Les locataires des bâtiments situés au neuvième (9e) groupe relevant de la commune de Sidi M'hamed ont tenu à tirer la sonnette d'alarme quant à la gestion de leurs immeubles. Et pour cause, un annonceur publicitaire, gérant de l'entreprise d'affichage Eurl HKIM23, n'a pas rempli son contrat de gestion et d'entretien des immeubles, selon le collectif des habitants. A l'origine du problème, un contrat, jugé douteux, signé entre l'annonceur et l'un des habitants du bâtiment de ce groupe d'habitation. «D'abord, notre association, qui gère les cinq immeubles (A, B, C, D,E) du 9e groupe, tient à dénoncer l'opacité dans laquelle le contrat a été signé. Il se trouve que l'annonceur a pu décrocher ce contrat publicitaire grâce à la signature d'un seul propriétaire habitant le bâtiment A, dont ce dernier présume être le garant pour tous les propriétaires de l'immeuble. Pour le reste des habitants des quatre autres immeubles, nous n'avons rien signé. L'on ne sait comment cela a pu se concrétiser», signifie d'emblée Samir S., président d'association de quartier. «Outre cela, depuis la signature du fameux contrat datant du 5 juin 2017, aucun travail d'entretien n'a été engagé au niveau des cinq immeubles qui consiste à réhabiliter les parties communes des cages d'escalier, l'hygiène et l'installation des ascenseurs, comme il a été mentionné dans le contrat notarié dont nous avons pu avoir une copie récemment», explique le président de l'association. Le représentant et les habitants frondeurs tiennent principalement à dénoncer les tergiversations de l'annonceur Nezzar L. quant à l'installation de nouveaux ascenseurs dans leurs immeubles, comme cela a été prévu initialement. «Bien que le contrat n'a pas été signé par l'ensemble des propriétaires, l'annonceur devait, selon le contrat notarié, consacrer une somme de 400 000 da/an et pendant cinq années pour la gestion de chaque immeuble. Il faut savoir que nos immeubles de quinze étages sont totalement délabrés. Depuis la signature du contrat, rien n'a été fait dans nos bâtiments, en particulier la pose des ascenseurs», soulèvent-ils. Une requête a été déposée au niveau de l'apc et de la wilaya pour la prise en charge de ce problème, vainement. «La municipalité, qui touche 15% du budget du contrat n'a rien fait pour améliorer la situation. Les habitants revendiquent une meilleure prise en charge», conclue le président de l'association. Advertisements