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Massif de Collo (Skikda) : La castanéiculture en régression
Publié dans El Watan le 15 - 11 - 2020

A en croire les exploitants des châtaigneraies qui peuplent les clairières forestières du massif de Collo, à l'ouest de Skikda, la production de châtaigne a connu cette saison une nette régression. Certains exploitants estiment le taux des pertes occasionnées à plus de 30%, par rapport aux saisons précédentes.
C'est là un coup dur pour des centaines de familles des zones enclavées qui dépendent économiquement de cette culture. «C'est une catastrophe économique pour l'ensemble des castanéiculteurs de la région», explique une source locale en révélant qu'en plus de la baisse de la production, les châtaignes produites cette année se caractérisent en plus par leur qualité, jugée assez moyenne. «Le gabarit des fruits diffère assez des normes habituelles, ce qui risque de se répercuter sur le prix.
Les producteurs s'attendent déjà à une saison sèche», rajoute la même source. Cette dernière explique cette régression quantitative et qualitative par les aléas météorologiques ayant caractérisé la région cette année. «Le châtaignier est un arbre connu pour ses grands besoins en eau et cette année, la région n'a pas vraiment connu de saison automnale», juge notre source, en ajoutant que la plupart des châtaigneraies du massif de Collo sont plus que centenaires. «Il est connu que la production des châtaigniers dure, en moyenne, près de 150 ans. Il serait utile de penser déjà à planter de nouvelles châtaigneraies dans cette région où cet arbre s'est agréablement acclimaté», poursuit-elle.
Ces contraintes naturelles ne sont cependant pas les seuls facteurs d'un déclin qui commence déjà à inquiéter les familles d'Ouled Attia et Kanouaâ qui se retrouvent concurrencées, en terme économique, par des revendeurs spéculatifs. Ce sont ces spéculateurs qui décident en quelque sorte du prix d'achat auprès des familles productrices pour revendre par la suite le fruit de leur labeur au prix fort. En quelque sorte, les producteurs ne perçoivent que des miettes après avoir passé tout le mois d'octobre à cueillir leur récolte dans des conditions pénibles.
Occupant globalement des terres accidentées, les châtaignes du massif de Collo demandent en effet des efforts considérables de ramassage, mené généralement par tous les membres des familles propriétaires. Depuis plusieurs années déjà, ces familles n'ont cessé d'attirer l'attention des responsables locaux quant à la situation qu'ils endurent et n'ont cessé de demander ne serait-ce que l'ouverture de piste forestières pour leur permettre de transporter leurs productions dans de bonnes conditions et de la revendre directement aux consommateurs.
Aujourd'hui, ils se contentent de cueillir leur récolte que des spéculateurs viennent directement récupérer monnayant quelques milliers de dinars.
A relever que la châtaigne de Collo, tout comme la fraise de Skikda, d'ailleurs, n'ont cessé d'être proposées pour une éventuelle labélisation en vue de les protéger et les soutenir, mais cette proposition n'a en réalité jamais été prise au sérieux.
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