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Après l'adoption de la LFC par les deux chambres du parlement: : Il reste à affronter la réalité du déconfinement
Publié dans El Watan le 04 - 06 - 2020

Maintenant que la Loi de finances complémentaire (LFC) a été adoptée et que le déconfinement approche à grands pas, le deuxième semestre de cette année difficile s'annonce toujours confus pour l'économie algérienne.
Le recadrage des finances publiques comme retenues par la LFC suffira-t-il à donner la pleine réponse aux inquiétudes économiques jaillissant de toutes parts et de tous les secteurs ? Les analystes économiques et les partis de l'opposition doutent de l'efficacité de cette loi pour redresser la situation économique.
Même le secteur des hydrocarbures qui venait toujours remorquer la machine économique est aujourd'hui en crise et le niveau des réserves de change est faible. De son côté, le gouvernement multiplie les déclarations de satisfecit et de maîtrise de la situation. C'est d'ailleurs le ton adopté par le ministre des Finances face aux parlementaires de l'APN et du Sénat.
Abderrahmane Raouya affirmait devant les sénateurs que la réduction du budget d'équipement n'affectera pas la relance économique en disant que cette réduction est en adéquation avec les capacités d'absorption de l'investissement, évaluées à une moyenne annuelle de 2600 milliards DA contre 2929,7 milliards DA prévues par la LF initiale.
Raouya assure aussi que les comptes d'affectation spéciaux du Trésor peuvent être utilisés comme renforcement des affectations prévues pour cette année pour les activités prioritaires. Encore faut-il trouver des investisseurs en ces temps de récession et d'asphyxie financière pour les entreprises. Trois mois de confinement ont lourdement affecté les comptes des entreprises, publiques et privées. Nombre d'entre elles ont dû recourir à la compression des effectifs. Il faudrait déjà de grands financements afin de maintenir en vie certaines entreprises publiques.
Les IDE ne se bousculent pas non plus pour venir investir en Algérie. Le gouvernement évoque des mesures dont les résultats ne seront visibles que si l'Etat mettra des moyens colossaux pour faire marcher une machine économique en panne. Mais les ressources manquent, les problèmes de liquidités se sont aggravés, les recettes pétrolières s'amenuisent et l'endettement extérieur est banni. Raouya continue sur sa lancée de confiance absolue dans les capacités de l'Etat à relancer l'investissement. Les PME recevront, selon le même responsable, des mesures d'accompagnement sous forme notamment d'exonérations fiscales et de facilitation d'accès aux ordres publics avec une part préférentielle de 25% au profit des produits d'origine algérienne.
Le gouvernement compte sur la fiscalité pour boucher les trous financiers béants. Le premier argentier du pays assure que la collecte des impôts et la lutte contre l'évasion fiscale ont permis la perception d'un montant total de droits et d'amendes estimé à 100 milliards DA en 2019, en hausse de 27% par rapport aux résultats de 2018. «Il est possible de collecter le triple de ce montant, avec le lancement du système informatisé de l'administration», affirme Raouya. Pas moins de 700 dossiers liés à l'évasion fiscale sont actuellement en instance au niveau des services judiciaires. «Le total des arriérés à recouvrer pourrait atteindre près de 4000 milliards DA en suspens depuis des années et dont le recouvrement d'une partie pourrait être difficile», regrette le ministre sur un ton d'aveu d'échec. Dans ce décor de marche sur les œufs que s'apprête à faire le gouvernement pour ce deuxième semestre de 2020, le dossier des subventions pèsera bien lourdement sur le budget.
Maintenant que la Loi des finances complémentaire avec ses prévisions macroéconomiques est adoptée, il restera à affronter une réalité socio-économique pénible et bien plus parlante par ses chiffres inquiétants sur le taux de chômage, la pression sur les salaires à travers les nombreuses taxes adoptées, la faillite qui guette de nombreuses entreprises. Après la lutte contre la Covid-19, une bataille socioéconomique beaucoup plus ardue attend l'Exécutif.


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