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Les six heures de Napoléon III à Relizane (1)
Voyage dans l'Ouest Algérien en 1865
Publié dans El Watan le 29 - 09 - 2005

Napoléon III a toujours porté à l'Algérie et à ses options politiques un intérêt particulier d'autant plus que la situation des autochtones était grave. Dépouillés, appauvris, perturbés dans leurs traditions et leurs mœurs, ils souffraient d'un système rigoureux et du cantonnement colonial.
Aussi l'Empereur décida-t-il d'effectuer des voyages pour connaître, constater, écouter et réunir des documents. Ainsi les deux déplacements en Algérie constituaient-ils un événement très important. Le premier eut lieu à Alger en 1860 mais il fut bref. Le second en 1865 permit à l'Empereur de découvrir le pays. Le voyage qui nous intéresse ici est la virée à Relizane. L'Empereur renonça à effectuer le trajet Miliana-Relizane par la vallée du Chellif « mesure de sécurité oblige ». Il gagna donc Oran par mer. D'Oran, il se rendit à Messerghine puis à Bel Abbès, à Sig, à Mostaganem enfin à Relizane. Le maréchal Randon, ministre de la Guerre, sceptique sur ce déplacement, estimait qu'au lendemain d'une grave insurrection - La révolte des Ouled Sidi Cheïkh en 1864 - l'Empereur risquait de trouver l'Algérie pas comme il devrait la voir pour « comprendre son passé et fonder des espérances légitimes sur son avenir » Par contre, MacMahon alors gouverneur de l'Algérie pensait le contraire. Cependant, pour connaître ces fameuses six heures de Relizane dont nous parlons et d'une mésaventure jamais arrivée à un chef d'Etat, il convient d'évoquer les douloureux moments vécus par la région et d'en citer les principales étapes. Relizane fut fondée sur l'emplacement de l'antique Castellum romain de Mina et la cité Chlef. Quelques dates aideraient à comprendre les évènements qui suivront. En 1840, les indigènes vivaient surtout de l'élevage, car l'agriculture était menacée très souvent par de fréquentes sécheresses. Quatre mille tentes et gourbis abritaient cette population autour de la future ville. En 1844, le génie français réparait l'ancien barrage en maçonnerie (les anciens ouvrages hydrauliques rétablis en partie au XVIIIe siècle). En 1853, les premiers Européens s'installaient dans la plaine et cultivaient de petites superficies en blé et en orge plus quelques surfaces de tabac vite abandonnées (le paludisme décimait à l'époque des populations entières). Mais la création de Relizane n'était décidée que le 24 janvier 1857. Depuis, certaines maisons construites après le chemin de fer Alger- Oran lui donnaient un visage nouveau. Entre temps la population européenne augmentait. Les Français venaient du Midi (Gard) et les Espagnols de Valence, d'Alicante, de Murcie, d'Almeria. Une vingtaine de fermes faisaient la culture du coton. La ville connaît alors un développement prodigieux, mais les maladies, la sécheresse, les récoltes insuffisantes, les sauterelles freinaient tout progrès. Le commissaire civil Sylvestre, chargé de recevoir Napoléon III, appelle Relizane la « Cayenne d'Algérie ». Ajoutons à la catastrophe naturelle, les évènements qui ont précédé le voyage impérial et dont les séquelles firent la raison principale de l'incident de mai 1865. Dans le Sud oranais éclatait la révolte des Ouled Sidi cheikh, révolte due au mécontentement depuis 1860. Les désillusions et promesses non tenues par l'occupant et l'arrogance de plus en plus marquée des Européens, civils et militaires, sont à l'origine d'une des plus grandes insurrections qui allait durer jusqu'en 1896. Le nord de la province n'échappa point au mouvement insurrectionnel dirigé par Sidi Lazrag Belhadj, chef d'une zaouïa remuante près de Zemmoura et autour de laquelle s'agitait la puissante confédération des Flitas. Sidi Lazrag se décida à livrer bataille aux Français remportant quelques succès2. Le danger menaçant Relizane était imminent. Colonisation contre résistance, les Flitas attaquaient successivement Ammi Moussa, centre récemment créé (1840) sur la rive gauche de Oued R'hiou. « Les hommes, écrit Lapasset, pour défendre la terre et l'honneur, se levaient sans armes en se lançant sur les colonnes françaises surtout que les hommes de Sidi Lazreg furent renforcés par les Mhals et les Bani Ouragh. » « Les hommes se jetaient sur les murs de la redoute, ajoute Lapasset, pour y faire une brèche avec des pioches mais deux tentatives échouèrent devant le feu nourri des 174 hommes de la garnison. Les Flitas se retiraient après avoir saccagé la place. En même temps Zemmoura était attaquée. »3 Le pays fut dévasté par des raids, l'insécurité généralisée et