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La Pologne réussit sa révolution copernicienne
Un quart de siècle après la chute du régime communiste
Publié dans El Watan le 23 - 11 - 2014

De la Varsovie communiste, il ne reste que le palais de la Culture et de la Science qui trône au centre de la capitale, qui résiste désespérément face à l'étouffement des gratte-ciel abritant les bureaux des multinationales qui l'encerclent.
Varsovie et Gdansk
De notre envoyé spécial
Offert par Staline en 1952 pour marquer son hégémonie politique et idéologique sur la Pologne, cet édifice de 42 étages reste l'un des rares symboles d'une époque honnie. A quelques centaines de mètres du Pałac Kultury i Nauki, l'imposant siège du Comité central du Parti ouvrier unifié polonais, haut lieu du totalitarisme, change radicalement de fonction pour devenir, juste après la chute du régime communiste, le siège de la Bourse de Varsovie. Suprême défaite infligée à l'Est et signe d'une rupture aboutie avec l'idéologie stalinienne, qui marque ainsi le passage de la Pologne à l'Ouest.
Retour sur une expérience d'un modèle de transition
Un quart de siècle après le passage vers la démocratie, le pays de la pomme a réussi un bond de géant en avant. Il est à des années-lumière de l'époque d'avant 1989. Les Polonais qui ont vécu les années de terreur n'en finissent pas de savourer l'air de la liberté conquise. «Il s'agit des meilleures vingt-cinq années de l'histoire de la Pologne. C'est un saut civilisationnel», résume Jan Litynski, un des anciens leaders de Solidarnosc (Solidarité), actuellement conseiller du président de la République, Bronislaw Komorowski. Rencontré dans les bureaux du Parlement polonais, M. Litynski, né une année après la fin de la Seconde Guerre mondiale qui a réduit la Pologne à l'état de ruines, un homme d'allure frêle, abîmé par les années de combat, retrace les chemins sinueux parcourus avec ses camarades durant les années soixante-dix et quatre-vingts pour sortir du «goulag» polonais. «Par où commencer ?» s'interroge-il, avant de se lancer dans la narration de l'épopée qui non seulement allait transformer la Pologne, mais aussi changer la face du monde.
«Le dégel a commencé avec la disparition de Staline en 1953, mais l'espoir a vite été déçu par le nouveau régime de Moscou, notamment avec la répression de Budapest en 1956 et les chars soviétiques qui ont brisé dans le sang le Printemps de Prague en 1968. Mais cela n'a pas refroidi l'ardeur des Polonais qui, dès le début des années soixante-dix, commenceront à lancer des mouvements d'opposition. Le plus important a été celui du Comité de défense des ouvriers, fondé en 1976, qui revendiquait le respect des droits de l'homme», se remémore avec émotion Jan Litynski. Ce mouvement, et pour la première fois la classe ouvrière, échappent au contrôle du Parti communiste et fusionnent avec un mouvement d'intellectuels engagés, marquant une étape cruciale dans la lutte pour la liberté.
Deux années plus tard, un autre moment allait accélérer un processus de désobéissance, celui de l'élection du cardinal polonais Karol Wojtyla (Jean-Paul II) comme pape. Dans la même année à Gdansk, une ville située sur la mer Baltique, le Syndicat libre de Wybrzeze, qui allait devenir deux ans plus tard Solidarnosc, est créé dans le chantier naval. La visite du pape à Varsovie en 1979 suivie par des millions de personnes était un défi au régime communiste, alors qu'il était de plus en plus contesté par un mouvement ouvrier conquérant qui paralysait le pays par des grèves générales.
«C'est ici que tout a commencé»
La contestation sociale, suivie de vagues grèves touchant les secteurs stratégiques, coïncide avec la dégradation de la situation économique — une inflation de plus en plus galopante et des hausses vertigineuses des prix — paralysent le pays et mettent le régime communiste en difficulté. Le chantier naval de Gdansk devient le cœur battant d'une révolution naissante. «Le mouvement syndical s'est développé rapidement et autour de lui s'agrègent des gens de l'église, les étudiants et les intellectuels. Le régime perd sa légitimité et son influence sur le monde ouvrier qui était sa base sociale, obligeant ainsi le gouvernement communiste à négocier avec Solidarnosc et son leader Lech Walesa», se souvient M. Litynski. Fort de ses dix millions d'adhérents, Solidarnosc arrache, entre autres, le droit à la création d'un syndicat libre et l'abolition de la censure contenus dans une plateforme de vingt-et-une revendications. Signé le 31 août, l'accord entre Solidarnosc et le gouvernement allait ouvrir une brèche dans le rideau de fer.
