La délinquance sous toutes ses formes fait rage dans la ville, surtout au quartier commercial Dubaï, où se commettent presque tous les jours crimes et délits. La délinquance sous toutes ses formes, ainsi que de nouvelles mœurs, qui étaient étrangères à la ville d'El Eulma il y a à peine quelques années, semblent s'inscrire avec force, notamment ces derniers temps, dans les traditions reconnues de la ville, au grand désarroi d'une population qui ne sait plus quoi faire pour se préserver et préserver ses biens. Agressions quasi quotidiennes à l'encontre des visiteurs du quartier commercial Dubaï, vols à l'arraché, vols par effraction, rixes et meurtres sont devenus monnaie courante et ne surprennent plus personnes en dépit des drames qu'ils provoquent, lesquels ont endeuillé ces derniers temps un grand nombre de familles. Des bandes d'un genre nouveau vous laissent perplexes devant tant de témérité en activant au grand jour en différents endroits de la ville, notamment à Souk N'sa, la cité Bellaâla, le fief de tous les bijoutiers de la ville, ou encore à Dubaï. Faisant fi de tout, ces énergumènes opèrent toujours en groupes pour parvenir à leur fin. Ils commettent leurs méfaits et s'évaporent dans la nature laissant toujours des victimes dans le désarroi. Ces derniers mois, c'est une nouvelle race de brigands qui s'est carrément installée dans la ville en poussant d'un cran leurs méfaits en faisant cette fois usage d'armes et autres moyens de dissuasion pour commettre leurs délits. L'on se rappelle cette bande de poseurs de bombes au mois de mars dernier qui a semé la terreur parmi la population en faisant plusieurs victimes avant d'être démantelée après une enquête minutieuse des services de sécurité. En début de semaine, c'est une autre bande composée de cinq individus, tous originaires de la ville d'El Eulma, qui écumaient l'autoroute Est-Ouest en se faisant passer pour des policiers; portant des uniformes et munis d'armes, ils dressaient des faux barrages à l'entrée de la ville au niveau de la bretelle de la cité Boukhabla, en arrêtant des automobilistes parmi lesquels des commerçants qui viennent au quartier Dubaï. Des dizaines d'entre eux ont été dépouillés de leur argent sous la menace; le dernier d'une longue liste de ces victimes est un commerçant de Aïn M'lila qui, non seulement a été délesté de la somme de 220 millions de centimes, mais sauvagement agressé et abandonné dans la nature. Heureusement ces malfaiteurs ne séviront plus; ils ont été appréhendés par les éléments de la sûreté de daïra d'El Eulma, après leur identification suite aux nombreuses plaintes des victimes. L'on apprend que le chef de bande dont l'âge avoisine la soixantaine, serait impliqué dans plusieurs autres affaires, entre autres, le trafic de devises dans l'affaire des 20 000 euros qui avait, l'on s'en souvient, défrayé la chronique en 2003. Ce malfrat, qui faisait le transit illégal de la monnaie étrangère, avait fait un coup fourré à ses complices en incendiant son véhicule, leur faisant croire qu'il a été agressé en cours de route et délesté du montant total qu'il devait faire passer en Tunisie. Ce sinistre individu nous dit-on, roulait sur l'or jusqu'à son interpellation. Présentés devant le parquet les 5 malfaiteurs ont été écroués