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«L'Etat a injecté 180 milliards de dollars…», selon Lamiri
Assainissement des entreprises
Publié dans El Watan le 19 - 06 - 2011

Il y a bel et bien problème «de crédibilité» des réformes économiques menées par le gouvernement algérien. C'est une sentence prononcée, hier, au think-tank «Défendre l'entreprise» du quotidien Liberté, par Najy Benhassine, économiste principal à la Banque mondiale, qui présentait un exposé sur «Les politiques de promotion des entreprises privées dans les pays du Sud-Est asiatique et les leçons à en tirer pour l'Algérie».
Pour l'économiste de la Banque mondiale, «il y a un vrai problème de performance économique. Il ne s'agit pas forcément d'un problème d'insuffisance des réformes, mais plutôt de la qualité et de la crédibilité de ces mêmes réformes». Armé de statistiques comparatives comme tout économiste averti, M. Benhassine a indiqué que l'Algérie, à l'instar d'autres pays de la région MENA, se situe dans une catégorie de contrées dont l'indice du climat des affaires est inférieur à 45,6%. Les investissements privés dans les pays pétroliers de la région MENA, dont l'Algérie, marquent une stagnation depuis une vingtaine d'années. Idem pour ce qui est de l'indice des exportations hors hydrocarbures. Selon l'orateur, l'Algérie n'exporte que 124 produits.
Le modèle économique fait défaut. Effleurant le sujet de la croissance économique, Abdelhak Lamiri, économiste et PDG de l'Insim, a carrément jeté un pavé dans la mare en lançant ceci : «L'Etat a injecté 180 milliards de dollars depuis la fin des années 1980 dans des opérations d'assainissement financiers des entreprises publiques et en crédits non recouvrables.» Ces capitaux, d'après lui, auraient pu servir à créer plus de trois millions d'emplois et d'un tissu industriel capable de générer un chiffre d'affaires annuel de 80 milliards de dollars. Les fonds mobilisés par l'Etat au profit de ces entreprises moribondes n'ont servi, tout compte fait, qu'à préserver 200 000 emplois. Pis encore, l'Etat injecte 33% du PIB pour créer 3% de croissance, au moment où les caisses de l'Etat sont mises de plus en plus à rude épreuve. La dépense publique est en progression de 25%, tandis que les importations devraient à nouveau dépasser la barre des 40 milliards de dollars à fin 2011.
Le secteur public ne bénéficie, néanmoins, que de 5 à 6% des crédits bancaires. Najy Benhassine a recentré le débat sur la durée de vie des entreprises publiques qui, en Algérie comme dans d'autres pays de la région Mena, s'étale jusqu'à une vingtaine d'années, tandis que l'âge des chefs d'entreprise se rapproche des 60 années. «Il y a une crise de relève et de renouvellement du tissu industriel», d'après lui. Mais pour M. Lamiri, les nominations politiques au détriment de la compétence prennent le dessus au niveau du secteur public.
Une croissance inférieure à la moyenne africaine Si les économistes se contentaient, hier, de remettre en cause, chiffres à l'appui, un modèle économique aride, les opérateurs, eux, n'ont pas hésité de poser le problème sous ses deux facettes économique et politique. Le président du FCE (Forum des chefs d'entreprises), Réda Hamiani, a fait constater que le pays réalise une croissance économique inférieure à la moyenne africaine en dépit même des 500 milliards de dollars injectés depuis les dix dernières années. «Sans les déchets ferreux et non ferreux ainsi que les dérivés du pétrole, nous n'aurons comme exportateurs hors hydrocarbures que Cevital et Michelin», regrette-t-il sur sa lancée. Un problème d'ordre politique se pose également. «Pendant les
10 dernières années, nous n'avons pas pu, en tant qu'organisation patronale, prendre un thé avec le président de la République. Les consultations avec le Premier ministre, elles, ne sont pas du genre à être le bon exemple de dialogue.»
Ainsi donc, le patron des patrons a décidé de prendre carrément le taureau par les cornes, alors qu'il est habituellement partisan des discours diplomatiques.
Lui emboîtant le pas, Issad Rebrab, PDG du groupe Cevital, considéré meilleur exportateur hors hydrocarbures en 2010, a relevé un déficit flagrant en matière de vision économique chez les responsables algériens en charge des dossiers économiques. Pour étayer son discours, le patron de Cevital est allé chercher les ingrédients justificatifs dans un terrain dont les réalités sont beaucoup plus contraignantes pour les opérateurs. «Nous sommes le seul pays au monde à organiser des enchères pour une concession de terrains en vue d'un investissement. Dans le pays le plus vaste d'Afrique, on considère que le foncier est une ressource rare. Aujourd'hui, en 2011, sur une simple injonction l'on impose à des entreprises privées à ce qu'une société publique prenne 50% des parts ; un recul en arrière», regrette Issad Rebrab.
Il a été conforté dans ses opinions par l'économiste à la Banque mondiale qui accréditait sans relâche la thèse selon laquelle «il y a un manque de désir de croissance en Algérie». «Les pays voisins ont des années d'avance sur nous. Ils n'ont pas de pétrole mais ils ont une bonne croissance», dira Najy Benhassine, allusion faite au Maroc et à la Tunisie, un exemple qui irrite bien les responsables algériens. L'économiste de la BA est reparti sur le terrain de l'investissement pour dire qu'il est vrai que «les pays d'Asie limitent la participation du capital étranger dans les IDE, mais l'Algérie est le seul pays à limiter cette participation au niveau de tous les secteurs économiques», faisant allusion à la règle du 51/49% tant décriée par les investisseurs étrangers. Pour l'économiste Abdelmadjid Bouzidi, «le problème de l'économie algérienne est un problème de régulation».


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