion à Oran    FÊTE DE LA VICTOIRE (19 MARS 1962) : Une célébration dans un contexte politique national particulier    Concert de guitare flamenca    Tournée de Ramtane Lamamra à l'étranger sur fond de crise interne.. Une internationalisation de fait    Guerre de libération.. 203 heures de témoignages enregistrées à Tlemcen    La longue complainte de Lakhdar Brahimi    ACTUCULT    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Colloque à Béjaïa et Tamokra : Le savant soufi Elaydli revisité
Publié dans El Watan le 31 - 05 - 2010

Béjaïa et Tamokra ont parlé de la même voix, il y a quelques jours, pour évoquer Sidi Yahia Alaydli, savant soufi, mort en 1477, et qui a fait l'objet d'un colloque auquel ont pris part d'éminentes personnalités, des universitaires notamment.
Fondateur de l'une des toutes premières zaouïas de Kabylie, prodiguant la savoir, Alaydli a été l'élève d'un des plus grands fqih en son temps, Ahmed Ben Ibrahim el Bijaï, mort en 1437 et évolua dans un milieu scientifique exceptionnel aux côtés de Abderrahmane Athaâlibi et Sidi Touati... Pressentant l'invasion espagnole, Aydli prépara assez tôt le repli des ulémas bougiotes vers l'arrière-pays. Auteur de la fameuse Wadhifa commentée par Hocine El Ouartilani (1713-1779) et par El Kharoubi Al Trabelsi, Aydli créera à Tamokra l'une des premières zaouïas institut de la Kabylie. Pour avoir une idée précise du niveau atteint dans cette institution, il faut se référer au traité El Mukadima fil fikh, plus connu sous le nom d'Al Waghlissia, ouvrage du célèbre juriconsult Al Waghlissi, mort en 1384, qui deviendra pendant des siècles l'ouvrage de référence des étudiants. C'est à Tamokra que ce traité a fait l'objet des débats les plus intenses. En effet, les sharh (commentaires) les plus connus de cet ouvrage sont celui d'Ahmed Zeruk Al Barnussi (1443-1493) et celui de Abdelkrim Azzawi. Ce dernier commentaire a fait l'objet d'un abrégé de Abderrahmane Essebagh.
Tous ces ouvrages, qui obéissent à des objectifs pédagogiques précis, avaient été commandés par Yahia Alaydli au moment- même où il était en train de consolider les fondements de son institut. La Wadhifa de Yahia Elaydli, qui a été récitée à Sidi Soufi (Béjaïa) jusqu'aux années 1930 est encore de nos jours un texte de référence à la zaouïa de Tamokra, du cheikh Tahar Aït Aldjet et qui fait partie désormais du patrimoine culturel de la wilaya. Le patrimoine comprend le mausolée du cheikh Alaydli, la mosquée Tighilt, la mosquée Ihoudjan, l'ancienne zaouïa et le hamam Ouguelmine. Des théologiens, des universitaires venus des quatre coins du pays, ainsi que de Tunisie, Anna Maria di Tolla de l'université de Naples, et Judith Sheele dont la communication « Les sources écrites et orales de Yahia Adli) a été lue par M. Aïssani, et se sont relayés pour percer les secrets du soufisme à travers le savant Aydli qui a contribué à former plusieurs disciples qui s'y réfèrent chaque fois qu'il est nécessaire. Les thèmes débattus, tout aussi intéressants les uns que les autres, ont suscité un intérêt particulier parmi un auditoire tout ouïe. Anna Maria Di Tolla est venue de Naples pour discourir sur « Les femmes au sein du mouvement intellectuel à Béjaïa à l'époque de Aydli », alors que Tassadit Yacine de Paris s'est intéressée à « La production littéraire autour des miracles légendes de Aydli ». Ahmed Zerrouk, élève de Aydli, a fait l'objet d'une analyse approfondie de la part de deux intervenants : Talia Saâdou de Tiaret et Sadek Ouali de l'association des ulémas.
Zinedine Kacimi, de l'institut Qira'at d'Alger, Ali Taâouninat de l'université d'Alger ont tenté de percer la personnalité du soufi, de même que Salah Aït Adldjaï de la zaouïa de Tamokra, fils du cheikh Tahar, gardien du temple Gaher du hci, Djelloul El Hadj de Temouchent, Boubaya d'Oran, Sadek Bela, Mohamed Akli, Aït Bouki de l'université de Sétif. S'il faut relever l'importance de la zouïa de Tamokra, bien tenue par le cheikh Salah, il serait malvenu de ne pas citer aussi l'association Gehimab et Djamil Aïssani qui ont su ressusciter des valeurs enfouies et mis en phase en région, avec ses illustres enfants qui, il y a des lustres, avaient su faire rayonner le savoir et les lumières.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.