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Faits historiques : 17 juin 1960, l'accrochage de l'ex-rue Vieux
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Publié dans El Watan le 17 - 06 - 2014

Deux hommes et deux femmes ont résisté courageusement, avant de tomber les armes à la main.
Neuf jours à peine, après l'attaque spectaculaire du 8 juin 1960 contre l'appartement qui servait de refuge aux martyrs Daoudi Slimane, connu sous le nom de Hamlaoui, et Meriem Bouattoura, tombés les armes à la main, un autre accrochage surviendra dans le quartier populaire de R'cif, dans un appartement de l'ex-rue Vieux. C'est suite encore une fois à une dénonciation que les forces françaises parviendront à localiser le lieu, qui servait de refuge au groupe de Rouag Saïd, dit Amar chef de la nahia du centre-ville de la zone autonome de Constantine, plus connue aussi par mintaka 5 de la wilaya historique II. Le groupe comptait également Kikaya Amar, Fadila Saâdane et Malika Bencheikh.
Selon les archives de la Dépêche de Constantine, l'opération s'est déroulée dans la nuit de jeudi 16 à vendredi 17 juin vers 3h du matin. La population constantinoise a été éveillée en sursaut par une intense fusillade et par toute une série de violentes explosions. Un pâté de maisons du centre de la ville, situé juste derrière le collège de jeunes filles, (actuel lycée Soumia), a été le théâtre d'un siège en règle. Un important bouclage fut mis en place dans le quartier, avec la mobilisation d'un contingent des fameux «Bérets noirs». Le groupe de Rouag Saïd avait choisi de se réfugier dans l'immeuble portant le n°4 de l'ex-rue Vieux, une des plus anciennes artères de la ville. Celle là même qui se trouve entre l'ex-place Jules Favre et la place des Galettes (actuelle Rahbet Essouf). Une rue qui a été le théâtre de nombreux attentats. Lorsque le groupe sentit qu'il était cerné, il se divisa en deux couples qui ont réussi à passer par le toit de l'immeuble n°4 vers celui de la maison voisine portant le n°2 bis de l'ex-rue Vieux.
Une résistance héroïque
Le premier groupe Kikaya Amar et Fadila Saâdane se mit à l'abri dans une sorte de grenier dont les piliers et la toiture dominent tous les immeubles environnants. Refusant de se rendre, ils ripostèrent avec courage face à un important groupe de Bérets noirs. Ce n'est qu'après un long échange de coups de feu et l'explosion de plusieurs grenades qu'ils sont tombés les armes à la main. Fadila Saâdane n'avait que 22 ans. Le groupe Rouag Saïd, Malika Bencheikh avait réussi durant le combat à descendre les deux étages de la maison pour se réfugier dans la cave d'un magasin situé eu rez-de-chaussée.
Dans un combat à armes inégales ils finiront par être tués d'une rafale de mitraillette. L'accrochage a duré 4 heures. Ce n'est que vers 7h du matin de vendredi 17 juins que les Constantinois se sont rendus compte de ce qui s'est passé. La fouille a permis de récupérer un pistolet mitrailleur et trois pistolets automatiques. Deux éléments parmi les Bérets noirs ont été blessés lors de cette opération, selon la Dépêche de Constantine. La nouvelle de l'élimination de ce groupe, considérée comme un véritable exploit, fera le tour de la ville. Les Constantinois apprendront ainsi la mort de Rouag Saïd, dit Amar, qui pour l'histoire, avait rejoint les rangs de la révolution en 1957. Il avait été affecté dans la ville pour réorganiser les cellules de la guérilla urbaine. Kikaya Amar, membre actif depuis 1956, est également responsable de plusieurs attentats. Il participa à la fameuse fusillade de la cité Bel Air qui coûta la vie à l'inspecteur de police Salles.
Fadila Saâdane, qualifiée d'intellectuelle du groupe, a opéré en ville depuis 1956. Elle avait été condamnée le 17 juillet 1957 à un an de prison avec sursis pour atteinte à la sécurité de l'Etat. Elle assurait avec Malika Bencheikh les fonctions d'agents de liaison et de renseignements. Aujourd'hui la rue où a eu lieu cet accrochage porte le nom de Rouag Saïd. Quant à la maison, située entre deux bazars, elle est toujours fermée. On saura auprès des riverains qu'elle serait mise en vente.


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