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Me Farouk Ksentini au Forum d'El Youm
« Le maintien de l'état d'urgence est justifié »
Publié dans El Watan le 13 - 04 - 2005

Le président de la Commission nationale consultative pour la protection et la promotion des droits de l'homme (CNCPPDH), Me Farouk Ksentini, est revenu hier sur la situation des droits de l'homme en Algérie.
Le drame des disparus, l'état d'urgence, l'amnistie générale... sont entre autres questions abordées par l'orateur. Néanmoins, avant de démêler l'écheveau que constitue l'affaire des disparus, Me Ksentini, invité hier du forum du quotidien arabophone El Youm, s'est lancé dans un exposé laudatif sur la presse algérienne et son combat pour la construction démocratique en Algérie. « La démocratie d'un pays se mesure à la liberté de sa presse et à l'indépendance de sa justice », a-t-il souligné. L'orateur a longuement salué les efforts et les sacrifices consentis par la presse nationale pour faire éclore la vérité dans bien des crises. Abordant le problème des disparus, qualifié de « drame national », M. Ksentini s'est félicité, encore une fois, du travail de réflexion et d'investigation effectué par le mécanisme ad hoc, une formation mise en place par le président de la République le 20 septembre 2003. Cette formation, une sorte d'interface entre les autorités publiques et les familles des victimes, a, pour rappel, remis, il y a de cela quelques jours, un rapport d'une cinquantaine de pages au président Bouteflika. Par ailleurs, la publication de ce document relève, de l'avis de Me Ksentini, de la compétence de la présidence de la République. Le mécanisme ad hoc, faut-il le rappeler, a fait état de 6146 cas de disparition de personnes civiles au cours de la décennie noire. Pour épargner les institutions de l'Etat, l'avocat a mis l'accent sur les dérives individuelles des agents de services de sécurité. « Jeter l'anathème sur les institutions de la République est une démarche intellectuellement malhonnête », a-t-il affirmé avant de déclarer de nouveau que « les disparitions n'ont pas été le fait de ces institutions elles-mêmes, mais d'agents appartenant à des institutions de l'Etat ». Tout en admettant « une responsabilité civile de l'Etat », l'orateur a récusé « sa responsabilité pénale ». Pour aboutir à ces conclusions, le mécanisme ad hoc a dû, selon Me Ksentini, s'entretenir avec 6000 familles concernées par ce drame qui hante la vie publique d'autant de familles algériennes.
« Zerhouni est plus informé »
Pour remédier à cette « tragédie nationale », Me Ksentini propose trois thérapies : le premier traitement est d'ordre moral et religieux, le deuxième est à caractère judiciaire, le troisième est social. « L'heure est désormais à la réhabilitation de la mémoire des victimes et l'indemnisation de leurs familles », a-t-il tranché. Toutefois, a-t-il ajouté, « la vérité, quelle qu'elle soit, doit être dite à ces familles ». Selon lui, 77% des familles interrogées ont accepté le principe d'une réparation matérielle après, bien entendu, une réparation morale. La vérité passe aussi par la recherche des corps des personnes disparues pour permettre à leur famille de faire leur deuil. « Il y a 3300 personnes inhumées sous x dans les cimetières algériens. Chaque dépouille doit être identifiée par l'expertise génétique de type ADN, un procédé à la fois difficile et coûteux », a-t-il fait observer. Mais comment peut-on identifier les auteurs de ces disparitions ? « Difficile », a-t-il fait remarquer. Cette difficulté s'explique en partie par la complexité de la situation vécue par l'Algérie durant la décennie du terrorisme. Pour bien saisir le fond de la question, il convient, selon l'orateur, de revenir aux origines de la décennie sanglante. « Lorsque le terrorisme était à son paroxysme, explique-t-il, le pays était complètement livré au chaos. Le pire s'en est suivi avec la disparition de l'Etat. Les chaînes de commandement furent rompues et la voie ouverte aux abus. » L'instauration de l'état d'urgence n'avait fait que compliquer une situation déjà fortement envenimée. Selon le conférencier, « cette mesure autorisait les services de sécurité à garder à vue les personnes interpellées pendant douze jours. Ce délai, dans la plupart des cas, n'a pas été respecté ». Me Ksentini, pour expliquer les dépassements commis, n'a pas hésité à faire un parallèle entre ce qui s'est passé dans les locaux des services de sécurité algériens et les prisons américaines d'Irak. Que pense l'avocat Ksentini du maintien de l'état d'urgence ? Ses réponses à peine voilées laissent à penser qu'il est partisan du maintien de cette mesure d'exception. La preuve : il estime que « le terrorisme fait encore des victimes ». Allusion au massacre perpétré le week-end dernier à Larbaâ. Me Ksentini épouse ainsi la position du ministre de l'Intérieur, Noureddine-Yazid Zerhouni. « Le ministre est plus informé que nous en matière de situation sécuritaire », a-t-il soutenu. A une question se rapportant à l'amnistie générale, Me Ksentini a estimé que ce projet sera le couronnement du processus de réconciliation nationale. Pour lui, « l'amnistie, qui se fera sous l'habillage d'une loi, devra sauvegarder les droits de toutes les victimes. A l'heure actuelle, le débat est ouvert et c'est le peuple qui tranchera souverainement le moment voulu », a-t-il conclu.


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