Le Pacte de Varsovie se fissure
«C'est un précédent dans le bloc communiste. Un vent de liberté souffle sur le pays avec le foisonnement de l'édition, la contestation ouverte du régime communiste, mais nous vivions avec la peur de voir débarquer les chars russes, d'autant que des contingents de l'armée soviétique étaient encore stationnés dans notre pays», se rappelle encore Litynski. Mais la parenthèse démocratique est vite fermée. En décembre de la même année, le président Wojciech Jaruzelski apparaît à la télévision dans son uniforme militaire, il décrète l'état de guerre, les chars investissent les rues, les journaux sont fermés, Solidarnosc délégalisé et ses dirigeants emprisonnés.
La répression s'abat sur la Pologne, mais les Polonais résistent dans la clandestinité et ne renoncent pas à leur rêve. «Le contexte international de la guerre froide tourne en faveur de l'Ouest avec l'arrivée au Kremlin de Gorbatchev. Alors qu'au plan interne le pays croule sous la crise économique grave, le mouvement d'opposition se renforce bénéficiant d'une solidarité internationale ; le gouvernement est encore une fois contraint de négocier des réformes politiques», analyse Jan Litynski. C'est le début d'une transition négociée vers la démocratie, dans laquelle Litynski va jouer un rôle aux côtés des leaders de l'opposition. A la même période, l'Algérie dont le régime ressemble à bien des égards à celui de Varsovie, se met également à contester l'ordre autoritaire du parti unique.
Le pays de Copernic fait sa révolution
Perdant toute légitimité politique, le régime de Jaruzelski n'a plus d'autre choix que de négocier sa reddition. Fortement contesté de l'extérieur et disloqué de l'intérieur, le système communiste a irrémédiablement atteint ses limites historiques. Au début de 1989, le Parti communiste, au pouvoir depuis 1945, accepte, la mort dans l'âme, de s'asseoir à la table des négociations avec Solidarnosc comme première force politique et sociale du pays et des représentants de l'église catholique pour engager le pays sur la voie de la transition démocratique.
Une expérience inédite dans l'Europe de l'Est. «Pendant que Solidarnosc ralliait à sa cause des millions de Polonais, le régime s'isolait. Au sein de l'armée et de la police politique, les officiers supérieurs ne croyaient plus en la légitimité du Parti communiste au pouvoir. Les commissaires militaires qui étaient à la tête des usines se sont rendu compte qu'il n'était plus possible de continuer dans un système devenu obsolète. La situation économique est devenue intenable. Le pays courait à sa faillite», analyse Jan Litynski, dans le contexte où la Pologne engageait sa mutation.
Une révolution copernicienne au pays-même du théoricien de l'héliocentrisme. Les pourparlers dénommés «La table ronde» entre le gouvernement et l'opposition démocratique aboutissent à des accords prévoyant des élections législatives libres, le retour de Solidarnosc à la légalité, l'abolition de la censure, la consécration de la liberté d'expression. «La table ronde» fixe un calendrier électoral devant sortir le pays du régime du parti unique et l'amendement de la Constitution. Le 4 juin 1989, les élections consacrent la victoire de Solidarnosc, dont les candidats remportent 99% des sièges au Sénat et 35% à la Diète. «Même dans les centres de vote des militaires, Solidarnosc est sorti majoritaire» se souvient M. Litynsk.
Un gouvernement de coalition est mis en place avec Jaruzelski comme président et Mazowiecki, issu de Solidarnosc, comme chef du gouvernement. Certains dignitaires du régime communiste figuraient dans ce gouvernement, comme le ministre de l'Intérieur et celui de la Défense. Une courte période transition qui verra la mort de l'ancien régime et la naissance réussie d'une nouvelle ère, celle de la liberté.
