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Les islamistes perdent du terrain
Boycott de l'élection présidentielle
Publié dans El Watan le 27 - 01 - 2014

Fait inhabituel, les partis islamistes boudent dans leur majorité, pour la première fois depuis le multipartisme, l'élection présidentielle. Signe d'un repli tactique ou volonté d'un repositionnement stratégique, les islamistes semblent en tout cas perdre du terrain.
S'il y avait encore un dernier doute sur une candidature du courant islamiste à l'élection présidentielle d'avril prochain, il est désormais levé. L'annonce samedi par le Mouvement pour la société et la paix (MSP) du boycott de ce scrutin a définitivement clos le débat timoré de la participation des partis islamistes à ce rendez-vous électoral. Le parti de Abderrazak Makri, qui a fréquenté les allées du pouvoir sous la présidence de son ancien patron, Bouguerra Soltani, a emboîté le pas à une autre formation islamiste, Ennahda de Djaballah qui avait ouvert le premier les hostilités contre le prochain scrutin. Ces réactions en solo des partis islamistes ont fait oublier l'attelage islamiste de l'Alliance verte composée de certains partis islamistes, dont le MSP. Une coalition que ses animateurs ont présentée comme un foudre de guerre, et qui a disparu des radars depuis les élections législatives, où le courant islamiste avait été laminé. L'arrivée de Abderrazak Makri à la tête du MSP, qui a recadré les positions idéologique et politique du parti en le situant dans le camp de l'opposition, avait laissé penser que ce parti s'est affranchi de la tutelle du pouvoir pour mieux sauter et se lancer à l'assaut du pouvoir.
Se posant comme le fer de lance et le creuset de l'opposition avec ce secret espoir de mobiliser, au-delà de sa famille naturelle, les autres forces et sensibilités plurielles opposées au régime. Les calculs de ce parti et de la formation de Djaballah de ramasser la mise en puisant dans l'électorat du parti dissous – si tant est que ce gisement électoral existe toujours – se sont révélés vains quand on analyse les résultats électoraux de cette dernière décennie, même s'il est admis que ces consultations électorales ont été entachées de fraude à grande échelle. Mais il reste que les tendances lourdes de la nouvelle carte politique, qui se sont dessinées ces dernières années, font apparaître un courant islamiste éclaté, divisé et doutant comme jamais auparavant de sa capacité de mobilisation et de son étoile pour gouverner. Le forfait déclaré par le courant islamiste avec toutes ses sensibilités participe-t-il d'une analyse froide et objective des réalités politiques du pays qui n'encouragent pas les acteurs politiques à se jeter dans la bataille électorale parce que l'on considère que les dés sont pipés, encore une fois ? L'argument, bien que partagé par d'autres courants politiques dont les forces démocratiques, cache mal néanmoins, selon nombre d'observateurs, les véritables raisons du climat de fronde électorale dans lequel s'est installé le courant islamiste.
La décrue du projet islamiste, qui avait commencé avec la disqualification du parti dissous responsable de la décennie noire, s'est poursuivie avec l'entrisme des partis islamistes qui se sont fourvoyés avec le pouvoir en acceptant de jouer le rôle de faire-valoir et de gage virtuel de la cohésion politique et sociale retrouvée en contrepartie de postes au sein de l'Exécutif et dans les institutions élues. Le tsunami des «printemps arabes» qui a porté au pinacle les islamistes arrivés au pouvoir à la faveur d'élections régulières et libres dans certains cas, comme en Tunisie et en Egypte avant que la rue ne se retourne contre ses «libérateurs», a fait le reste. Les modèles tunisien, égyptien et, avant eux, l'expérience turque qui fait office de projet de société référentielle pour le courant islamiste dit modéré dont se réclament les islamistes qui s'inscrivent dans la dynamique républicaine, ne font plus recette. Dans ces pays, les courants islamistes qui sont parvenus au pouvoir à la faveur de votes protestataires contre les régimes autocratiques en place n'ont pas eu le temps de savourer leur victoire qu'ils sont déjà contestés et combattus farouchement par les mêmes électeurs qui leur ont accordé leurs suffrages. Les dérives totalitaires par lesquelles se sont distingués ces nouveaux «raïs» ont remis au goût du jour les interrogations et les inquiétudes sur le processus politique et démocratique qui s'opère dans ces pays lentement et dans la douleur. Alors, le boycottage par les partis islamistes du prochain scrutin présidentiel en Algérie procède-t-il d'un choix tactique lié à la conjoncture interne et régionale, défavorable à ce courant, dans laquelle se tiendra cette élection ? Une chose est certaine, c'est que le solde négatif frisant l'insolvabilité qu'affiche le courant islamiste dans le contexte de ce scrutin est à la fois le résultat d'une gouvernance interne à cette mouvance avec le bilan de larmes et de sang que l'on sait et de facteurs exogènes.
Les bouleversements politiques que connaissent certains pays arabes ont complètement changé les termes du débat sur la transition politique dans ces pays et dans les capitales étrangères. L'Algérie n'est pas en reste de ces mutations politiques profondes qui agitent la région. Le courant islamiste que l'on a présenté comme une réalité sociétale, politique incontournable qu'on ne peut exclure du processus politique et du pouvoir, voire comme un facteur de légitimation du pouvoir, n'est plus appréhendé avec les mêmes présupposés politiques et le même intérêt qu'hier, chez nous et à l'extérieur. Signe des temps, même certains dirigeants de l'ancien parti dissous, qui s'invitaient par le passé à distance dans le débat électoral, sont aujourd'hui aphones.


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