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Ahmed Hachemi : Le scout qui a hissé le drapeau national à Rocher Noir
Publié dans El Watan le 03 - 07 - 2021

Qui connaît l'histoire du premier drapeau de l'Algérie indépendante à Rocher Noir ? A l'exception de certains habitants de Thénia et de quelques cercles restreints de Boumerdès, les Algériens l'ignorent.
De plus, aucun document n'en fait mention. Pourtant, l'événement mérite amplement d'être inscrit en lettres d'or. Ahmed Hachemi a aujourd'hui 80 ans. Il est né le 8 juillet 1942 à Thénia et son père possédait une maison à Rocher Noir qui dépendait de la circonscription administrative de Thénia (ex-Minerville). Il a eu l'honneur de s'illustrer un certain 3 juillet 1962. Il raconte comment il a été projeté au-devant de la scène : «La veille du 19 mars 1962, j'allais sur mes 20 ans. Avec deux autres, un camarade Mouloud Eddou, et un instituteur Rabah Lamari, on avait préparé un très grand drapeau dans la perspective des défilés de joie du cessez-le-feu.
Puis, on a formé une dizaine de jeunes sous la bannière des Scouts musulmans algériens (SMA) jusqu'à ce qu'on soit contacté par des moudjahidine, amis de mon père et qui étaient hébergés par mon oncle maternel Melekchi, dont le fils est aujourd'hui un savant aux Etats-Unis d'Amérique, qui nous avaient demandé d'apprendre d'être des contacts au service de la lutte. Je proposai, quant à moi, de me former au combat.
Par la suite et alors qu'on s'entraînait à la parade militaire, un moudjahid nous fit remarquer qu'on devait plutôt apprendre les chansons patriotiques. Devant notre ignorance, il nous orienta vers Saout El Arab, Aïssa Messaoudi, qu'on devait suivre à la radio d'où on devait enregistrer et apprendre l'hymne national, Mine Djibalina et une dizaine d'autres chants encore.
En quelques semaines, le noyau de scouts est devenu une centaine d'adhérents dont des filles. Le 1er juillet, un envoyé du gouvernement provisoire (GPRA) nous a demandé de venir à Rocher Noir, siège du gouvernement où des membres de celui-ci allaient nous recevoir. J'y suis allé avec mon camarade Eddou. Il y avait tous les membres. En présence du président Ben Bella, Boumediène, colonel à l'époque, m'avait fait signe d'avancer. Il m'a fait remarquer que la couleur du béret scout que je portais ne convenait pas.
Il fallait qu'elle soit verte et non grenat. Je l'enlevai. Abderahmane Farès s'adressa ensuite à moi et me demanda si mon groupe était capable de chanter l'hymne national le 3 juillet 1962. La chorale devait comprendre 7 filles et 7 garçons. J'acquiesçais et notais qu'il nous fallait un moyen de transport à partir de Thénia. On nous le garantissait. Puis, la discussion des membres du gouvernement bifurqua sur l'identité de la personne qui devait hisser le drapeau. Là, il y eut plusieurs volontaires dont le colonel Boumediène.
Finalement, un membre proposa que c'était au scout de le faire.» C'est ainsi que Ahmed Hachemi fut désigné pour hisser officiellement les couleurs nationales le 3 juillet 1962 à Rocher Noir, siège du gouvernement provisoire de la République algérienne naissante. Le jour J, des officiers supérieurs de l'armée coloniale ont descendu le drapeau français avant qu'il s ne se mettent au garde-à-vous devant le drapeau algérien pendant que Ahmed Hachemi le hissait et que la chorale scout entonnait l'hymne national.
Il s'ensuivit le crépitement des balles et les youyous des femmes dans l'allégresse générale. Depuis, le chant allait également marquer toute la vie de Ahmed Hachemi qui devint aussi pharmacien. Il sera, par la suite, le premier secrétaire général au niveau du pays de l'Union des artistes algériens et côtoiera les plus grands artistes.
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