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«Le produit d'assurance IHP sera disponible à partir du 1er avril»
Antoine Bourbon. Directeur commercial d'AXA Assurance
Publié dans El Watan le 21 - 03 - 2013

Rencontré en marge du Salon international de la santé, Antoine Bourbon, directeur commercial d'AXA Assurance, évoque dans cet entretien les nouvelles offres de produits d'assurance lancées par sa compagnie ainsi que le projet phare de prise en charge des patients à l'étranger (IHP) et celui de conventionnement avec les cliniques privées.
-AXA Assurance propose une offre de produits d'assurance adaptés au secteur de la santé. Pouvez-vous nous parler davantage de l'assurance «santé et prévoyance entreprise» ?
C'est un produit «trois en un» qui couvre à la fois le décès et l'invalidité, des garanties assez connues sur le marché algérien avec un petit volet pour les prestations sociales. Le second bloc de garantie, qui est le cœur du produit, est la garantie des frais de santé. Le troisième volet, très important même s'il est plus modeste dans sa tarification, est l'assistance, une exclusivité d'AXA Assurance Algérie.
C'est un produit destiné aux entreprises, dans un premier temps, et probablement, nous le proposerons à la vente aux particuliers dès 2014. Aujourd'hui, nous ciblons une clientèle de salariés d'entreprise. En achetant ce produit, la direction de l'entreprise réalise un saut qualitatif dans sa politique de ressources humaines.
Le sens de l'histoire dans l'assurance va vers un développement certain de l'offre d'assurance et de la couverture des salariés. Il est anormal, aujourd'hui, que des salariés n'aient pas de garantie complète de leurs frais de santé. La CNAS a le mérite d'exister, c'est une très bonne chose. Elle rembourse bien certains frais comme les maladies chroniques, mais sur d'autres aspects, on peut encore améliorer. AXA Assurance se propose de venir en soutien de la CNAS pour compléter l'indemnisations des gens, principalement quand la personne veut se faire soigner en clinique qui n'est pas prise en charge par la CNAS ou pour les vignettes rouges, les frais de consultation de médecins généralistes ou spécialistes. A ce niveau, l'indemnité offerte pas AXA est très significative par rapport à l'indemnité de remboursement de la Sécurité sociale.
-Quel est le niveau de garantie et de la tarification ?
Nous avons trois packages d'assurance. Une formule «essentielle» qui commence avec un remboursement de l'ordre de 60% des frais réels (consultation ou hospitalisation). Il y aussi l'offre «confort» qui rembourse 80% des frais réels. L'offre «premium» rembourse jusqu'à 90% des frais réels. En termes de prime, celle-ci est fixée par rapport à la masse salariale de l'entreprise, au profil d'âge et au profil marital. Seule une étude précise permet d'établir un tarif ferme et définitif. Cependant, on peut établir aujourd'hui, une fourchette de primes qui va d'un peu moins de 2% jusqu'à 4,5% de la masse salariale. Beaucoup de nos clients choisissent l'offre «confort». On peut raisonnablement estimer que cela coûte 3 à 3,5% de la masse salariale.
Aujourd'hui, l'employeur a l'obligation de contribuer au fonds social à hauteur de 2% de sa masse salariale. Ces 2% pourraient être utilisés pour financer cette assurance santé. Avec une offre à 3%, une grosse partie des financements est déjà disponible au niveau de l'entreprise. Maintenant, c'est aux comités de participation de faire des arbitrages. On ne peut pas l'obliger à financer à hauteur de 2% cette prime, mais elle peut y contribuer. De notre côté, nous estimons que c'est une bonne chose que l'employé, l'employeur, le comité de participation soient mis à contribution. Nous sommes disponibles pour aider les ressources humaines, les représentations syndicales et le comité de participation pour exposer la garantie et trouver le meilleur arbitrage.
-Qu'en est-il du remboursement des prestations ?
