LDC : Ca passe pour Liverpool et Naples !    Un mardi édifiant à Alger    L'Algérie achève la 1e étape de sa stratégie de déploiement du réseau de fibre optique    Hamel, Haddad, Ouyahia et Sellal de nouveau devant le juge    Alger: plus de 2000 logements au profit des habitants des bidonvilles et des bâtisses menaçant ruine    GREVE DES CONTROLEURS AERIENS FRANÇAIS : Air Algérie annonce des perturbations    PORTES OUVERTES ‘'CNAC - ANSEJ'' : Des opportunités pour les porteurs de projets    Biskra: une marche pacifique de soutien à la présidentielle    PRESIDENTIELLE : Report de toutes les compétitions sportives    TAMANRASSET : Le vote se déroule dans des conditions normales    Toutes les dispositions organisationnelle et sécuritaires prises pour le bon déroulement du scrutin    Nouvelle-Zéllande: manifestation à Christchurch contre le pillage du phosphate en provenance du Sahara occidental    La Cour des comptes a produit 936 rapports de contrôle en 2017    «Consensus» chez les sunnites pour garder Hariri Premier ministre    Un soldat tué dans une attaque contre un camp de l'armée    Interdiction des appareils énergivores    La Laddh appelle les Algériens à rester pacifiques    Le montant global des salaires impayés aux joueurs estimé à 69,8 milliards    Fin de saison pour Youcef Atal    La Fifa veut «clarifier les conséquences»    Téhéran se dit prêt à d'autres échanges de prisonniers avec Washington    3 ans de prison pour l'ex-directeur du commerce    Standing-ovation pour Robert Redford à Marrakech    «Genèse», première exposition de Yasmine Siad    11 Décembre 1960, Belcourt, allume le feu de la liberté    "Une révolution délicieuse" à l'Espace Ouest-France    Miss Côte d'Azur est d'origine algérienne    Les jeunes Algériens se méfient des partis islamistes    Nâama : démantèlement d'un réseau de trafic de drogue et saisie de 510 kg de kif traité    Jijel : Acquisition d'ambulances médicalisées    APN : adoption des projets de lois relatifs à la Recherche scientifique et aux Radiocommunications    Mobilisation sur fond de grève générale à Béjaïa    Campagne: l'individu arrêté a perpétré des actes d'intelligence avec un Etat étranger    JSK-MCO (16H) au stade du 1er Novembre : El Hamri en quête d'un exploit à Tizi Ouzou    L'alliance gagnante entre l'OPEP et la Russie    Coupe de la CAF (2e journée) : Coup d'arrêt pour le Paradou AC    Axe Aïn El Turck-Bousfer: Un mort et trois blessés graves dans un accident    Les enseignants du primaire partagés: Entre gel momentané et poursuite de la grève    MC Alger: Le Doyen victime de conflits d'intérêts    Akid Lotfi: 37 kg de viande hachée impropre saisis    «Les Algériens vont voter pour l'Algérie»    L'Europe dénonce des tirs continus de missiles balistiques    «Irishman» de Martin Scorsese arrive sur Netflix    Rwanda : L'opposante Victoire Ingabire empêchée de sortir du pays    Le ministre des Finances, Mohamed Loukal affirme : "Le statut de 1950 salariés des contrats de pré-emploi sera réglé"    France : Retraite, "la convergence des luttes" Gilets jaunes-syndicats met Macron "sous pression"    Elections présidentielle et législatives en Namibie : Un pouvoir contesté    Littérature Lynda Chouiten, prix Assia Djebar : " Une valse est née, durant mon voyage à Vienne"    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le printemps arabe : Entre révolution et contre-révolution ?
Colloque international El Watan-IME, Université Paris 8, Alger, 23-25 septembre 2011

Le journal El Watan et l'Institut Maghreb Europe de l'Université Paris 8 organisent un colloque international à Alger sur les bouleversements que connaît le sud de la Méditerranée depuis le début de l'année.
