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Procès de l'ex-chef de la DGSN : L'ex-chef d'état-major au 2e CRGN d'Oran, le colonel Allal Taifour répond à Abdelghani Hamel
Publié dans El Watan le 12 - 08 - 2020

Dans son édition n°9091 du 5 août 2020, votre journaliste chargée du suivi du procès de l'ex-DGSN, le prévenu Hamel Abdelghani, a rapporté fidèlement ses propos et notamment ceux relatifs à un prétendu complot mené contre sa personne par un groupe d'ex-responsables ayant officié au niveau de la 2e Région militaire en me citant nommément. A ce titre, j'ai l'honneur de vous demander de bien vouloir publier dans votre prochaine édition les précisions suivantes :
Tout d'abord, je me dois de préciser que cette affaire de diffamation et de calomnie, communément appelée «affaire Kada Hézil», a déjà connu son issue en 2001 par-devant les tribunaux suite à la plainte déposée par le ministère de la Défense nationale et a vu la condamnation de l'ensemble des délateurs et autres agents calomniateurs chargés de colporter ces mêmes informations sur instigation du prévenu Hamel et ses pairs car impliqués eux-mêmes dans des affaires de trafic de stupéfiants.
Le bungalow dont il fait état est en fait une bâtisse sise à Koralès sur la corniche oranaise qu'il a acquise le premier mois de son arrivée en juillet 2000.
Il m'a fait part de cette acquisition en me précisant qu'il a déjà informé le général-major Kamel Abderrahmane, commandant de la 2e Région militaire, ainsi que le général-major Bousteila Ahmed, commandant de la Gendarmerie nationale, de crainte que l'information puisse me parvenir par d'autres canaux et que cela éveillerait en moi des doutes sur l'origine des fonds.
Après sa démolition, une somptueuse villa a été érigée en lieu et place et entièrement financée par un magnat de la drogue, repris de justice notoirement connu sur la place d'Oran et de Maghnia et qui faisait l'objet de plusieurs mandats d'arrêt. Il était régulièrement reçu au domicile et au bureau du prévenu Hamel Abdelghani.
Cette villa est devenue par la suite un lieu de débauche et de rendez-vous de nombreux trafiquants de kif et où l'alcool et la drogue coulaient à flot. Ce qui est certain, c'est que la famille du prévenu Hamel n'y a jamais mis les pieds jusqu'à ce qu'il la vende. Ces faits ont fait l'objet d'un rapport transmis par mes soins au général-major Bousteila qui l'a classé sans suite. Par la suite, j'ai remis une copie de ce rapport en 2002 au général-major Kamel Abderrahmane.
Concernant le nommé Zenjabil que je n'ai jamais rencontré de ma vie, il a été condamné à plusieurs reprises par la justice à des peines allant de vingt (20) ans à la perpétuité bien avant mon installation à Oran en qualité de chef d'état-major du 2e CRGN.
Hamel déclare par ailleurs qu'après l'éclatement de l'affaire Zenjabil en 2004-2005, il aurait transmis un rapport au commandant de la Gendarmerie nationale qui à son tour a saisi le président de la République. Je le mets au défi de remettre ce rapport à la justice.
Dans le cas contraire, il est loisible pour elle d'en demander une copie à la Gendarmerie nationale. Si cette affaire existe réellement, le mieux indiqué pour connaître les tenants et les aboutissants de ce dossier est l'actuel ministre de la Justice, garde des Sceaux, Monsieur Belkacem Zeghmati, qui était à l'époque procureur général auprès de la cour d'Oran. Je mets au défi le prévenu Hamel de fournir la moindre preuve aussi minime soit-elle de quelques relations que j'ai pu avoir avec le criminel Zenjabil.
Je me dois de lui préciser qu'à cette époque je n'étais plus en fonction en raison de mon départ en retraite en juillet 2002. Quant au général Kamel Abderrahmane, il a été muté à Constantine en juillet 2004.
Par ses déclarations, le prévenu Hamel a voulu salir ma réputation et attenter à mon honneur. Croyant demeurer puissant au point où son fantasme l'a poussé au délire de se voir président de la République, il terminera sans aucun doute dans les poubelles de l'histoire.
Trouver aujourd'hui des alibis et autres échappatoires pour fuir la justice ne lui servira à rien, les faits sont là. Il doit justifier la source et la provenance de cette immense fortune mal acquise. Personne n'est dupe. Même l'inventaire établi par les services de sécurité et malgré leur professionnalisme et leur sérieux est en deçà de la réalité.
Concernant les accointances du prévenu Hamel avec les milieux de la drogue, je citerai à titre indicatif deux grosses affaires de saisie de kif traité :
En novembre 2005 (Hamel était commandant régional d'Oran), les enquêteurs du Service régional de lutte contre les stupéfiants ont saisi à Ghazaouet une quantité de plus de trois (3) tonnes de kif prête à être embarquée sur le bateau en partance vers Alméria, en Espagne. Les auteurs qui ont pris la fuite ont été formellement identifiés par les enquêteurs de ce service ; deux fonctionnaires de police ont été également arrêtés lors de cette affaire.
Quelques mois après, les auteurs ont été arrêtés et présentés au parquet de Sidi Bel Abbès. L'exploitation de leurs téléphones portables a permis d'établir que le prévenu Hamel était en contact permanent avec eux lors de la saisie ainsi que pendant leur cavale. Ils ont été condamnés à perpétuité par la cour de Sidi Bel Abbès, condamnation confirmée par la cour de Médéa. Cette condamnation a été finalement commuée à vingt (20) ans de réclusion lors d'un second appel.