Nous mettons à la disposition des entreprises une grosse boîte, «AXA Box». Les salariés peuvent déposer leurs enveloppes avec une copie de leurs factures. Que faire lorsque le médecin ne donne pas de facture ? Le droit et la morale commandent que le médecin donne un reçu. Nous avons simplifié au maximum les procédures de remboursement. Une photocopie de la feuille de soins (ordonnance) nous suffit. Nous collectons tous les 15 jours par exemple les enveloppes au niveau de chaque entreprise. Nous nous engageons à procéder au remboursement dans les 15 jours qui viennent, directement par virement sur le compte bancaire du salarié.
-En lançant ce produit, AXA Assurance a-t-elle conclu des conventions avec des cliniques privées ?
L'étape ultime de développement de notre produit consiste à éviter la phase de remboursement. Autrement dit, il suffit de conventionner une clinique pour que celle-ci adresse directement à AXA la facture. Dans ce cas, le patient n'a qu'à payer 10 ou 40% des frais à sa charge, selon les options choisies. Il n'a pas besoin de demander un remboursement complémentaire. Nous sommes quittes. Ce processus de conventionnement a été amorcé. C'est un projet-phare pour le premier semestre 2013. Je pense qu'avant la fin du premier semestre, nous pourrons communiquer sur un premier réseau d'une dizaine ou une quinzaine de cliniques biens connues à travers le territoire national qui acceptent la prise en charge directe avec AXA.
-Qu'en est-il de la prise en charge des patients à l'étranger ?
Le produit prévoyance collective santé classique d'AXA est réservé au territoire national. Cependant, nous avons très activement travaillé ces six derniers mois au lancement d'un produit d'assurance internationale qui s'appelle «International health plan» (Plan d'assurance santé international) qui sera disponible à la vente à partir du 1er avril, sous réserve de toutes les validations par le ministère des Finances. Mais ces validations devraient être obtenues dans la mesure où c'est un avenant de nos produits existants. Ce produit sera proposé aux entreprises pour leurs salariés. C'est un produit tout à fait nouveau, qui marque un tournant dans l'offre d'assurance en Algérie puisque le salarié bénéficiera de la plus grande liberté de se faire soigner en Algérie ou à l'étranger sans avoir à demander l'autorisation d'un médecin ni même de la CNAS.
-Quel est le niveau de la prime d'assurance ?
La prime est beaucoup plus élevée malheureusement que la prime domestique. Par exemple, les soins d'urgence dans un hôpital parisien sont facilement de 400 000 DA par nuit (4000 euros). Le coût est tel que la prime doit quand même être au diapason. A notre niveau, nous remboursons sur la base de 100% des frais dans la limite d'un million d'euros par an. Le plafond de garantie est énorme comparativement au 1,2 million de dinars de la police domestique. Si la personne accepte d'être orientée vers l'une des cliniques qui font partie de notre réseau, alors celle-ci nous envoie les factures et le patient n'a même plus besoin de sortir du territoire national avec des devises, car c'est un problème très sensible.
En toute transparence, la personne peut donc se faire soigner à l'étranger aux frais d'AXA. S'agissant de la prime, une personne seule payera plus cher qu'un groupe qui veut assurer 1000 personnes. A ma grande surprise, nous avons donné les premières cotations indicatives à des clients et la prime moyenne pour toute la population assurée, y compris les enfants et conjoints, ressortait à moins de 60 000 DA (600 euros) par an, soit 5000 DA par mois. Cela me semble tolérable comme montant.
-AXA Assurance Algérie a aussi lancé une nouvelle «couverture multirisque professionnel»…
Notre multirisque professionnel spécial médecin, de même que la spéciale pharmacien, contiennent deux volets principaux de garantie. Un volet dommage : vol, incendie, dégâts liés aux événements naturels. Elle couvre le bâtiment, les stocks, les équipements. Le second bloc de garantie est la responsabilité civile du professionnel. La santé, aujourd'hui, hélas, n'est pas une science exacte. Tout le monde peut faire des erreurs, des omissions, une négligence. Dans ce cas, la victime est en droit d'obtenir réparation du professionnel de santé. Il faut qu'il porte plainte et AXA sera au côté du médecin pour l'aider à se défendre, parce que, parfois, les accusations sont infondées. Nous prenons en charge les frais d'avocat. Et s'il s'avère que le médecin est véritablement fautif, alors AXA prend en charge dans la limite de 3 millions de dinars les dommages et intérêts auxquels il a été condamné.


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