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Le printemps arabe : Entre révolution et contre-révolution ?
Colloque international El Watan-IME, Université Paris 8, Alger, 23-25 septembre 2011

Le journal El Watan et l'Institut Maghreb Europe de l'Université Paris 8 organisent un colloque international à Alger sur les bouleversements que connaît le sud de la Méditerranée depuis le début de l'année.
Depuis l'immolation par le feu de Mohamed Bouazizi le 17 décembre 2010, une nouvelle page de l'histoire est en train de s'écrire dans le monde arabe. Les soulèvements populaires, qui soufflent depuis la geste héroïque du jeune diplômé-chômeur tunisien sur le Maghreb et le Machrek, infligent, par-delà la surprise des uns et la consternation des autres, un démenti cinglant aux thèses célébrées du «choc des civilisations» et de l'«exceptionnalisme arabe» ; ressassées ad nauseam depuis 9/11, celles-ci décrivant la «rue arabe» comme enfermée dans la dialectique du «jihad» et de la «fitna», culturellement réfractaire à la démocratie au moins autant qu'à la liberté…
Les mobilisations pacifiques des peuples, en parvenant, en dépit de la répression sanglante des régimes et du soutien des grandes puissances dont jouissent ces derniers, à provoquer la chute de Ben Ali et de Moubarak, deux autocrates parmi les mieux établis s'il en est de la région, invitent à interroger à nouveaux frais les grilles de lecture réservées à «l'Orient compliqué».
L'euphorie de la liberté ne doit cependant pas voiler la complexité du tableau : aux menées de la contre-révolution qui se trament d'ores et déjà, s'ajoutent, du Bahreïn à la Syrie en passant par le Yémen, la barbarie de la répression et la crainte, ravivée par le syndrome libyen, de l'enlisement dans la guerre civile. Les bouleversements déroutants que connaît le sud de la Méditerranée depuis le début de l'année, en donnant congé aux thèses consacrées, appellent un renouvellement des paradigmes.
Le journal El Watan et l'Institut Maghreb Europe de l'Université Paris 8 entendent, en organisant un colloque international à Alger, s'atteler précisément à cette tâche. En réunissant trois jours durant une brochette d'intellectuels et de chercheurs de haut rang, l'atelier de réflexion ambitionne d'apporter – au plus loin autant des clichés médiatiques que des scénarios des officines – des analyses informées par la connaissance historique et la pratique du terrain, seules en mesure d'offrir des clés d'intellection des bouleversements survenus dans cette région névralgique de l'ordre mondial.
Le colloque, initiative de la société civile qui ambitionne d'élaborer un bilan provisoire des connaissances sur le «printemps arabe», entend se déployer sur six panels. A raison de deux par jour, ces derniers se déclinent comme suit :
Panel 1 : De quoi l'événement historique est-il le nom ?
Panel 2 : Révolte, révolution, réfo-lution ?
Panel 3 : Le «printemps arabe» : entre révolution et contre-révolution ?
Panel 4 : Vers des transitions démocratiques ou des autocraties sans autocrates ?
Panel 5 : La rente pourra-t-elle acheter la dissidence ?
Panel 6 : Les révolutions arabes : une aubaine ou une menace pour l'Empire ?
Près de trente participants – venus de Tunisie, d'Egypte, du Maroc, de Palestine, d'Algérie, des Etats-Unis et de France – prendront part à ce rendez-vous de la rentrée. Plusieurs intellectuels de gauche, connus pour leur engagement anti-impérialiste, participeront à cette initiative de la société civile dont : Gilbert Achcar, figure de proue de la gauche intellectuelle arabe, professeur de relations internationales à la prestigieuse School of Oriental and African Studies (SOAS, University of London), auteur du monumental Les Arabes et la Shoah (2008) et coauteur avec Noam Chomski de Perilous Power. The Middle East and US Foreign Policy (2009) ; Sophie Bessis, historienne, directrice de recherche à l'IRIS et auteure de L'Occident et les autres.
