Suivant la stratégie du Président Tebboune et après un travail acharnant de regroupement et concertation avec l'ensemble des professionnels et pêcheurs, le secteur de la pêche et de l'aquaculture de l'Algérie s'apprête à franchir un nouveau cap décisif, celui du développement, de la modernisation et de la production poissonnière. La création du Conseil national des pêcheurs, qui sera très bientôt opérationnel, rentre dans cette optique, a révélé, hier lundi, sur les ondes de la Radio algérienne, le directeur général de la pêche et de l'aquaculture au ministère de l'Agriculture, Miloud Tria. « Nous avons récupéré la position méditerranéenne historique de l'Algérie dans le domaine de la pêche et nous allons, surtout, lancer un nouveau Conseil national des pêcheurs qui sera la nouvelle révélation et le nouveau cap vers la modernisation du secteur de la pêche et de l'aquaculture », a déclaré, haut et fort, hier à Alger, sur les ondes de la Chaîne III, le directeur général de la pêche et de l'aquaculture au ministère de l'Agriculture, Miloud Tria. S'exprimant ce lundi à l'émission ''L'invité du jour'' de la Chaîne III de la Radio algérienne, en l'occurrence le responsable au ministère de l'Agriculture, Miloud Tria, est allé droit au but en disant : « Nous avons récupéré la position historique de l'Algérie dans le domaine de la pêche, et actuellement nous nous sommes préparés pour lancer, selon une feuille de route bien définie et précise, le Conseil national des pêcheurs qui sera la nouvelle révélation et le nouveau cap vers la modernisation du secteur de la pêche et de l'aquaculture en Algérie », a fait observer Miloud Tria. « Le secteur de la pêche et de l'aquaculture s'apprête à entrer dans une phase décisive en Algérie, cette intervention survient au lendemain du Conseil des ministres, lorsque le président de la République a réaffirmé l'engagement de l'Etat en faveur des pêcheurs et du développement durable des ressources halieutiques. Cet engagement fort et sincère du Président Tebboune nous a ambitionné et favorisé pour lancer une feuille de route pour l'année 2026, durant laquelle un travail de concertation avec l'ensemble des professionnels du secteur a été mené durant de longs mois. Ce travail collectif a permis d'établir un diagnostic précis des politiques menées depuis 2020, en identifiant aussi bien les résultats obtenus que les actions restées sans impact réel sur le terrain », a expliqué Tria, soulignant que ce Plan d'action couvre la période 2026-2028 ». Parlant des chiffres, le DG au ministère de l'Agriculture a mis en avant, hier sur les ondes de la Chaîne III, l'augmentation du quota national de thon rouge à plus de 2.460 tonnes pour 2026, « obtenue grâce à un travail technique et diplomatique approfondi », dira Miloud Tria à l'émission ''L'invité du jour'' de la Chaîne III. « Nous avons récupéré la position historique de l'Algérie», a-t-il déclaré. Pour le DG du ministère de l'Agriculture, « l'année 2026 sera une année charnière », marquant le début d'une relance structurée, durable et concertée du secteur de la pêche et de l'aquaculture en Algérie. Cependant, des obstacles ont été soulevés par l'invité de la Radio algérienne. « Le constat est clair. Notre flotte est composée à 65 % de petits métiers », a indiqué le directeur général, précisant que ces embarcations ne disposent pas des capacités nécessaires pour opérer au large ou dans les zones internationales. À cela s'ajoute la présence de plus de 1.600 navires inactifs, en raison de pannes techniques, de blocages administratifs, voire la bureaucratie, et de litiges judiciaires liés à leur financement. Malgré l'augmentation du nombre de navires, la production nationale demeure stable autour de 100.000 à 110.000 tonnes par an, ce qui traduit, selon lui, « une forte pression sur la bande côtière et une sous-exploitation des ressources disponibles au large », a expliqué l'hôte de la Chaîne III. Promettant de résoudre la problématique, le représentant du ministère de l'Agriculture a fait savoir que le nouveau Conseil national des pêcheurs débattra et solutionnera, très prochainement, ces obstacles qui freinent l'évolution dudit secteur. « Nous ne disposons pas aujourd'hui de données précises sur l'ensemble des intervenants, la flotte et la consommation, c'est pour cela que nous annonçons officiellement le lancement imminent du premier recensement général de la pêche en Algérie. Ce recensement sera accompagné d'une enquête nationale sur la consommation des produits halieutiques », a mis en avant Miloud Tria.