Le 30 janvier 1990, le Parti ouvrier unifié polonais s'autodissout lorsque son secrétaire général déclare devant le Comité central que «le drapeau du communisme sort de la salle» et que la police politique est dissoute. Mis en minorité et privé de tout pouvoir, Jaruzelski démissionne. En décembre 1990, Lech Wałesa est élu président de la République au suffrage universel. Des réformes politiques et économiques profondes sont rapidement engagées, rompant définitivement avec un système bureaucratique. C'est l'aboutissement d'un long processus de transition.
Une révolution démocratique réussie sans effusion de sang. Le Pacte de Varsovie vole en éclats et l'Empire soviétique se fissure. Le triomphe de la démocratie en Pologne entraîne dans son sillage la chute du Mur de Berlin, les pays d'Europe de l'Est s'émancipent de la tutelle soviétique, qui, elle aussi, n'a pas tardé à disparaître de la carte. Au même moment, l'Algérie, premier pays de la région d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient à s'élever contre le régime du parti unique, négocie difficilement le virage démocratique, avant de sombrer dans une guerre civile. Vingt-cinq ans après, la Pologne, qui était le pays précurseur de la déstalinisation de l'Est, s'est confortablement installée dans la modernité politique et économique, alors que l'Algérie s'enfonçait dangereusement dans la crise.
L'envers de l'idylle
Mais si les Polonais célèbrent à l'unanimité les conquêtes démocratiques, ils ne manquent pas de rallier des politiques d'austérité et une «privatisation voleuse» qui ont laissé sur le carreau des centaines de milliers de personnes. «Une lourde facture sociale payée par les couches les plus fragiles de la société», estime Maciej, qui a vécu une partie de sa jeunesse sous le régime communiste. Le chômage, faible dans les grandes villes, est devenu galopant dans les zones rurales. La région Nord-Est du pays est la plus touchée par un libéralisme tous azimuts.
«Le progrès politique réalisé n'a pas entraîné toute la Pologne dans le progrès social. Des centaines de milliers de Polonais sont jetés dans la misère. Ce sont les paysans qui ont payé la facture du libéralisme. La culture intensive, pour ne citer que ce secteur, a contraint des milliers de paysans au chômage», tempère Marta, une sociologue qui réalise des enquêtes d'opinion pour une boîte de sondages. «Pas moins de 2,5 millions de Polonais ont quitté le pays ces dernières années vers l'Europe occidentale, fuyant la misère. De nombreux jeunes qualifiés préfèrent de plus en plus s'exiler plutôt que d'accepter des emplois mal payés», ajoute-t-elle.
Le conseiller du Président polonais, Jan Litynski, qui était en charge des affaires sociales lors de ses mandats de député, est du même avis : «La solidarité sociale, fondement de la société polonaise, est brisée sous la poussée du libéralisme», assure-t-il. Si, en effet, la Pologne est présentée comme une success-story vantée par l'Union européenne, «son système de santé et ses services sociaux s'effondrent». Le salaire minimum garanti est de 1680 zlotys (420 euros).
La mise en place d'un système économique libéral, dès les premières années post-communisme, a eu un effet «dévastateur» sur le plan social. Pas moins de 800 000 travailleurs ont perdu leur emploi. Il a fallu attendre l'adhésion de la Pologne à l'Union européenne, en 2004, pour voir la situation économique se redresser et connaître une croissance positive. «Les fonds de l'Union européenne ont été d'un apport extraordinaire dans le développement économique du pays. Pour la période 2014-2020, la Pologne — pays chéri de l'Union — bénéficiera de 100 milliards d'euros», indique Julita Zylinska, chef de service économique à l'Agence de presse polonaise.
Ceci fait de l'économie polonaise l'une des rares de l'Union européenne à avoir échappé à la crise. Des milliards d'euros ont été investis dans l'industrie agroalimentaire, faisant du pays l'un des principaux exportateurs européens de produits agricoles. «Nous avons échappé à la crise pour plusieurs raisons : l'Allemagne, qui est notre principal partenaire à l'Ouest, continue d'acheter polonais. Nous disposons également d'un marché intérieur important, mais surtout la Pologne n'est pas dans l'Eurogroupe, ce qui lui évite de participer à l'effort de guerre pour sauver les pays sévèrement touchés par la crise», explique Zylinska.
