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La crainte loin d'être dissipée
Grippe aviaire
Publié dans El Watan le 19 - 12 - 2005

A l'approche des fêtes de Yenayer, beaucoup d'algériens s'interrogent : « Peut-on manger du poulet sans risque d'attraper la grippe aviaire ? » « Alors que la consommation du poulet ne présente aucun risque sur la santé, l'effet médiatique entourant cette maladie continue encore de provoquer des chutes du marché de la volaille, que j'estime entre 30 à 50 %.
La psychose qui s'est emparée des consommateurs a fait bien des victimes parmi les éleveurs. Certains d'entre eux ont même fait faillite », s'alarme Tahar Benhamza, directeur général d'un important groupement d'entreprises avicoles implantées à l'Ouest du pays. Nous sommes à Belgaïd, à 10 kilomètres à l'Est d'Oran, dans une ferme d'élevage de volaille. Ici on élève les coqs et les poules ensemble, dans un même bâtiment. « Mon travail est de veiller au grain, la propreté est notre devise », dira notre guide. Les bâtiments sont bien équipés : ventilateurs, mangeoires automatiques, etc. « Nous appliquons les mesures en vigueur, édictées par le ministère de l'Agriculture, quant au respect des normes d'élevage », explique le patron du groupe. Depuis que ce site a été rénové, il y a une quinzaine d'années, il produit des oeufs à couver. Les oiseaux restent enfermés dans les poulaillers. Ils ne sortent pas. Aucun risque donc pour que se produise le moindre contact avec les oiseaux migrateurs susceptibles d'introduire le virus de la grippe aviaire. Cette ferme est l'un des 7 sites d'élevage que compte le groupe Sodimex qui est également spécialisé dans l'importation et la commercialisation des intrants avicoles. « Aucune de nos importations n'est issue des pays touchés par la grippe aviaire. Nos produits viennent d'Espagne et de France. Nous achetons, par exemple, des souches reproductrices pour les filières oeufs et chair issues de la marque française ISA », tente de rassurer le patron du groupe qui détient actuellement plus de 15% du marché national des poussins destinés à la production des futures pondeuses et 6% des poussins destinés à l'élevage du poulet de chair. Sur les 18 millions de poules pondeuses élevées par an, à travers le territoire national, le groupe détient près de 3 millions.
L'aviculture en crise ?
Le groupe qui est présent à Tlemcen, à Sidi Bel Abbes, à Saïda et à Oran, emploie quatre vétérinaires. Ils assurent les suivis et les contrôles sanitaires des élevages. « Aucune mesure spécifique de prévention contre la grippe aviaire n'est prise. Car, les mesures d'hygiène sont respectées traditionnellement. Nous avons, certes, déjà eu de petits problèmes sanitaires par le passé, telles que les maladies de Newcastl, la salmonellose, la maladie de Marek, la maladie de Gumboro et la bronchite infectieuse, mais nous avons, à chaque fois, vite agi et soigné ces maladies. Actuellement, nos élevages sont indemnes de toute infection. Nous effectuons souvent des prélèvements que nous envoyons au laboratoire vétérinaire de Tlemcen (150 kilomètres) où des testes sérologiques y sont faits. Jusque là, ils furent tous négatifs. Nous avons un projet d'installer notre propre laboratoire en 2006 », affirme le patron du groupe. Les laboratoires disposent-ils de moyens de détection du virus de la grippe aviaire ? « 1 milliard de dollars vient d'être débloqué pour l'acquisition des équipements dont les réactifs de dépistage au laboratoire », déclarait récemment Saïd Berkat, ministre de l'Agriculture. La nouvelle est accueillie avec soulagement par les vétérinaires qui, jusque là, se plaignent du « manque de moyens de diagnostic. » Ces mesures semblent donner des ailes aux aviculteurs. Sodimex, qui tourne en plein régime avec un chiffre d'affaire avoisinant les 300 millions de dinars, prévoit d'investir autant d'argent en 2006. « Un immense couvoir est prévu. Ce sera le plus grand en Afrique », souhaite M. Benhamza. Alors, qui a dit que l'aviculture est en crise ? Seulement, ce groupe n'est qu'une face de l'iceberg. Ses élevages sont l'un des rares à observer les règles de la profession. La plus grande partie des élevages est de petite taille et fonctionne avec des règles archaïques et ne respecte aucune norme. Beaucoup sont des élevages clandestins. Et c'est précisément cela qui pousse M.Benhamza à tirer la sonnette d'alarme : « Nous devons, dit-il, nous organiser et dépasser ce stade d'élevage traditionnel et passer à un élevage industriel. » Et de plaider « pour une meilleure organisation de la filière avicole en vu de sa sauvegarde, au risque de disparaître. » Et ce n'est pas les arguments qui manquent à M.Benhamza : « La conjoncture marquée par la mondialisation l'exige. J'ai en ma possession un document spécifiant que, pour des raisons environnementales, l'Europe cherche à présent à délocaliser ses élevages en Afrique du Nord, région qui a plus d'atouts par rapport à l'Asie et l'Amérique latine. »


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