- Syrie : Alep en situation «désespérée», selon l'ONU La situation est désespérée dans les quartiers est d'Alep, où des centaines de personnes ont besoin d'être évacuées pour des raisons médicales et où les rations alimentaires disponibles ne couvrent les besoins que du quart de la population, selon l'ONU. L'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a estimé, hier, qu'il était «difficile de reprendre les négociations» pour une résolution de la crise syrienne, pendant que les bombardements se poursuivent à Alep. «Je suis très inquiet que tout cela ne mène qu›à une militarisation du conflit», a-t-il commenté. - Turquie : Erdogan défend une reconduction de l'état d'urgence Le président turc Recep Tayyip Erdogan a défendu hier une reconduction de l'état d'urgence en vigueur depuis le putsch avorté de juillet, laissant entendre qu'il pourrait rester en place jusqu'à douze mois. Le Conseil national de sécurité, présidé par M. Erdogan, avait recommandé mercredi au gouvernement de prolonger l'état d'urgence imposé pour trois mois après le coup d'Etat manqué qui doit expirer le 20 octobre. Les autorités turques avaient annoncé que 32 000 personnes avaient été arrêtées dans le cadre des purges visant notamment les partisans présumés de l'ex-prédicateur Fethullah Gülen, accusé d'être l'instigateur du putsch. Des milliers d'autres ont été suspendues de leurs fonctions dans l'administration ou limogées. Pour Erdogan, le maintien de l'état d'urgence est nécessaire non seulement pour démanteler les réseaux de putschistes présumés, mais aussi pour faire face à l›insurrection kurde dans le sud-est du pays. - Mali : Quatre députés du parti présidentiel passent à l'opposition Quatre députés du Rassemblement pour le Mali (RPM, au pouvoir) ont quitté le parti, hier, dénonçant la «mauvaise gouvernance», pour rejoindre les rangs de l'opposition. A la suite de cette défection des quatre députés qui ont rejoint l'Alliance démocratique pour la paix (ADP), un parti ayant quitté la majorité en août, le RPM ne dispose plus que de 75 sièges sur 147 à l'Assemblée nationale. - Jordanie : Le roi condamne l'assassinat de Nahed Hattar Le roi Abdallah II de Jordanie a présenté hier ses condoléances à la famille de l'écrivain jordanien Nahed Hattar, assassiné dimanche à Amman, en condamnant «un crime odieux», selon un communiqué du palais royal. Il s'agit de la première réaction publique du roi depuis l'assassinat du chroniqueur devant un tribunal où il devait être jugé pour avoir partagé sur son compte facebook une caricature considérée comme offensante envers l'islam. Accompagné du Premier ministre Hani Mulqi, le monarque est allé rencontrer hier la famille du défunt à Al Fuhais, un village chrétien situé à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Amman, où Nahed Hattar avait été enterré la veille. La famille a accusé les autorités de ne pas avoir assuré la sécurité de Nahed Hattar malgré les menaces de mort qu'il avait reçues. - Inde : Frappes à la frontière avec le Pakistan L'Inde a conduit hier des frappes le long de la frontière avec le Pakistan au Cachemire, revendiqué par les deux puissance nucléaires, Islamabad dénonçant «une agression» qui a coûté la vie à au moins deux de ses soldats. Cette opération militaire intervient une dizaine de jours après l'attaque d'une base indienne au Cachemire où 18 soldats avaient trouvé la mort, la plus meurtrière dans la région depuis plus d'une décennie. Des groupes rebelles basés au Pakistan avaient l'intention de pénétrer clandestinement en Inde en traversant la ligne de contrôle entre les deux «frères ennemis» dans le but d'y perpétrer des attaques dans la région du Cachemire et dans les métropoles, a affirmé l'armée indienne.