Depuis l'immolation par le feu de Mohamed Bouazizi le 17 décembre 2010, une nouvelle page de l'histoire est en train de s'écrire dans le monde arabe. Les soulèvements populaires, qui soufflent depuis la geste héroïque du jeune diplômé-chômeur tunisien sur le Maghreb et le Machrek, infligent, par-delà la surprise des uns et la consternation des autres, un démenti cinglant aux thèses célébrées du «choc des civilisations» et de l'«exceptionnalisme arabe» ; ressassées ad nauseam depuis 9/11, celles-ci décrivant la «rue arabe» comme enfermée dans la dialectique du «jihad» et de la «fitna», culturellement réfractaire à la démocratie au moins autant qu'à la liberté…
Les mobilisations pacifiques des peuples, en parvenant, en dépit de la répression sanglante des régimes et du soutien des grandes puissances dont jouissent ces derniers, à provoquer la chute de Ben Ali et de Moubarak, deux autocrates parmi les mieux établis s'il en est de la région, invitent à interroger à nouveaux frais les grilles de lecture réservées à «l'Orient compliqué».
L'euphorie de la liberté ne doit cependant pas voiler la complexité du tableau : aux menées de la contre-révolution qui se trament d'ores et déjà, s'ajoutent, du Bahreïn à la Syrie en passant par le Yémen, la barbarie de la répression et la crainte, ravivée par le syndrome libyen, de l'enlisement dans la guerre civile. Les bouleversements déroutants que connaît le sud de la Méditerranée depuis le début de l'année, en donnant congé aux thèses consacrées, appellent un renouvellement des paradigmes.
Le journal El Watan et l'Institut Maghreb Europe de l'Université Paris 8 entendent, en organisant un colloque international à Alger, s'atteler précisément à cette tâche. En réunissant trois jours durant une brochette d'intellectuels et de chercheurs de haut rang, l'atelier de réflexion ambitionne d'apporter – au plus loin autant des clichés médiatiques que des scénarios des officines – des analyses informées par la connaissance historique et la pratique du terrain, seules en mesure d'offrir des clés d'intellection des bouleversements survenus dans cette région névralgique de l'ordre mondial.
Le colloque, initiative de la société civile qui ambitionne d'élaborer un bilan provisoire des connaissances sur le «printemps arabe», entend se déployer sur six panels. A raison de deux par jour, ces derniers se déclinent comme suit :
Panel 1 : De quoi l'événement historique est-il le nom ?
Panel 2 : Révolte, révolution, réfo-lution ?
Panel 3 : Le «printemps arabe» : entre révolution et contre-révolution ?
Panel 4 : Vers des transitions démocratiques ou des autocraties sans autocrates ?
Panel 5 : La rente pourra-t-elle acheter la dissidence ?
Panel 6 : Les révolutions arabes : une aubaine ou une menace pour l'Empire ?
Près de trente participants – venus de Tunisie, d'Egypte, du Maroc, de Palestine, d'Algérie, des Etats-Unis et de France – prendront part à ce rendez-vous de la rentrée. Plusieurs intellectuels de gauche, connus pour leur engagement anti-impérialiste, participeront à cette initiative de la société civile dont : Gilbert Achcar, figure de proue de la gauche intellectuelle arabe, professeur de relations internationales à la prestigieuse School of Oriental and African Studies (SOAS, University of London), auteur du monumental Les Arabes et la Shoah (2008) et coauteur avec Noam Chomski de Perilous Power. The Middle East and US Foreign Policy (2009) ; Sophie Bessis, historienne, directrice de recherche à l'IRIS et auteure de L'Occident et les autres.
Histoire d'une suprématie (2003) et de Les Arabes, les femmes et la liberté (Albin Michel, 2007) ; Mohammed Harbi, historien, professeur émérite à l'Université Paris 8, auteur de l'indépassable FLN : mirage et réalités (1980), L'Algérie et son destin (1992) et de Une vie debout (2002) ; Ghazi Hidouci, économiste et tête pensante des réformes économiques des années 1989/1991, auteur de l'incontournable Algérie. La Libération inachevée (1995) ; René Gallissot, historien, professeur émérite à l'Université Paris 8, auteur d'une œuvre prolifique sur le Maghreb dont Ben Barka. De l'indépendance marocaine à la Tricontinentale ; Aboubakr Jamaï, figure marquante du journalisme indépendant au Maroc et au Maghreb, fondateur du magazine Le journal hebdomadaire et directeur du site d'information www.lakome.comn Daniel Lindenberg, historien des idées et professeur émérite à l'Université Paris 8, auteur de Le rappel à l'ordre. Enquête sur les nouveaux réactionnaires (2002).
