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Malgré des divergences entre ses pays membres : L'Otan adopte une déclaration consensuelle
Publié dans El Watan le 05 - 12 - 2019

Les 29 membres de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (Otan) ont adopté, hier à Londres, une déclaration commune affirmant leur «solidarité, unité et cohésion». Le texte, qui sanctionne l'issue du 27e sommet de l'Alliance, a reconnu pour la première fois la montée en puissance de la Chine comme un «défi».
Cette rencontre de deux jours, qui coïncide avec le 70e anniversaire de ladite Alliance, a tenté de minimiser ses dissensions. Ainsi, il est relevé dans le texte la «menace» que représentent «les actions agressives» de la Russie. Cependant, les Etats membres de l'Alliance se sont dits «ouverts au dialogue et à la perspective d'établir une relation constructive» avec Moscou «lorsque les actions de cette dernière le permettront».
Ceci dit, «les désaccords attireront toujours plus l'attention que lorsque nous sommes d'accord», a indiqué le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, lors de sa conférence de presse. «Nous sommes 29 pays différents des deux côtés de l'Atlantique. Bien sûr qu'il y a des différences. Le contraire serait très étrange. Mais la force de l'Otan est que nous avons toujours été capables de surmonter ces différences. Nous prouvons aujourd'hui que l'Otan fait des progrès sur le fond et que nous continuons à nous adapter et à réagir», a-t-il ajouté dans des propos rapportés par des médias.
Apaisement
De son côté, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a donné son accord à l'adoption de ce texte car il condamne le terrorisme «sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations» et le considère comme «une menace persistante pour nous tous». Comme il a accepté l'adoption des nouveaux plans de sécurité régionaux pour la Baltique, la Pologne, la Turquie et le flanc sud de l'Alliance, a annoncé J. Stoltenberg. La Turquie bloquait l'adoption de ces plans pour contraindre les alliés à considérer comme terroristes les combattants kurdes de Syrie des Unités de protection du peuple (YPG).
L'offensive lancée par l'armée turque le 9 octobre dans le nord-est de la Syrie visait ces forces, qui ont combattu le groupe Etat islamique (EI) dans le cadre la coalition internationale constituée à cet effet et dirigée par les Etats-Unis. Les Alliés ont décidé, lors de leur sommet, de déclarer l'espace «zone d'opérations de l'Otan» et, pour la première fois, se sont dits «conscients que l'influence croissante et les politiques internationales de la Chine présentent à la fois des opportunités et des défis, auxquels nous devons répondre ensemble, en tant qu'Alliance».
La déclaration de Londres a mis l'accent sur la nécessité de «garantir la sécurité des communications, y compris la 5G» et de «recourir à des systèmes sécurisés et résilients». Jens Stoltenberg a insisté sur l'obligation de poursuivre les efforts de maîtrise des armements nucléaires avec la conclusion de nouveaux traités incluant la Russie et la Chine.
Mais «aussi longtemps qu'il y aura des armes nucléaires, l'Otan restera une alliance nucléaire», a prévenu la déclaration de Londres.
Les Alliés ont réitéré leur engagement de consacrer 2% de leur PIB national aux dépenses militaires d'ici 2024. Le président américain, Donald Trump, a fait du respect de cet engagement une de ses priorités depuis son arrivée au pouvoir en 2016, et le sujet est à l'ordre du jour de toutes les réunions ministérielles de l'Alliance. «Les dépenses de défense non américaines ont augmenté pendant cinq années consécutives. Plus de 130 milliards de dollars américains supplémentaires sont investis dans la défense», est-il soutenu dans la déclaration. Et d'affirmer : «Nous faisons de bons progrès. Nous devons en faire plus et nous le ferons.»
En 2014, les pays membres s'étaient engagés à consacrer 2% de leur produit intérieur brut à leurs investissements militaires. Donald Trump veut maintenir la pression sur les Alliés pour leur faire respecter leur engagement. La France dépensera l'équivalent de 2% en 2025, mais l'Allemagne, qui atteindra 1,42% en 2020, ne respectera pas son engagement avant le début de la décennie 2030.
L'année dernière à Bruxelles, il a pris à partie la chancelière allemande, Angela Merkel, accusée de ne pas payer assez et de contribuer à l'effort militaire de la Russie avec ses achats massifs de gaz. «L'Allemagne enrichit la Russie», a-t-il déclaré. «Elle paie des milliards de dollars à la Russie pour ses approvisionnements en énergie et nous devons payer pour la protéger contre la Russie. Comment expliquer cela ? Ce n'est pas juste.» Allusion au projet de doublement du gazoduc Nord Stream reliant directement la Russie à l'Allemagne. Washington exige son abandon. Le prochain sommet de l'Otan sera organisé en 2021, a annoncé Jens Stoltenberg.


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