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Montage automobile : Les usines à l'arrêt
Publié dans El Watan le 17 - 12 - 2019

L'activité d'assemblage de voitures en Algérie est complètement à l'arrêt. Aucun véhicule ne sortira des usines de montage, faute de kits SKD/CKD. Seule l'activité de l'après-vente, maintenance et pièces de rechange est maintenue. Le compteur du projet de l'industrie automobile semble remis à zéro jusqu'à nouvel ordre.
Dans l'échec cuisant de monter une industrie automobile, l'Algérie ne perd pas que des emplois et du temps pour développer ce secteur, mais aussi de la crédibilité vis-à-vis de ses partenaires étrangers.
L'activité d'assemblage de voitures en Algérie est complètement à l'arrêt. Aucun véhicule ne sortira plus des usines de montage, faute de kits SKD/CKD. Seule l'activité de l'après-vente, maintenance et pièces de rechange est maintenue. Cela est aussi valable pour Volkswagen, KIA, Hyundai, pour Ival (Mazda et Fiat) et GM Trade, dont les patrons sont en prison, que pour les autres. Jusqu'à nouvel ordre, le compteur du projet de l'industrie automobile semble remis à zéro.
L'équipe du président déchu, Abdelaziz Bouteflika, et son ministre de l'Industrie, Abdessalem Bouchouareb, aujourd'hui en fuite et condamné par contumace à 20 ans de prison, ont tout fait faut. Pire, ils ont causé des pertes incommensurables au Trésor public. Plus de 11 000 milliards de centimes, selon les chiffres révélés lors du derniers procès qui a vu la condamnation de Mohamed Bairi d'Ival, de Hassan Arbaoui de KIA et d'Ahmed Mazouz de GM Trade.
Personne ne sait si le prochain gouvernement renouvellera les quotas d'importation des kits SKD/CKD au profit des usines d'assemblage pour l'année 2020. Le ministère de l'Industrie refuse de parler du sujet. Il faudra encore attendre quelques semaines pour voir ce que va décider l'équipe gouvernementale qui sera choisie par Abdelmadjid Tebboune, nouvellement élu président de la République.
Dans l'échec cuisant de monter une industrie automobile, l'Algérie ne perd pas que des emplois et du temps pour développer ce secteur, mais aussi de la crédibilité vis-à-vis de ses partenaires étrangers, qui étaient déjà très dubitatifs quant au climat des affaires dans le pays et surtout à la manière dont l'ancien ministre de l'Industrie gérait les dossiers.
Lorsque l'on voit les étapes franchies par l'industrie automobile chez le voisin marocain, qui est en passe de produire près d'un million de véhicules par an – une majeure partie destinée à l'exportation – avec l'installation d'une vingtaine d'équipementiers, il est facile de mesurer le gâchis et la gabegie des politiques de Abdelaziz Bouteflika et son ministre de l'Industrie, Abdessalem Bouchouareb, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt international.
C'est un véritable désastre économique qui apparaît lorsque l'on fait l'addition des factures annuelles de l'importation de voitures de 2010 à aujourd'hui. 33,5 milliards de dollars est un budget pour une durée de 15 ans pour un Etat comme la Mauritanie. L'Algérie aurait pu financer plus que d'aléatoires chaînes d'assemblage, elle avait la possibilité de monter de réelles usines de production de véhicules si elle s'y était prise à temps et autrement.
Quelle décision prendra alors le prochain gouvernement devant l'étendue de l'échec du projet de l'industrie automobile ? Va-t-il reprendre les choses depuis le début avec une politique claire pour l'industrie automobile, ou maintiendra-t-il le statu quo en réduisant drastiquement le nombre d'usines d'assemblage pour éviter la sortie des devises en ces temps de disette ?
Dans les milieux initiés, on parle déjà de la prédisposition de certains constructeurs de changer de partenaires algériens, surtout après l'indemnisation par la justice des anciens concessionnaires de kIA et de Hyundai, en l'occurrence, Mohamed Achaibou et Omar Rebrab. Questionné à ce sujet, les Coréens préfèrent garder la prudence. Ils ne disent pas non mais ils n'écartent pas non plus cette éventualité.


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