Le personnel du collège Aït Boudjemaâ de Boufarik a décidé de maintenir le mouvement de grève après les dernières «petites» vacances d'automne. Il avait entamé, il y a une dizaine de jours, un débrayage ouvert jusqu'à satisfaction de sa principale revendication, à savoir l'instauration d'un climat de sécurité au sein du CEM et de ses alentours. Mercredi, il n'y a pas eu donc de reprise et les élèves ont été renvoyés chez eux. Le mouvement de protestation est même appuyé par les parents d'élèves qui craignent pour la sécurité de leurs enfants. «Malheureusement, aucun responsable de l'académie de Blida n'a daigné venir pour s'enquérir de la situation et prendre en charge les doléances des professeurs», regrette un enseignant au CEM Aït Boudjemaâ. Le collège se trouve sur une superficie de plus de trois hectares mais est bâti sur seulement 900 m2. Près de 1000 élèves y sont inscrits. Récemment, un groupe de jeunes, armés d'armes blanches, y ont fait une intrusion et allaient commettre l'irréparable. Leur cible était un jeune collégien. Heureusement, que la vigilance des surveillants a permis d'éviter le pire. Les enseignants grévistes exigent la construction d'un mur entourant leur établissement pour éviter toute intrusion suspecte. «Quand pourra-t-on, travailler tranquillement et avec dignité dans ce collège ?», martèle, avec inquiétude, une enseignante en colère. Le directeur du collège a démissionné, au moment où la situation dans cet établissement a commencé à empirer à cause, notamment, de l'absence de la tutelle.