La lourde défaite de l'équipe nationale algérienne de handball face à l'Egypte (42-28), lors du tour principal de la Coupe d'Afrique des Nations, met en lumière de graves insuffisances dans la préparation et la formation des équipes nationales. Ce revers n'est pas une surprise au vu du niveau affiché par les deux sélections. Dès la première période, les Pharaons ont imposé leur supériorité technique, tactique et physique, menant largement à la pause (20-10). En seconde mi-temps, leur handball rapide, bien organisé et offensif a accentué l'écart face à une équipe algérienne statique, naïve et inefficace aussi bien en défense qu'en attaque. Cette rencontre a révélé plusieurs faiblesses majeures chez les Verts : manque de préparation, déficit de compétitions de haut niveau, faiblesse tactique, défense inefficace et absence de solutions offensives. Les gardiens et la défense n'ont pas résisté à la pression égyptienne, tandis que les tirs algériens, souvent lointains et mal construits, ont facilité la tâche adverse. Cette humiliation sportive doit avant tout servir de leçon. Elle rappelle la responsabilité centrale de la Fédération algérienne de handball dans la planification, la formation et la préparation des équipes nationales. Les défaites ne sont pas un problème en soi, mais l'absence d'apprentissage et de remise en question l'est. Face aux grandes nations africaines comme l'Egypte ou l'Angola, les lacunes algériennes apparaissent sans appel. Si l'Algérie veut espérer rivaliser, se qualifier pour les demi-finales et viser la Coupe du monde 2027, un travail de fond est indispensable : meilleure organisation, préparation sérieuse, multiplication des matchs de haut niveau et refonte du projet technique. En résumé, cette défaite est un signal d'alarme. Le handball algérien a encore beaucoup de chemin à parcourir pour se mesurer durablement au haut niveau continental et international.