les fréquents ratissages. Les Flitas et les Beni Ouragh subirent durant un an le poids des deux colonnes françaises. Le journal de marche du colonel Lapasset en dit long sur la férocité des troupes d'occupation et leur volonté de tout brûler, de tout prendre... Une fois le bordj de Zemmoura débloqué, les Français se préparaient à défendre Relizane. La ville était ouverte à tous les vents, on la défendait avec tous les moyens matériels et humains. Tous les villages proches de Relizane furent munis de moyens de défense. Malgré cette sécurité apparente, les juifs de Relizane et certains Européens se réfugièrent à Mostaganem. Les choses prenaient, cependant, une tournure inquiétante malgré l'arrivée des renforts d'Oran et même de France. Mais l'ennemi s'avançait, le 30 avril, vers Sidi Lazrag à Ras Anseur près de Zemmoura et le lendemain, 300 cavaliers venaient surprendre et Relizane et la plaine de la Mina jusqu'à Clinchant qui fut envahie. Les fermes isolées furent attaquées. On incendiait les meules de paille et de fourrage et les récoltes sur pied. Le général Roze arrivait de Mostaganem, il avait un engagement très vif avec les Flitas sur la Menusfa. C'est là que fut tué Sidi Lazreg, le 3 ou le 6 juin 18544. Le 3 juillet, on réunit au camp du général Roze la tribu des Flitas et on leur dicta les conditions de l'amân. Cet apaisement ne fut pas de longue durée. Si Lazrag étant mort, son successeur Si Abdelaziz se retira à Zemmoura. L'insurrection malgré la répression féroce se montrait prête à en découdre avec le vainqueur. Mais la défaite était terrible. Elle engendra misère, ruine et ravage. Rien ne restait à la tribu, tout fut confisqué : chevaux, chameaux, troupeaux, tentes, bijoux des femmes et tout fut déclaré prise de guerre. Les chefs de la révolte furent soit tués soit contraints à partir loin. Certains furent livrés comme otages et emprisonnés loin du pays. Les plus influents - 500 environ-furent internés à Corte dans le centre de la Corse. Le commandement français reçut alors les conseils des antiFlitas : « Si vous voulez désormais mettre Relizane et vos villages à l'abri de l'agression des Flitas et autres, montrez-vous sévères » et le « conseil » donné ajoutait : « Déportez au Sénégal et à la Guyane les six tribus chorfa qui ont poussé les autres à la révolte ; confisquez leurs terres et donnez-les à vos colons. » (cité par le colonel Lapasset dans un rapport sur l'insurrection de 1864). Nous arrivons à mai 1865, à la fameuse visite de l'Empereur à Relizane qui était à l'époque une ville charmante. Il y a à peine quelques années, elle surgit de la plaine de la Mina5. Il y a deux moments distincts dans ce déplacement mémorable : d'abord l'accueil des Européens ensuite les revendications bruyantes des autochtones. Le voyage, ne l'oublions pas, fut précédé de près par de graves désordres qui secouèrent la région. Les colons pavoisèrent leurs fenêtres pour manifester leur joie. Ils dressèrent un arc de triomphe. Trois demoiselles présentèrent à l'illustre visiteur, une des fleurs, l'autre du lin, la troisième du coton, qui fut une des raisons de la visite impériale. En effet, les colons ont toujours eu la nostalgie de cette culture surtout lors de la guerre de sécession (1861 - 1865)6. Le lointain conflit fit naître de grands espoirs. La terre de Relizane était une véritable mine aurifère de la colonie7. Si les historiens français sont unanimes sur le premier volet (l'accueil des Européens), le second volet fut rapporté et traité différemment. Une fois sur le plateau de la ville, des milliers de Flitas, malgré maintes difficultés et obstacles, réussirent à déborder le service d'ordre. La confédération des Flitas, composée de 19 tribus, drainait vers le cortège guerrier, vieillards, femmes éplorées et enfants apeurés. Et pourtant, MacMahon « redoutant l'attirance de Napoléon III pour les Arabes, fit faire le vide autour du personnage ». On fit venir des détachements de partout, d'Oran et même de France sous le commandement du général Roze. Les colonnes de Yasuf et de Liebert apportèrent leur concours. Certaines tribus ralliées fournirent des goums. Une fois arrivée, la voiture fut assaillie par plus de 10 000 Arabes qui se ruèrent jusque sous les roues de la calèche la séparant complètement de sa suite et de l'escorte d'honneur. Les Musulmans connaissaient-ils les sentiments arabophiles de l'empereur pour lui réclamer la libération des leurs internés à Corte (Corse). Les chroniqueurs rapportent différemment la scène. Les uns sont brefs et ne donnent à la manifestation que très peu d'intérêts. Cordier consacre une allusion à la visite, encore moins « Napoléon après avoir parcouru la province d'Oran visita Senia, Mostaganem et Relizane et ne rentra au chef-lieu de la province que pour s'embarquer à destination d'Alger. »8 Ch.A. Julien laisse le lecteur sur sa faim. « Mac Mahon, dit-il, qui reconnaît l'attirance de Napoléon pour les Arabes fit faire le vide sur son passage. Ce ne fut pas sans difficulté qu'on repoussa les indigènes qui voulaient approcher l'Empereur, les Flitas demandèrent le retour des leurs emprisonnés en Corse.9 Mais il y a ceux qui trouvèrent l'occasion belle pour travestir l'histoire et déformer la réalité. Le premier d'entre eux fut Pharaon (Florian). Il transforma les faits d'une façon si criante et si invraisemblable pour rehausser le prestige de son maître.10 L'historien s'efface - toute honte bue - derrière le courtisan. Ecoutons son long récit, fade et fatigant qui fait fi de la dignité et de la résistance d'une tribu jamais entièrement soumise. Parlant de la première rencontre Empereur-tribu des Flitas, l'auteur écrit : « Au moment où Sa Majesté arrivait, sa voiture fut inopinément entourée, on se rua sur le cortège »... Une pareille scène ne peut se décrire ; toute cette population,
hommes, femmes, vieillards, enfant, la tête nue en signe de soumission tendaient les bras vers l'Empereur, et de ces milliers de poitrines sortait le même cri : Grâce ! Cette forte et puissante population arabe était courbée toute entière devant le souverain, et cette manifestation qui resta unique dans l'histoire avait un cachet grandiose que la plume ne saurait reproduire. Le premier moment de tumulte passé, Sa Majesté parvint non sans peine à savoir ce que voulaient ces vieillards à barbe blanche, ces femmes éplorées, ces enfants, ces robustes guerriers dans l'attitude de la soumission et de la prière. C'étaient les membres de la confédération des Flitas, composée de 19 tribus, qui venaient implorer la grâce de leurs frères internés en Corse à la suite de la dernière insurrection. La scène était touchante. L'Empereur, entouré seulement de Son Excellence le Maréchal Mac Mahon, du général Fleury et du général Deligny, se trouvait complètement isolé au milieu de cette population en pleurs : dans leur langage pittoresque de l'Orient, les Arabes protestèrent de leur dévouement futur, s'offrant comme otages à la parole donnée.
L'Empereur visiblement ému par cette scène de désolation fit immédiatement appeler Sidi El Aribi, Khalifa de cette puissante confédération et tint un instant conseil au milieu du tumulte. Pendant tout le temps que Sa Majesté mit à s'éclairer sur la part que ces tribus avaient prise à l'insurrection , les Flitas manifestaient comme ils pouvaient par leurs cris, par leur attitude, par leurs gestes, leurs promesses d'éternelles soumissions. Rien ne saurait décrire l'enthousiasme qui se manifesta, lorsque les paroles d'oubli et de pardon tombées des lèvres impériales leur furent transmises par leur chef Sidi El Aribi ; les Flitas éclatèrent en action de grâce, les femmes déchiraient l'air de leur toulouil aigus ; c'était la débauche de la joie, le délire de l'enthousiasme, les uns se prosternaient le front contre terre, les autres cherchaient à baiser les pans de vêtements de l'Empereur et des officiers généraux dont il était accompagné. Ce fut difficilement que le piqueur de Sa Majesté put ouvrir un passage à la voiture impériale qui fut obligée de traverser au petit pas la ville de Relizane. Le but de cette manifestation fut diversement analysé a-Les Flitas avaient-ils l'intention de capturer le souverain et son état -major ? La tentation était forte. En effet, les Goums des tribus ralliées étaient insuffisants pour s'opposer à pareil coup de main et rien n'empêchait cette foule de plus de 2000 burnous (comme l'écrit Tessier, Napoléon III en Algérie). Il aurait était facile d'emmener Napoléon III et sa suite dans les montagnes de Zemmoura. « Je me suis laissé dire, écrit Leclerc, par de vieux Arabes que telle était bien l'intention de certains manifestants et s'ils ne purent mettre à exécution leur projet, c'est grâce à la présence d'esprit de l'entourage de l'Empereur. » 12 b-Les Flitas voulaient-ils simplement la libération de leurs contribuables exilés en Corse à la suite de la grande insurrection de 1864 ?13 Une autre version des faits disait qu'on craignait les émeutes. L'Empereur s'étant retiré en toute hâte, un indigène rallié s'exprimant hautement et avec violence contre Napoléon, disait que s'il avait prévu pareille chose, il l'aurait fait mettre en pièces par les Arabes, ajoutant qu'il était sur les lieux lors de l'incident et qu'il n'avait pour cela qu'un signe à faire.
