Un homme d'une droiture exemplaire    Avancée notable dans la réalisation du tronçon Port d'Annaba-Bouchegouf, entrée en service imminente    Le Secrétaire général de l'Organisation des pays africains producteurs de pétrole en visite de travail en Algérie    Des experts russes et algériens ont discuté de la coopération dans la lutte antiterroriste    Les animateurs de centres de vacances en stage    Commémoration du 67e anniversaire de la mort en martyrs des colonels Amirouche et Si El Houès    La Russie et Oman sont prêts à contribuer au règlement du conflit    L'Iran accélérera le passage de l'aide humanitaire à la demande de l'ONU    Ligue 1 : Le CSC conclut un contrat de sponsoring de deux ans avec Ooredoo    Une défaite algérienne lourde mais riche en enseignements    Ligue 1 Mobilis : la 25e journée fixée aux 3 et 4 avril    L'UDL confirme sa position au sommet des meilleures universités du monde    L'absence de loisirs décriée    Surcharge, retards, le secteur de l'éducation au coeur des préoccupations    La mémoire victimaire comme doctrine de guerre permanente    Martin Scorsese adapte un roman de Peter Cameron    Lancement de la 1ère édition du Salon national du tourisme de jeunes    Les 12 amendements soumis au vote    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



«Le statu quo risque d'être mortel pour le pays»
Abdessalam Ali Rachedi. Porte-parole du parti Essabil
Publié dans El Watan le 21 - 01 - 2014

- L'Algérie ne donne pas l'impression d'un pays qui s'apprête à organiser une élection présidentielle, alors que seulement trois mois nous séparent de ce rendez-vous. Que cache cette crispation ?

Techniquement, les élections présidentielles peuvent parfaitement se tenir dans trois mois, c'est-à-dire dans les délais légaux. Le problème que vous soulevez vient du vide politique, sans doute voulu, dans lequel ces élections vont se tenir. Dans un pays normal, l'élection présidentielle est un évènement majeur, au moyen duquel peut se concrétiser l'alternance. Chez nous, les tenants du pouvoir considèrent qu'il s'agit d'une simple formalité et que le même système doit être reconduit. Mais les partisans du statu quo n'ont plus l'assurance qui était la leur il y a à peine quelques mois. Leur crispation résulte bien entendu de l'état de santé du Président qui ne lui permet pas de briguer un quatrième mandat. Le fait que le projet d'amendement de la Constitution en vue d'instituer un poste de vice-Président ait été abandonné montre bien que Bouteflika ne sera pas candidat. De plus, le système peine à dégager un candidat de substitution qui serait un candidat de consensus entre les trois principaux clans du pouvoir (Présidence, état-major et DRS). D'où les atermoiements et les luttes d'appareil…

- Dans quelles conditions politiques se tient cette élection présidentielle ? Le pouvoir promet une «élection démocratique», l'opposition crie à la «fermeture du jeu». Qu'en pensez-vous ?

Le problème ne réside pas tant dans l'élection elle-même que dans le contexte dans lequel elle se déroule. En politique, il faut d'abord identifier le conflit, les élections n'étant qu'une procédure pour résoudre pacifiquement les conflits. Interrogeons-nous donc sur les forces en présence. De toute évidence, il y a d'un côté les partisans du statu quo et de l'autre les partisans du changement. Bien entendu, ce clivage a ses prolongements au sein de la société et ce sont en définitive les citoyens, du moins les citoyens actifs, qui feront pencher la balance d'un côté ou de l'autre. Même si le pouvoir a une certaine capacité à manipuler les résultats, il ne pourra pas contenir une volonté populaire de changement si cette volonté est suffisamment nette et puissante. Sans compter qu'à tout moment, cette volonté peut aussi s'exprimer dans la rue, à l'image de ce qu'on a appelé le «printemps arabe».

- Cette élection a-t-elle finalement un enjeu pour le pays ou est-elle vidée de son sens au regard de ce que vous décrivez ?

Les enjeux pour le pays sont considérables. Le maintien du statu quo est mortel pour notre pays avec des risques certains d'implosion. Pour s'en sortir, l'Algérie doit engager, sans tarder, trois ruptures. Premièrement, une rupture idéologique avec l'abandon du populisme islamo-nationaliste et la promotion de l'individualisme, de la citoyenneté, des droits de la personne humaine et de l'égalité homme-femme. Deuxièmement, une rupture politique avec la fin du jacobinisme et de l'autoritarisme qui lui est inhérent par la refondation de l'Etat, avec la séparation et l'équilibre des pouvoirs, une large décentralisation avec la libre administration des collectivités locales et la création de régions. Troisièmement, une rupture avec l'économie rentière et la corruption qui lui est inhérente par une transition libérale, avec la mise en place d'une économie productive, créatrice de richesses, et les mécanismes d'une concurrence libre et non faussée.

- Le changement démocratique tant désiré par la société sera-t-il donc au rendez-vous à l'occasion de cette présidentielle ?

Si l'opinion majoritaire dans la société est pour le changement, le changement se fera, c'est une quasi-certitude. Mais pour le moment, cette volonté de changement, si tant est qu'elle existe vraiment, n'est pas visible ou alors elle ne s'exprime pas politiquement. Est-ce à dire qu'il faut céder au pessimisme ambiant et considérer que la partie est perdue d'avance ? Je ne le pense pas. Que le désir de changement puisse se cristalliser en une mobilisation pour le changement à l'occasion de la présidentielle, pourquoi pas ? Après tout, ne dit-on pas que l'élection présidentielle est la rencontre d'un homme et d'un peuple ?


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.