Plusieurs universitaires, salués par la communauté savante pour la qualité de leurs publications, participeront aux travaux de ce colloque international qu'organise El Watan avec la coopération de l'Institut Maghreb Europe de l'Université Paris 8 les 23, 24 et 25 septembre prochains à Alger. On peut citer parmi eux : Salah Abd al Jawad, doyen de la faculté de droit et des affaires publiques de l'Université Birzeit (Palestine) ; Tewfik Acklimandos, chercheur invité au Collège de France, auteur de très nombreuses études sur les Officiers libres, l'Armée égyptienne et les Frères musulmans; Farid Alibi, professeur de philosophie à l'université de Kairouan, auteur d'un ouvrage important sur le rationalisme d'Ibn Rushd paru au Liban en 2007 ; Amy Austin, professeur à l'American University in Cairo et auteur d'un ouvrage à paraître chez Cambridge University Press sur une étude comparée de la présence militaire américaine en Turquie et en Allemagne et d'une recherche sur la révolte au Bahreïn ; Youssef Belal, chercheur au Middle East Institute, Columbia University (New York), spécialiste du Maroc ; Sarah Ben Néfissa, chercheure à l'Institut de recherche et de développement (IRD), coauteure de Le clientélisme politique et les élections égyptiennes (2005) ; L'Egypte sous pression ? Des mobilisations au verrouillage politique (Politique africaine, 2008) ; Omar Carlier, historien, professeur des Universités à l'Université Paris Diderot, auteur du beau livre
Entre nation et jihad. Histoire sociale des radicalismes algériens (1995) et de nombreuses études publiées dans de prestigieuses revues académiques telles que les Annales ; Myriam Catusse, politologue, chercheure au CNRS. Auteure de nombreux travaux de référence dont Le temps des entrepreneurs. Politique et transformation du capitalisme au Maroc (2008) ; Jean-Paul Chagnolaud, politologue, professeur des universités à l'Université Cergy-Pontoise, directeur de la revue Confluences Méditerranée ; Djamel Guerid, sociologue, professeur à l'université d'Oran, auteur de nombreux travaux de référence sur la sociologie du milieu industriel algérien des années 1970, d'une réflexion solide et courageuse sur l'université algérienne, auteur de L'exception algérienne.
La modernisation à l'épreuve de la société (2007) ; Aïssa Kadri, sociologue, directeur de l'Institut Maghreb Europe, professeur des universités à l'Université Paris 8, auteur de nombreux travaux sur les générations intellectuelles et la sociologie des élites maghrébines ; Salam Kawakibi, politologue syrien, chercheur au centre Arab Reform Initiative ; Pascal Ménoret, politologue, assistant professeur à New York University Abu Dhabi, spécialiste de l'Arabie Saoudite, auteur de L'énigme saoudienne ; Khadija Mohsen-Finan, politologue, maître de conférences à sciences-po Paris, spécialiste du Maghreb, auteure de Le Maghreb après le 11 septembre (2002) et de Les médias en Méditerranée : nouveaux médias, monde arabe et relations internationales (2009) ; Hugh Roberts, politologue, ancien directeur du bureau Afrique du Nord de l'International Crisis Group, nommé depuis peu professeur à Tufts University (Etats-Unis), auteur de nombreux travaux dont The Battelfield. Algeria 1988-2002 (2003) ; Fatiha Talahite, économiste, chercheure au CNRS, auteure de nombreuses études sur l'économie et les rouages de la corruption en Algérie.
La manifestation intellectuelle et citoyenne d'El Watan se clôturera, la soirée du 25 septembre, par un concert de musique andalouse – le colloque comme le concert étant ouvert au public.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.