« Une étape charnière pour renforcer le processus démocratique »    L'APN prend part à un webinaire sur les cadres de lutte antiterroriste    L'Algérie, pilier de la sécurité énergétique et moteur des projets panafricains    La morale fondement des nouvelles relations internationales et de tout processus de développement    Société Générale Algérie inaugure son nouveau siège social    Du délire impérialiste aux réalités chocs du terrain    La Knesset de l'occupation approuve la loi autorisant l'exécution des prisonniers palestiniens    L'Iran appelle les pays arabes à s'abstenir d'utiliser leur territoire contre Téhéran    Boxe : Imane Khelif entamera sa carrière professionnelle face à l'Allemande Julia Igel    Tennis en fauteuil roulant : Imene Toubal offre à l'Algérie son premier titre international    L'USMA et le CRB fixés sur le calendrier des demi-finales    Coup de filet contre des trafiquants de kif, deux individus arrêtés    Incendie dans un appartement    Mort d'un motocycliste suite à une collision    Faute de personnel, l'IA remplace les libraires    Report de la manifestation en raison du deuil national    Immersion dans des épisodes marquants de l'histoire algérienne    L'Algérie réitère son appel à mettre fin à l'escalade au Moyen-Orient et à privilégier les solutions diplomatiques    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



«La certification n'est pas une fin en soi»
Ratiba Chibani. Directrice générale de l'Institut algérien de la normalisation (Ianor)
Publié dans El Watan le 13 - 05 - 2013

Nommée à la tête d'Ianor depuis juillet 2012 avec une expérience dans le domaine de la normalisation et la certification, Ratiba Chibani tente, dans cet entretien de clarifier les différentes missions d'Ianor et présente un aperçu sur le marché de la certification en Algérie.
-Pouvez-vous nous présenter Ianor et quelles sont ses missions principales ?
Avec la globalisation des marchés et l'accélération des changements technologiques, la normalisation et la certification deviennent pour les acteurs économiques des outils de développement des échanges. Dans ce contexte, le rôle d'Ianor est d'animer cette activité de normalisation, de répondre aux attentes des acteurs économiques et d'anticiper l'évolution de leurs besoins. Ianor est constitué d'une équipe pluridisciplinaire expérimentée autour de quatre grands métiers au service des entreprises et collectivités : élaborer les référentiels demandés par les acteurs économiques, aider les acteurs à accéder aux référentiels normatifs, aider les acteurs à appliquer les référentiels normatifs et, enfin, proposer une offre de certification.
Pour ce dernier point, il faut noter que devant une concurrence nationale et internationale, la certification de produits devient alors un argument commercial et de marketing vis-à-vis de consommateurs de plus en plus informés. Ianor propose une certification de produit (marque TEDJ), en s'appuyant sur des référentiels normatifs algérien. Ces missions engagent Ianor dans l'ensemble des secteurs économiques et des domaines, outre les nouvelles technologies, en s'appuyant sur les normes en vigueurs.
En termes de vision, nous avons pour ambition, d'une part, de faire d'Ianor un acteur clé du développement de l'économie algérienne par notre action dans le domaine de la normalisation et la certification dans un contexte de compétitivité internationale. D'autre part, consolider notre rôle en mettant à la disposition des opérateurs économiques nos compétences dans l'élaboration des documents normatifs et notamment la représentation des intérêts algériens dans les travaux régionaux et internationaux.
-Quelles sont les raisons qui poussent de plus en plus d'entreprises algériennes à aller vers la certification ?
Les entreprises s'engagent souvent dans une démarche de certification aux normes de systèmes de management ISO (par exemple ISO 9001 ou ISO 14001) même si rien ne les y oblige. Si elles ont souhaité se conformer à ces normes, c'est avant tout pour améliorer l'efficacité et la rentabilité de leurs activités. Aussi, d'autres raisons poussent les entreprises à vouloir obtenir la certification. Il peut s'agir d'une exigence contractuelle ou réglementaire, comme elle peut s'inscrire dans le cadre d'un programme de gestion des risques. La certification peut aussi servir à motiver le personnel en représentant un objectif clair à atteindre pour la mise en place du système de management.
-Pourquoi la certification ne doit pas être considérée par les entreprises comme étant une fin en soi ?
Quand une entreprise engage un processus de certification, elle place d'emblée la satisfaction du client au cœur de ses préoccupations. Faire appel à un organisme certificateur garantit de pouvoir afficher en toute crédibilité la qualité et la sécurité des services, des produits ou des prestations que l'on propose, tout en bénéficiant d'un atout commercial fort et en se différenciant de la concurrence. La certification, qui implique une revue et un renouvellement constant des objectifs, est un outil de progrès en continu, une manière dynamique de ne jamais rien considérer comme acquis. En effet, l'obtention d'un certificat n'est pas la fin d'un processus mais, plutôt, le début d'un processus d'amélioration continu, dont l'appropriation nécessite la mobilisation et l'implication de l'ensemble du personnel de l'entreprise.
-Quel impact peut avoir la certification sur une entreprise du point de vue de la performance et comment optimiser cela ?
La certification est un outil de management et de progrès. En améliorant son efficacité, une entreprise ou une organisation fidélise ses clients par la mise en place d'un système d'écoute et des mesures de satisfaction clients d'une part, et obtient l'accès à de nouveaux marchés d'autre part. Obtenir une certification, c'est faire savoir à ses clients que l'on sait répondre à leurs attentes en améliorant sans cesse la qualité de son organisation, de ses services, de ses produits ou de ses compétences professionnelles. C'est aussi indiquer avec force que l'on se démarque de la concurrence. Ainsi, au-delà d'une simple reconnaissance, la certification contribue à augmenter la valeur ajoutée d'une entreprise.
-Expliquez nous le rôle clé joué par l'auditeur dans le processus de certification et qui laisse place à la subjectivité ?
Dans le processus de certification, l'auditeur est un intervenant clé. Sa qualification, sa sélection et son affectation doivent obéir à des exigences normatives internationales. La qualification des auditeurs doit être basée sur la compétence aux normes internationales de systèmes de management et les domaines techniques des secteurs d'activités où il doit intervenir. Comme l'exigent les normes internationales, un auditeur doit être indépendant vis-à-vis de ses clients, attaché aux valeurs d'indépendance et de confidentialité. L'organisme de certification est le garant de la qualité de la prestation de son auditeur par un système d'évaluation initial et de suivi.
-Peut-on soupçonner la délivrance de certificats de complaisance de la part des organismes certificateurs installés en Algérie étant donné la taille réduite du marché et les obligations de réaliser des profits ?
Les organismes de certification sont soumis à des exigences normatives internationales, garantissant compétence, impartialité et indépendance. A ce jour, nous n'avons pas enregistré d'insatisfactions formalisées sur la prestation des organismes certifiés d'une part, et la suspension, ou le retrait de certificat d'accréditation, d'autre part.
-Quelles solutions préconisez-vous pour dynamiser le marché de la certification en Algérie?
Le développement du marché de la certification en Algérie nécessite la promotion de l'exportation de nos produits hors hydrocarbures vers des marchés exigeant des niveaux de performance aux normes internationales.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.