Application des nouveaux tarifs    La revalorisation officialisée    Ce qu'il faut faire pour éviter l'échec    Que sait-on de l'hydroxychloroquine ?    8 décès déplorés, 115 nouveaux cas    Déconfinement progressif: "la FNTT appelle à des mesures strictes à l'égard des transporteurs privés"    Réunion OPEP: il ne faut pas se contenter des résultats réalisés à ce jour    Covid-19: aucun cas enregistré dans les camps des réfugiés sahraouis et les territoires libérés    Le chef d'AQMI Droukdel tué par l'armée française    ONU : Mimouni à la tête du Comité des Conférences de l'AG    IN AMENAS : La 41ème brigade blindée de l'ANP exécute un exercice avec tirs réels    MOSTAGANEM : Un rendement prévisionnel de 13 quintaux/ha de céréales    Dzair TV met les clefs sous le paillasson    Le ministère sahraoui de la Culture dénonce le vandalisme du patrimoine matériel et immatériel dans les territoires occupés    115 nouveaux cas confirmés et 8 décès enregistrés en Algérie    Transport urbain: adoption de mesures préventives en prévision de la reprise de l'activité    Affaire des enregistrements téléphoniques : La justice se met en branle    Retour à la compétition : Medouar préconise un dépistage massif des joueurs    Rassemblements citoyens à Tazmalt et Akbou    Hamel condamné à 12 ans de prison ferme    LE HIRAK, UN NOUVEL ETHOS ET DES VICTOIRES…    Les enfants d'El Hamri avaient annoncé la couleur : le rouge et blanc    Hussein Si Ahmed, un artiste céramiste : A la fortune du potier    Investissement: Du nouveau pour l'octroi de terres agricoles    Sidi Bel Abbès: Assemblée de l'APW sous tension    Violente Amérique !    Le crime de Minneapolis    Présidents des clubs de l'Ouest: La réunion reportée à une date ultérieure    OM Arzew: L'affaire des dettes devant la justice    LA NECESSAIRE LECTURE APPROFONDIE    Le ou la COVID ?    Le Consul général de France à Alger s'exprime    Un "dangereux" terroriste capturé à Aïn Témouchent    Ghannouchi fragilisé    Les conseils de classe convoqués ce lundi    L'ONU crée une mission d'appui à la transition    1 300 civils tués et plus d'un demi-million de déplacés en 8 mois    La mineuse de la tomate fait des ravages    Les factures Sonelgaz salées à Jijel    Sit-in de souscripteurs devant le siège de l'AADL    "La fin du système Bouteflika" passée à la loupe    L'Algérie représentée par la poétesse Nina Lys Affane    Lancement de spectacles virtuels pour enfants    LUTTE CONTRE LE TERRORISME : Un "dangereux" terroriste capturé à Aïn Témouchent    "Heureusement que nous avons gagné le procès de Malo"    L'épreuve    L'infrangible lien…    Affaire de détournement de foncier agricole :12 ans de prison ferme à l'encontre de Hamel    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Montage automobile : Les usines à l'arrêt
Publié dans El Watan le 17 - 12 - 2019

L'activité d'assemblage de voitures en Algérie est complètement à l'arrêt. Aucun véhicule ne sortira des usines de montage, faute de kits SKD/CKD. Seule l'activité de l'après-vente, maintenance et pièces de rechange est maintenue. Le compteur du projet de l'industrie automobile semble remis à zéro jusqu'à nouvel ordre.
Dans l'échec cuisant de monter une industrie automobile, l'Algérie ne perd pas que des emplois et du temps pour développer ce secteur, mais aussi de la crédibilité vis-à-vis de ses partenaires étrangers.
L'activité d'assemblage de voitures en Algérie est complètement à l'arrêt. Aucun véhicule ne sortira plus des usines de montage, faute de kits SKD/CKD. Seule l'activité de l'après-vente, maintenance et pièces de rechange est maintenue. Cela est aussi valable pour Volkswagen, KIA, Hyundai, pour Ival (Mazda et Fiat) et GM Trade, dont les patrons sont en prison, que pour les autres. Jusqu'à nouvel ordre, le compteur du projet de l'industrie automobile semble remis à zéro.
L'équipe du président déchu, Abdelaziz Bouteflika, et son ministre de l'Industrie, Abdessalem Bouchouareb, aujourd'hui en fuite et condamné par contumace à 20 ans de prison, ont tout fait faut. Pire, ils ont causé des pertes incommensurables au Trésor public. Plus de 11 000 milliards de centimes, selon les chiffres révélés lors du derniers procès qui a vu la condamnation de Mohamed Bairi d'Ival, de Hassan Arbaoui de KIA et d'Ahmed Mazouz de GM Trade.
Personne ne sait si le prochain gouvernement renouvellera les quotas d'importation des kits SKD/CKD au profit des usines d'assemblage pour l'année 2020. Le ministère de l'Industrie refuse de parler du sujet. Il faudra encore attendre quelques semaines pour voir ce que va décider l'équipe gouvernementale qui sera choisie par Abdelmadjid Tebboune, nouvellement élu président de la République.
Dans l'échec cuisant de monter une industrie automobile, l'Algérie ne perd pas que des emplois et du temps pour développer ce secteur, mais aussi de la crédibilité vis-à-vis de ses partenaires étrangers, qui étaient déjà très dubitatifs quant au climat des affaires dans le pays et surtout à la manière dont l'ancien ministre de l'Industrie gérait les dossiers.
Lorsque l'on voit les étapes franchies par l'industrie automobile chez le voisin marocain, qui est en passe de produire près d'un million de véhicules par an – une majeure partie destinée à l'exportation – avec l'installation d'une vingtaine d'équipementiers, il est facile de mesurer le gâchis et la gabegie des politiques de Abdelaziz Bouteflika et son ministre de l'Industrie, Abdessalem Bouchouareb, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt international.
C'est un véritable désastre économique qui apparaît lorsque l'on fait l'addition des factures annuelles de l'importation de voitures de 2010 à aujourd'hui. 33,5 milliards de dollars est un budget pour une durée de 15 ans pour un Etat comme la Mauritanie. L'Algérie aurait pu financer plus que d'aléatoires chaînes d'assemblage, elle avait la possibilité de monter de réelles usines de production de véhicules si elle s'y était prise à temps et autrement.
Quelle décision prendra alors le prochain gouvernement devant l'étendue de l'échec du projet de l'industrie automobile ? Va-t-il reprendre les choses depuis le début avec une politique claire pour l'industrie automobile, ou maintiendra-t-il le statu quo en réduisant drastiquement le nombre d'usines d'assemblage pour éviter la sortie des devises en ces temps de disette ?
Dans les milieux initiés, on parle déjà de la prédisposition de certains constructeurs de changer de partenaires algériens, surtout après l'indemnisation par la justice des anciens concessionnaires de kIA et de Hyundai, en l'occurrence, Mohamed Achaibou et Omar Rebrab. Questionné à ce sujet, les Coréens préfèrent garder la prudence. Ils ne disent pas non mais ils n'écartent pas non plus cette éventualité.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.