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Libye : Haftar rompt la trêve et lance une offensive contre Misrata
Publié dans El Watan le 28 - 01 - 2020

Misrata est la deuxième plus grande ville de Libye l Elle abrite de puissantes milices qui sont opposées au gouvernement de Tobrouk et jouent un rôle de premier plan dans la défense du GNA.
Régulièrement violée depuis son annonce le 12 janvier dernier, la trêve, observée par les protagonistes de la crise libyenne à la demande de la Russie et de la Turquie, a complètement volé en éclats dimanche après l'offensive menée par les éléments de l'Armée nationale libyenne (ANL), dirigée par le général à la retraite Khalifa Haftar, contre des localités proches de Misrata, ville alliée au gouvernement d'union nationale (GNA) de Tripoli.
Les affrontements sont intervenus quelques heures après seulement que les Nations unies eurent dénoncé des «violations flagrantes et persistantes» par plusieurs pays de l'embargo sur les armes imposé à la Libye depuis 2011. Ces violations vont à l'encontre de la promesse faite par plusieurs pays, la semaine dernière lors du sommet de Berlin sur la Libye, de respecter cet embargo et de contribuer à consolider la trêve dans ce pays déchiré par la guerre depuis 9 années.
Deux gouvernements rivaux, l'un basé à l'ouest et l'autre à l'est, chacun soutenu par diverses milices armées et des bailleurs de fonds étrangers, se disputent le pouvoir en Libye depuis plusieurs mois. Reconnu par la communauté internationale, le gouvernement d'union nationale (GNA) est établi à Tripoli et dirigé par le Premier ministre Fayez Al Sarraj. Il est soutenu par la Turquie et dans une moindre mesure le Qatar et l'Italie.
Le gouvernement rival de Tobrouk, dont dépend Khalifa Haftar, reçoit quant à lui le soutien des Emirats arabes unis, de la France, de l'Arabie Saoudite et de l'Egypte, ainsi que de la Russie. Depuis avril dernier, il assiège la ville de Tripoli dans le but de renverser Fayez Al Sarraj.
Les forces de Khalifa Haftar ont, selon le bureau des médias des forces alliées au GNA, avancé d'environ 120 kilomètres à l'est de Misrata et sont arrivées non loin de la ville d'Abou Grain. Le porte-parole des forces du gouvernement d'union, le colonel Mohamad Gnounou, a déclaré dans un communiqué publié en ligne que «les violations répétées de Haftar de la trêve rendent le cessez-le-feu inutile». Pour le GNA, l'attaque perpétrée dimanche par l'ANL dans la banlieue de Misrata prouve encore une fois que Khalifa Haftar ne veut pas d'un règlement politique et pacifique de la crise. Son but, ajoute-t-on, demeure toujours de prendre le contrôle de Tripoli par la force.
Dans le camp «ennemi», un responsable des forces de l'ANL a déclaré sous le couvert de l'anonymat que «l'ANL a pris le contrôle de deux localités proches de Misrata, Qaddaheya et Ouadi Zamzam». Le porte-parole de l'Armée nationale libyenne, Ahmed Al Mesmari, a quant à lui soutenu l'idée, lors d'une conférence de presse, que l'offensive de l'ANL contre Abou Grain était une «frappe préventive limitée pour atteindre certains objectifs». Une frappe décidée, a-t-il ajouté, «après que l'ANL ait reçu des informations selon lesquelles les milices alliées à Tripoli se préparaient à attaquer dans la zone».
Misrata est la deuxième plus grande ville de Libye. Elle abrite de puissantes milices qui sont opposées au gouvernement de Tobrouk et qui jouent un rôle de premier plan dans la défense du GNA. Sans ce soutien, il y a peut-être longtemps que la ville de Tripoli serait tombée entre les mains de Khalifa Haftar. Dans un message posté sur son compte tweeter, Jalel Harchaoui, expert à l'Institut néerlandais des relations internationales, estime que l'avancée des troupes de Khalifa Haftar vers Misrata est une manœuvre destinée à éloigner les milices misraties de Tripoli.
Le chercheur pense que si cela venait à se produire, le gouvernement soutenu par l'ONU deviendrait plus vulnérable. Début janvier, les forces de Haftar s'étaient déjà emparées de Syrte, ville située à environ 370 kilomètres à l'est de Tripoli. Selon des responsables américains, les percées de Khalifa Haftar dans l'Ouest libyen n'ont été rendues possibles que grâce à l'appui de centaines de mercenaires russes, soudanais et tchadien.


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