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L'approche des parents reste le problème majeur
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Publié dans El Watan le 22 - 02 - 2015

L'hôpital Mustapha est le centre hospitalier le mieux indiqué pour lancer la greffe à partir de donneurs en mort encéphalique. Il faut rappeler que le coma dépassé est une création des médecins, la greffe l'est aussi», a tenu à préciser le Pr Hadoum, chef de service de néphrologie qui croit dur comme fer qu'il est tout a fait possible de réussir le pari et d'arriver à soulager des centaines de patients insuffisants rénaux en attente d'une greffe depuis plusieurs années.
Ce projet, porté par une équipe convaincue de l'importance de cette activité, appréhende néanmoins les réticences des citoyens face au don et au prélèvement d'organes, surtout lorsqu'il s'agit de mort. Un travail de sensibilisation et de communication doit sérieusement commencer et cela relève des pouvoirs publics et de la société civile. Il rappelle que près de 19 500 patients souffrant d'insuffisance chronique au stade terminal sont aujourd'hui sous dialyse, et l'Algérie stagne à trois donneurs pour un million d'habitants alors que pour la même proportion, l'Arabie Saoudite est à 30 donneurs, la Syrie à 18 et l'Egypte à 12. «Nous sommes vraiment à la traîne.
A l'avenir, il faut vraiment mettre un terme au monopole de l'hémodialyse», ne cesse de répéter le Pr Hadoum avant de signaler qu'aujourd'hui tous les ingrédients sont réunis pour se lancer dans cette activité : «C'est l'occasion pour mettre la machine en marche tant que les praticiens spécialistes sont encore là et surtout passer le flambeau aux jeunes», a-t-il indiqué, et de noter que les professionnels de la greffe rénale espèrent un élargissement du cadre légal qui leur permettra de travailler en toute légalité et en toute légitimité. «C'est aux néphrologues qui sont confrontés au premier chef par la souffrance et la détresse des dialysés que revient la mission de convaincre leurs autres collègues impliqués dans le programme de greffes rénales (chirurgiens, immunologistes, réanimateurs, radiologues, etc.) de la nécessité absolue de poursuivre l'effort de transplantation.
Les néphrologues, à travers leur organisation, ont le devoir médical, moral et ‘‘citoyen'', de ‘‘plaider'' pour plus de transplantations rénales en Algérie. Les néphrologues doivent également convaincre les autorités politiques de la Santé d'inscrire la transplantation rénale comme priorité nationale pour les décennies à venir», a-t-il ajouté. Et à la question de savoir si les structures habilitées à assurer les prélèvements et la transplantation sont aujourd'hui prêtes pour assurer continuellement cette activité au niveau de l'hôpital Mustapha Bacha, la réponse est affirmative, selon le directeur et le chef de service des urgences médico-chirurgicales et le service de réanimation.
Pour ce dernier, le Pr Guerenik, il est important de savoir que le coma dépassé est le résultat d'une réanimation. «Nous arrivons à transformer la mort en mort cérébrale, que nous appelons communément la mort rose avec des organes encore vivants. Mais le législateur algérien protège l'organe. Ce qui rend d'ailleurs la tâche très difficile de convaincre sur le don d'organes», a tenu à souligner le Pr Guerenik et d'assurer que les moyens matériels et humains sont disponibles. Pour lancer cette activité, il y a lieu de réorganiser les urgences qui sont aujourd'hui submergées. Il y a plus d'entrants que de sortants, a-t-il déploré.
Le véritable écueil, relève le Pr Souilamas, est l'approche des parents pour le don d'organes. Il y a lieu de redonner confiance aux citoyens et d'assurer une prise en charge médicale adéquate. Pour ce faire, la communication et la sensibilisation sont les maîtres mots pour réussir cette épineuse tâche, a déclaré le Pr Aribi, chirurgien au service de chirurgie thoracique. «Les médias lourds ont un grand rôle à jouer pour justement sensibiliser la population sur l'intérêt et le bénéfice du don d'organes. Les mosquées doivent aussi être ciblées par ce genre de message», a-t-il déclaré.
L'agence nationale de greffe d'organes non encore fonctionnelle
Dans la perspective d'une relance effective, le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a mis en œuvre une stratégie pour la relance de la greffe d'organes, notamment du rein. «Il s'agit de relancer l'Agence nationale de la greffe d'organes, de tissus et des cellules, qui se fera dans les tout prochains jours, de la mise en place de registres nationaux des insuffisants rénaux, et la réorganisation ainsi que la réhabilitation des centres de référence», a souligné M. Boudiaf lors de la journée d'étude sur la greffe rénale tenue à l'Institut national de santé publique (INSP) et qui s'inscrit dans le prolongement de la rencontre d'évaluation annuelle tenue à Zéralda. Depuis cette déclaration, l'Agence nationale de don d'organes est toujours sans responsable.
La nomination d'un directeur général est toujours en attente. La stratégie mise en œuvre par le ministère comprend également «la concrétisation du projet de la banque d'organes et l'élaboration des programmes de formation au profit des praticiens des greffes, a-t-il dit, appelant la corporation à faire la distinction entre «les chirurgiens et les transplanteurs». M. Boudiaf a plaidé pour la mise en place d'une feuille de route élaborée par l'ensemble des acteurs afin d'arriver à un objectif d'un nombre optimal de greffés dans les prochaines années, estimant qu'«au vu des moyens dont dispose l'Algérie, la situation de la greffe d'organes, dont celle du rein, n'est pas satisfaisante». Selon lui, il existe près de 26 600 dialysés à travers le territoire national et 166 greffes ont été réalisées pour l'année 2014, soit 10 de plus qu'en 2013, ce qui est qualifié par les spécialistes de «progression lente», alors que tous «les moyens nécessaires existent».
Il a aussi mis l'accent sur l'importance d'introduire dans ce plan d'action la sensibilisation et la formation des donneurs, réitérant sa proposition de passer au stade des prélèvements d'organes sur les cadavres, donnant l'exemple des prélèvements sur les victimes des accidents de la route. Il a aussi plaidé pour l'organisation et la coordination entre les différents secteurs et les spécialistes dans ce domaine, exprimant son optimisme pour l'avenir de ces opérations durant l'année en cours, puisque la «volonté et les moyens existent». Le ministre de la Santé a considéré que le dossier de la greffe d'organes constitue l'un des grands chantiers engagés pour l'année 2015, d'autres suivront, à l'instar de celui de la cardiologie, prévu pour mars prochain, et l'hospitalisation à domicile.


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