Les endocrinologues de l'Ouest ont lancé, jeudi, un appel aux pouvoirs publics pour une prise en charge des maladies chroniques : le diabète, l'obésité et les accidents cardiovasculaires (AVC). Ils ont attiré l'attention des citoyens, la masse juvénile qui représente plus de 16 millions d'habitants, sur les risques qu'ils encourent. Ils suggèrent la mise en place d'un programme d'éducation sanitaire pour les enfants, dès leur jeune âge, au niveau des établissements scolaire, notamment pour ce qui est de la nutrition. Cet appel est destiné aux médecins des UDS et des centres médico-sociaux de la sécurité sociale. Les personnes du troisième âge, les plus exposées aux AVC, nécessitent actuellement des sommes colossales pour leur prise en charge. Pour la seule année 2005, la CNAS a déboursé 45 milliards de dinars, soit plus du double par rapport à l'année 2000, pour la prise en charge des maladies chroniques. Pour ce qui est de l'importation des médicaments, la facture s'est élevée en 2005 à plus d'un milliard de dollars. Il suffit alors d'une simple action de prévention, d'un bon suivi alimentaire et de quelques séances de sport pour éviter des complications en matière de santé. Durant ces dernières années, l'espérance de vie des algériens, qui était de 50 ans, est passée à 70 ans. Selon les spécialistes qui ont présidé les travaux de la troisième journée régionale d'endocrinologie, le traitement du diabète nécessite 25% du budget global réservé à la santé. Cette malade évolutive entraîne d'autres complications sur la santé et touche de plus en plus de jeunes et de personnes du deuxième âge.