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Vérité et justice, réclament des associations et organisations syndicales et politiques
Commémoration du 58e anniversaire de la répression sanglante de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961
Publié dans El Watan le 15 - 10 - 2019

Les associations et organisations syndicales à l'initiative de l'appel, estiment qu'«il est nécessaire que des mesures significatives soient prises», soit que la lumière soit faite sur les soi-disant «retours vers leurs douars d'origine» des Algériens survivants du 17 Octobre envoyés en fait dans des camps de la mort de l'Algérie coloniale.
À Paris
«58 ans après, la vérité est partiellement en marche. Cependant, la France n'a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu'elle a menées, – en particulier la guerre d'Algérie – non plus que dans le cortège de drames et d'horreurs qu'elles ont entraînés, comme ce crime d'Etat que constitue le 17 octobre 1961», écrit un collectif d'associations, d'organisations syndicales et de partis politiques en appelant à un rassemblement le 17 octobre à 18h, au Pont Saint Michel, à Paris Et de rappeler que le 17 octobre 2012, le président de la République française (François Hollande) avait «certes fait un premier pas important, en déclarant : ‘‘Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l'indépendance ont été tués lors d'une sanglante répression.
La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante-et-un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes.' Mais le terme de crime n'est pas repris, et la responsabilité, sous entendue, n'est pas clairement définie.
Nous demandons une parole claire aux autorités de la République, au moment où certains osent encore aujourd'hui continuer à parler des ‘‘bienfaits de la colonisation'', à célébrer le putsch des généraux à Alger contre la République, à ‘‘honorer' les criminels de l'OAS.»
Les associations et organisations syndicales à l'initiative de l'appel estiment qu'«il est nécessaire que des mesures significatives soient prises», soit que la lumière soit faite sur les soi-disant «retours vers leurs douars d'origine» des Algériens survivants du 17 Octobre envoyés en fait dans des camps de la mort de l'Algérie coloniale ; «que la création d'un lieu de mémoire voué à cet événement, demandée dans la résolution votée par le Sénat en octobre 2012, qui reconnaissait elle aussi ce massacre, soit rapidement mise en œuvre par les autorités de l'Etat, de la Ville de Paris et la région Île-de-France» ; «pour être fidèles à leur mission scientifique, les historiens ont besoin de pouvoir accéder librement aux archives, échapper aux contrôles des pouvoirs ou des groupes de pression et travailler ensemble, avec leurs collègues algériens» ; que «la vérité doit être dite sur l'organisation criminelle de l'OAS que certains, comme au sein de la droite et extrême droite politique veulent réhabiliter».
Et «ce n'est qu'à ce prix que pourra disparaître la séquelle la plus grave de la guerre d'Algérie, à savoir le racisme, l'islamophobie dont sont victimes aujourd'hui nombre de citoyennes et citoyens, ressortissants d'origine maghrébine ou des anciennes colonies, y compris sous la forme de violences policières récurrentes, parfois meurtrières».
Aussi, «il est temps que le président de la République, au nom de la France, confirme, par un geste symbolique, la reconnaissance et la condamnation de ce crime d'Etat. Comme il vient de le faire pour l'assassinat de Maurice Audin par l'armée française et pour l'existence d'un système de torture généralisé.
Cette reconnaissance doit s'étendre aux milliers d'Algériens qui en ont été victimes (voir le site www.100autres.org) ; que l'Etat français reconnaisse sa responsabilité dans l'internement arbitraire, pendant la guerre d'Algérie, d'Algériens dans des camps ; que la liberté d'accès aux archives soit effective pour tous, historiens et citoyens ; que la recherche historique sur ces questions soit encouragée, dans un cadre franco-algérien, international et indépendant».


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