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du cinéma noir à l'algérienne
Jours de cendre, d'Amar Sifodil, projeté à Oran
Publié dans El Watan le 29 - 09 - 2013

Jours de cendre est le premier long métrage du cinéaste algérien Amar Sifodil.
Oran
De notre envoyé spécial
Amar Sifodil réalise enfin «son» film après une dizaine de courts métrages. Jours de cendre a été projeté en avant-première, en compétition officielle, vendredi soir, à la salle Maghreb, à la faveur du 7e Festival d'Oran du film arabe (FOFA). C'est l'histoire de Fatma (Lamia Boussekine), une étudiante qui vient d'un village de l'intérieur du pays et qui découvre la vie à Alger. «Il y a trop de monde dans cette ville», dit-elle lorsqu'elle confie son «drame» à Amir (Youcef Sahaïri), patron d'un restaurant, versé dans des affaires pas nettes, underground.
Fatma, qui a perdu ses parents à l'âge de 7 ans et qui a échappé au «diktat» d'oncles voulant la marier de force, a cru trouver l'amour voire la compassion auprès d'Amir, un homme calculateur. «Moi, ce que je veux, je le prends», dit-il à Ali, un ex-gangster, ami de Fatma. La jeune fille vit aussi dans une maison avec un dépressif (Samir El Hakim). Les trois personnes, qui ont la déchéance en partage, se retrouvent mêlées à des affaires de criminalité. Leur engagement par Amir, qui n'a pas les traits assez durs pour faire sérieux, dominant, n'est pas clair dans la narration du film.
La scène d'Amir recrutant Ali dans une maison en ruine suggère probablement que la galaxie de la mafia, en Algérie plus qu'ailleurs, ne manque pas de clientèle. Cependant, Fatma, qui compte beaucoup sur l'appui sentimental de sa grand-mère, est-elle venue à la criminalité par amour à Amir ou par besoin ? On ne le sait pas, ou peut-être qu'il faut le deviner. Au début du film, Amar Sifodil montre deux policiers à côté d'une voiture (à la manière d'une série américaine) qui parlent de choses qu'on doit aussi deviner. L'un d'eux est nerveux à cause d'une querelle amoureuse. Il est peut-être trop nerveux. Nervosité qui n'a servi à rien plus tard dans le récit dramatique. Mais après, durant presque tout le film, les deux policiers disparaissent. Sifodil a-t-il perdu ses personnages en cours de route ? Mais voilà, les deux policiers en civil reprennent vie dans un endroit inconnu. Que font-ils là ? Ils surveillent des bandits.
Oui, mais qui sont ces bandits ? Des hommes à Amir ? Là aussi on n'en sait rien. Fatma et ses deux acolytes se retrouvent dans une maison avec une femme ligotée. Une maison de riches qui, bien entendu, se trouve à Hydra. La femme est enlevée et mise dans une voiture, enroulée dans une couverture noire. A l'arrivée dans une forêt, la couverture n'est plus là et la femme ressort du coffre avec ses habits. Le dépressif passe à l'acte, tue.
Un problème de scénario avec le film. Le film se perd ensuite dans une accélération d'événements à la manière d'un thriller de seconde zone. Il y a sûrement un problème de scénario avec le film d'Amar Sifodil et de cohésion d'ensemble. Mis à part Lamia Boussekine et Samir El Hakim, les autres acteurs sont peu crédibles dans leur jeu ; ligotés par une mécanique invisible qui les tire vers le bas, ils donnent l'impression à plusieurs reprises d'évoluer dans un feuilleton télévisé. Peut-être que le casting n'a pas été mené comme il faut, sinon c'est la direction des acteurs et le manque de coaching qui font gravement défaut. S'ajoutent à cela des dialogues à couper au rasoir.
Le cinéma noir a ses règles, ses méthodes et sa logique. Il a fallu pourtant trois ans à Amar Sifodil pour écrire le scénario. Un temps largement suffisant pour cet architecte de formation d'élaborer un film qui vaille la peine d'être vu et qui résiste aux secousses comme un bâtiment bien construit. Reste que sur le plan image, Jours de cendre se défend assez bien. Amar Sifodil aime la musique du groupe Amarna dont Bin el bareh ou lyoum, utilisé dans le film.
Mais, il aurait pu pousser la création jusqu'à élaborer une bande originale pour sa fiction, supposée «révolutionner» le cinéma algérien, comme le cinéaste l'a soutenu devant les journalistes. Tout compte fait, Jours de cendre, malgré sa tonalité qui paraît nouvelle, ne laissera pas beaucoup de traces dans le septième art algérien.


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