Plus de 100.000 demandes de labellisation ont été formulées à travers la plate-forme start-up.dz, a fait savoir hier, le directeur des Start-ups et des structures d'appui au ministère de l'Economie de la Connaissance, des Start-ups et des Micro-entreprises, Chamseddine Benmoussat. Intervenant sur les ondes de la Chaîne III de la Radio algérienne, M. Benmoussat, qui occupe également le poste de président du Comité national de labellisation au ministère, a assuré que l'opération de demande d'un des quatre labels proposés par ce comité, à savoir, le label « projet innovant », le label « Start-up », le label « incubateur » et le label « Scale-up », se fait de manière 100% numérisée et accessible 24h/24, 7 jours sur 7, sur la plate-forme start-up.dz. Toutefois, le taux d'acceptation des labels ne dépasse pas les 15% pour les Start-ups et les 20% pour les projets innovants. Selon l'intervenant, ce faible taux s'explique par deux raisons. La première est que certains secteurs sont saturés, à l'image du e-commerce et le e-service, alors que le comité, qui a récemment durci ses critères d'attribution, souhaite recevoir des demandes qui visent les secteurs stratégiques à l'instar de l'économie de l'eau, la cybersécurité, l'intelligence artificielle, la technologie nouvelle, la technologie critique, l'agriculture, l'énergie renouvelable et la santé. Pour le deuxième point, il concerne les dossiers des demandeurs. Il a indiqué, à ce propos, que «50% des dossiers sont inéligibles à passer au Comité, et ce, en raison d'un manque de prototype, de business model ou encore d'innovation». Afin d'aider les candidats à affiner leur demande de label, le Comité national de labellisation émet des recommandations ciblées. Celles-ci permettent aux porteurs de projets de compléter leur dossier, de faire mûrir leur prototype ou d'en faciliter l'accès pour évaluation. « Dans le souci d'accompagner les demandeurs de label à mieux élaborer leurs demandes, nous formulons des réserves qui sont transmises aux porteurs de projets pour soit compléter, soit maturer le prototype, ou bien donner les accès pour essayer le prototype », a indiqué le président du Comité national de labellisation au ministère. Interrogé sur la composante du nouveau Comité de labellisation des «Start-ups» et des «projets innovants», récemment installé, M. Benmoussat a déclaré que ledit Comité, dont il est le président, doit suivre les changements de l'écosystème. « Depuis sa création en 2020, le Comité a été enrichi par d'autres composantes du ministère et d'autres acteurs de l'écosystème. Actuellement, nous sommes quatorze membres. Onze appartiennent à différents ministères et trois sont des acteurs de l'écosystème, que ce soit des incubateurs, des experts en technologies actuelles, sur l'IA et la cybersécurité et d'autres qui appartiennent au patronat », a-t-il révélé avant de poursuivre en assurant qu'il est important d'avoir un avis de l'écosystème et un avis du tiers.