Le commissaire divisionnaire Boumadani Mustapha, brillant fonctionnaire de police, docteur en Lettres qui a diligenté cette enquête entre 2005 et 2006, a été la première victime de Hamel Abdelghani qui l'a muté à Jijel dès son arrivée en 2010 à la tête de la DGSN, après lui avoir fait subir les pires exactions et humiliations entre 2010 et 2013. Ne pouvant pas démissionner parce que ne remplissant pas les conditions de mise à la retraite, ce n'est qu'au courant de l'année 2014 qu'il a fait valoir ses droits à la retraite.
La seconde affaire, plus importante celle-ci, concerne la saisie en 2013 d'une quantité de plus de vingt (20) tonnes de kif traité dissimulée dans la cocote (bétonnière) d'un camion par les éléments du même Service régionale de lutte contre les stupéfiants. Le nommé Bahraoui arrêté à bord du camion a formellement menacé les policiers en leur déclarant qu'ils payeraient très cher leur acte.
Dans la semaine qui suit la saisie et l'arrestation de l'auteur, l'ensemble du personnel du Service de lutte contre les stupéfiants a été muté, leur chef, le commissaire principal Belbachir Ali a été affecté à Sfisia dans la wilaya de Naâma en qualité de chef de sûreté de daïra après de loyaux services confirmés par la saisie de pas moins de cent (100) tonnes de kif traité en l'espace de trois (03) années, ce qui est une prouesse. Il méritait plutôt une médaille. Je vous laisse donc le soin de tirer les conclusions que vous voulez.
Ces deux affaires à elles seules montrent si besoin est les relations douteuses, parfois avérées du prévenu Hamel avec les milieux mafieux.
Je ne citerai aucune affaire de stupéfiants effectuée par les services de la Gendarmerie nationale, et il y en a, toutes étouffés par son protecteur, le général-major Bousteila et ceci pour lui montrer que le prétendu complot mené contre sa personne et sa famille est une vue de l'esprit. Les affaires effectuées par les services de police démontent à elles seules la thèse du complot dont il parle.
Pourquoi a-t-il attendu la dernière audience de son procès en appel pour déclarer qu'il est victime d'un complot datant de plus de 15 ans ? Il a pourtant été auditionné par le juge d'instruction à diverses reprises, et rien ne l'empêchait ni ne lui interdisait de faire toutes les déclarations qui lui paraissaient utiles à l'éclatement de la vérité. Si tel était le cas, et en ce qui me concerne j'aurais souhaité être entendu par le magistrat instructeur, et je me serais fait un devoir et un honneur de lui apporter toute la vérité sur ce personnage sans scrupule.
Pourquoi de telles déclarations n'ont pas été faites devant le Tribunal de Sidi M'hamed ?
Prévenu Hamel, tu as prouvé encore une fois que tu ne peux jouir d'aucune considération de respect, ni de tes chefs, ni de tes subordonnés, ni de tes proches, encore moins de tes amis s'il en reste.
Tu avais déclaré à l'audience : «Saïd ne m'aimait pas» mais qui t'a fait roi, si ce n'est pas Saïd et son clan. Ce ne sont ni tes compétences douteuses dont tu te prévaux en déclarant que tu as suivi une formation d'ingénieur d'Etat en informatique, ce qui est totalement faux et un pur mensonge, sachant que le cursus pour obtenir un tel diplôme est de cinq (5) années après le Bac, ni ta fulgurante promotion militaire depuis 2004 qui t'a permis d'accéder de manière insidieuse au grade de plus jeune général comme tu aimes le répéter, si ce n'est pas Saïd Bouteflika qui t'a sponsorisé au titre de paramètres et de critères qu'il est indécent de citer dans ce document.
Tu le dénigres aujourd'hui parce qu'il n'est plus ton maître, pourtant c'est bien lui qui t'a permis de bénéficier de privilèges jamais accordés à d'autres responsables après leur limogeage (villas de fonction, voitures de service, téléphones gratuits, personnel de garde, de service et de soutien).
Enfin, je ne terminerai pas mon propos sans déclarer sur mon honneur d'officier que je n'ai jamais comploté contre le prévenu HamelAbdelghani, encore moins contre son épouse femme au foyer, ni contre ses enfants que j'ai connus bien éduqués durant tout leur séjour à Oran. Au contraire, sa famille à Sabra et notamment ses frères ont bénéficié de mon entière disponibilité lorsque j'exerçais en qualité de commandant de groupement à Tlemcen.
Quant au général Belkessir, il est vrai qu'il a exercé sous mes ordres en qualité de commandant de compagnie de Maghnia. Après ses diverses mutations vers d'autres wilayas, je ne l'ai pas revu à l'instar de beaucoup d'autres officiers généraux et officiers supérieurs que j'ai eu l'honneur de commander et qui sont soit en service, soit en retraite, sauf lors de certaines cérémonies où j'étais convié à l'instar de beaucoup de collègues.
Vivant retiré de la vie publique depuis ma mise à la retraite, je m'occupe de ma famille en espérant tout le bien aux valeureux et sincères cadres de mon pays.
Le colonel Allal Taifour


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