L'après-incident fut pathétique. Plusieurs versions furent avancées.
Pour calmer l'effervescence de la masse, l'Empereur, pris de frayeur, fit un signe à son trésorier particulier qui se trouvait derrière lui dans une autre voiture avec des cassettes contenant des sommes d'argent et d'or qui furent jetées à pleines mains par le financier afin de libérer le passage. L'Empereur qui ne se donna pas la peine de visiter ni le barrage ni quoi que ce soit fit demi-tour par crainte du pire. L'Empereur donna l'ordre de fouetter les chevaux et de s'enfuir en toute vitesse pour rentrer à Mostaganem. Le lendemain, il s' embarquait pour Alger. A propos de la libération des détenus. On rapporte le récit suivant :
« Un incident s'est produit au moment où les acclamations des habitants de la Rassauta redoublaient d'intensité. Une femme arabe s'est détachée de la foule, après beaucoup d'efforts et s'est précipitée au pied de Sa Majesté, à qui, lors de son excursion à Médéa, elle avait demandé la grâce de son fils détenu à la maison centrale d'El Harrach. On avait voulu empêcher cette femme de parvenir auprès de l'Empereur, mais Sa Majesté l'ayant reconnue, et touché de son dévouement maternel, avait fait signe de la laisser approcher. L'Empereur, sensible à l'effusion avec laquelle cette pauvre femme implorait sa clémence, a daigné accorder la grâce demandée. »
NOTES
1 - Napoléon III Bonaparte 1808-1873 Empereur des Français 1852 -1870 (Le second Empire). Après l'échec de Sedan (guerre contre la Prusse), il capitula 2 - Le colonel Lapasset reproduit dans ses mémoires un talisman délivré par la confrérie quadiriya au Sidi Lazrag lui garantissant l'invincibilité. 3 - D'après l'auteur de Oran et l'Algérie, 1887 pp 225-227, Zemmoura était à l'époque une jolie bourgade au pied d'une hauteur qui signale de loin un monument élevé à la mémoire de Mastapha Ben Ismma'il - l'ennemi déclaré de l'Emir et qui fut tué sur le chemin du retour après avoir participé à la prise et au pillage de la smala d'Abd al Qadir en 1843. 4 - Ne pas confondre avec Si Lazrag, chef des Flitas lors de la révolte sous l'égide de la confrérie Darqawa, dont il était le chef et Muqaddam et qui est à la disposition des insurgés 2500 à 3000 combattants. 5 - Il voulait visiter le barrage établi sur la Mina et « dont les eaux fertilisaient déjà 25 000 ha. Il voulait aussi se faire un compte exact de l'état de la colonisation ». 6- Un prix de 25 000 francs était destiné à celui qui aura récolté sur la plus large échelle les meilleurs produits. Stimulés par l'assurance de vendre leurs récoltes à des prix rémunérateurs, les colons entreprirent la culture du produit dans les plaines de la Mina. 7 - Voir Brunel (ch.) Le coton en Algérie, histoire, culture, préparation, vente, débouchés, Alger 1909. 8 - Napoléon III en Algérie, Thèse de Doctorat de droit, 1937 p.32 L'épisode de Relizane est sacrifié. 9 - Histoire de l'Algérie contemporaine pp. 431 - 432 10 - Pharaon fut interprète du bureau arabe de Médéa. il - Pharaon voyages... pp 52-55. 12 - Monographie de la commune mixte de la Mina, p. 178. 13 - Leclerc op. cite. p. 55. Tessier, op. cite. p. 176 prétend que « Sa Majesté a dû quitter le village (de relizane) sans mettre pied à terre ».


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