Cependant, la crise ukrainienne a touché de plein fouet Varsovie. L'embargo imposé par la Russie sur les produits alimentaires venant de l'Union européenne depuis le 6 août dernier touche directement le Pologne, dont la Russie est l'un de ses principaux clients. Les exportations vers Moscou ont chuté de 10,7%. La Pologne est contrainte de consommer localement les 500 000 tonnes de pommes exportées annuellement vers la Russie. Cette situation ravive chez les Polonais le sentiment anti-russe. Poutine est brocardé dans ce pays qui a connu les affres du nazisme et du stalinisme. On l'appelle «Poltler».
La crise à l'Est pousse le gouvernement à chercher d'autres marchés. «Nos partenaires traditionnels de l'Est, fortement secoués par la crise politique avec ses implications économiques, nous obligent à chercher d'autres partenaires. L'Algérie, que nous connaissons bien, peut être un de ces partenaires avec qui nous pouvons développer des relations dans des domaines comme les travaux publics, le génie civil, l'habitat. Nous sommes en négociations avancées avec des investisseurs algériens qui devront aboutir dans les prochains mois», assure Alzbieta Wojtas, responsable des relations extérieures au sein de la Chambre polonaise de l'économie. L'Algérie est le premier partenaire de la Pologne en Afrique.
La Fin d'une époque
Après l'ivresse de la liberté, la consolidation de la démocratie et de l'économie, la Pologne est à la recherche du renouveau. Les Polonais ne veulent surtout pas dormir sur les lauriers du mythe de Solidarnosc. Ils aspirent à un changement permanent. A Gdansk, le chantier naval d'où est parti le mouvement insurrectionnel contre le régime communiste a disparu. Sur ses décombres, un gigantesque musée moderne, — le Centre européen de solidarité — sous forme d'un bateau, à quelques mètres de la mer, dédié à l'histoire du mouvement ouvrier parti du chantier naval durant les années 1980 pour conquérir Varsovie et l'arracher à la tutelle soviétique au bout d'une décennie de lutte. Solidarnosc, fer de lance de cette lutte, est revenu à sa mission première, le syndicalisme.
Depuis qu'il a renoncé à l'action politique, début 2000, le mouvement de Walesa voit son étoile pâlir. «Aujourd'hui, Solidarnosc est devenu un mythe. De mouvement révolutionnaire non violent qu'il était, il est devenu un mouvement syndical regroupant une centaine de milliers de militants et a fini par tomber dans l'escarcelle catholique», résume Jan Litynski, qui a sacrifié la moitié de sa vie à ce mouvement qui a changé la face de l'Europe de l'Est.
Pour ce vétéran de la lutte pour la démocratie, la situation actuelle appelle un renouvellement politique pour éviter la montée du nationalisme. «La classe politique est faible, le potentiel de la société civile est gaspillé et moins influent, et l'Eglise catholique qui était un acteur dans le changement démocratique est devenue un mouvement conservateur qui veut préserver ses privilèges», poursuit encore Litynski. «Les deux partis qui dominent la scène politique dans le pays n'arrivent pas à imprimer à la Pologne une nouvelle ère. Nous sommes pris en otages entre la Plateforme civique de Donald Tusk, devenu président du Conseil de l'Europe, et le Parti conservateur Droit et justice, dirigé par l'ancien Premier ministre, Jarosław Kaczynski», raille Maciej, qui a passé la moitié de sa vie sous le régime totalitaire.
Se trouvant au carrefour de luttes géostratégiques, la Pologne — pays atlantiste — redoute l'aventurisme de Poutine à la suite de la crise ukrainienne. Le spectre d'une guerre hante les esprits. «Nous avons cette peur de la Russie dans le sang. Depuis la crise ukrainienne, la Pologne a multiplié les appels d'offres en matière d'armement, le budget de la Défense est en nette augmentation, et l'idée du renforcement des bases de l'OTAN est sur la table des discussions», fulmine Julita Zylinska. Mais loin des luttes d'influence entre les puissances internationales, dont la Pologne est le théâtre, la jeunesse polonaise, insouciante, se mêle à celle venue des différents pays d'Europe de l'Est et de l'Ouest pour festoyer à la vodka dans les nuits folles varsoviennes. Cette jeunesse se donne rendez-vous chaque soir dans les bars et les bistrots bouillonnants qui animent l'avenue de «Nowy Swiat», rêvant d'un nouveau monde.


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