Histoire d'une suprématie (2003) et de Les Arabes, les femmes et la liberté (Albin Michel, 2007) ; Mohammed Harbi, historien, professeur émérite à l'Université Paris 8, auteur de l'indépassable FLN : mirage et réalités (1980), L'Algérie et son destin (1992) et de Une vie debout (2002) ; Ghazi Hidouci, économiste et tête pensante des réformes économiques des années 1989/1991, auteur de l'incontournable Algérie. La Libération inachevée (1995) ; René Gallissot, historien, professeur émérite à l'Université Paris 8, auteur d'une œuvre prolifique sur le Maghreb dont Ben Barka. De l'indépendance marocaine à la Tricontinentale ; Aboubakr Jamaï, figure marquante du journalisme indépendant au Maroc et au Maghreb, fondateur du magazine Le journal hebdomadaire et directeur du site d'information www.lakome.comn Daniel Lindenberg, historien des idées et professeur émérite à l'Université Paris 8, auteur de Le rappel à l'ordre. Enquête sur les nouveaux réactionnaires (2002).
Plusieurs universitaires, salués par la communauté savante pour la qualité de leurs publications, participeront aux travaux de ce colloque international qu'organise El Watan avec la coopération de l'Institut Maghreb Europe de l'Université Paris 8 les 23, 24 et 25 septembre prochains à Alger. On peut citer parmi eux : Salah Abd al Jawad, doyen de la faculté de droit et des affaires publiques de l'Université Birzeit (Palestine) ; Tewfik Acklimandos, chercheur invité au Collège de France, auteur de très nombreuses études sur les Officiers libres, l'Armée égyptienne et les Frères musulmans; Farid Alibi, professeur de philosophie à l'université de Kairouan, auteur d'un ouvrage important sur le rationalisme d'Ibn Rushd paru au Liban en 2007 ; Amy Austin, professeur à l'American University in Cairo et auteur d'un ouvrage à paraître chez Cambridge University Press sur une étude comparée de la présence militaire américaine en Turquie et en Allemagne et d'une recherche sur la révolte au Bahreïn ; Youssef Belal, chercheur au Middle East Institute, Columbia University (New York), spécialiste du Maroc ; Sarah Ben Néfissa, chercheure à l'Institut de recherche et de développement (IRD), coauteure de Le clientélisme politique et les élections égyptiennes (2005) ; L'Egypte sous pression ? Des mobilisations au verrouillage politique (Politique africaine, 2008) ; Omar Carlier, historien, professeur des Universités à l'Université Paris Diderot, auteur du beau livre
Entre nation et jihad. Histoire sociale des radicalismes algériens (1995) et de nombreuses études publiées dans de prestigieuses revues académiques telles que les Annales ; Myriam Catusse, politologue, chercheure au CNRS. Auteure de nombreux travaux de référence dont Le temps des entrepreneurs. Politique et transformation du capitalisme au Maroc (2008) ; Jean-Paul Chagnolaud, politologue, professeur des universités à l'Université Cergy-Pontoise, directeur de la revue Confluences Méditerranée ; Djamel Guerid, sociologue, professeur à l'université d'Oran, auteur de nombreux travaux de référence sur la sociologie du milieu industriel algérien des années 1970, d'une réflexion solide et courageuse sur l'université algérienne, auteur de L'exception algérienne.
La modernisation à l'épreuve de la société (2007) ; Aïssa Kadri, sociologue, directeur de l'Institut Maghreb Europe, professeur des universités à l'Université Paris 8, auteur de nombreux travaux sur les générations intellectuelles et la sociologie des élites maghrébines ; Salam Kawakibi, politologue syrien, chercheur au centre Arab Reform Initiative ; Pascal Ménoret, politologue, assistant professeur à New York University Abu Dhabi, spécialiste de l'Arabie Saoudite, auteur de L'énigme saoudienne ; Khadija Mohsen-Finan, politologue, maître de conférences à sciences-po Paris, spécialiste du Maghreb, auteure de Le Maghreb après le 11 septembre (2002) et de Les médias en Méditerranée : nouveaux médias, monde arabe et relations internationales (2009) ; Hugh Roberts, politologue, ancien directeur du bureau Afrique du Nord de l'International Crisis Group, nommé depuis peu professeur à Tufts University (Etats-Unis), auteur de nombreux travaux dont The Battelfield. Algeria 1988-2002 (2003) ; Fatiha Talahite, économiste, chercheure au CNRS, auteure de nombreuses études sur l'économie et les rouages de la corruption en Algérie.
La manifestation intellectuelle et citoyenne d'El Watan se clôturera, la soirée du 25 septembre, par un concert de musique andalouse – le colloque comme le concert étant ouvert au public.


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