Les habitants dénoncent la lenteur des travaux qui se sont étalés sur les quatre rues principales du centre-ville, créant d'énormes embouteillages aux heures de pointe. Les travaux de réhabilitation de la mosquée El Amen est la cause de plusieurs désagréments ressentis par les habitants des rues Frantz Fanon, Larbi Ben M'hidi et Saint-Augustin, et par les automobilistes et les parents d'élèves de l'école Pasteur. Les premiers voient leur cité totalement défigurée par les tôles gigantesques placées par l'entreprise chargée de mener l'opération; ils subissent quotidiennement la pollution générée par la poussière et les particules de ciment, et celle sonore du vrombissement des moteurs des engins lourds déployés depuis plusieurs mois dans ce quartier. Ils appréhendent leur passage par la rue Saint-Augustin transformée en ruelle impénétrable où sévissent des marginaux et prolifèrent les chiens errants. «Le calvaire perdure et nous croyons que toute réalisation est limitée par des engagements s'agissant de la sécurité des lieux et des délais pour la levée du chantier. Or, nous croyons que dans ce cas précis le quitus a été donné pour une souffrance non-stop des citoyens», s'est plaint un habitant de la rue Frantz Fanon. Les seconds, notamment les chauffeurs de taxi déplacés de leur aire de stationnement depuis plus d'une année, la situation est intenable. «Les embouteillages durant les heures de pointe et les difficultés rencontrées lors du stationnement des véhicules sont dus à ce chantier qui s'étend sur les quatre rues principales du centre-ville empruntées par la majorité des automobilistes qui essayent d'éviter la rue Ibn Badis et celle de l'ALN, les deux étant dans un état de saturation extrême», a expliqué l'un des chauffeurs de taxi de la ligne reliant le centre-ville à la cité Chaâbani. Il y a quelques semaines, une tôle branlante a failli causer un carnage, a-t-on confié. Les parents d'élèves de l'école Pasteur dénoncent, de leur côté, le passage régulier des camions transportant des matériaux de construction vers le chantier, via la sortie de ladite école. «Nous n'espérons pas être témoin d'un massacre certain de nos enfants qui sont quotidiennement exposés au danger des poids lourds qui sillonnent à longueur de journée cette rue», a martelé un parent d'élève. Construire une mosquée est une chose, faire fi de la sécurité et du bien-être du citoyen en est une autre. Honorer ses engagements dans les délais impartis fait aussi partie des préceptes de la religion.