Les récentes déclarations de Boualem Sansal, évoquant son intention de quitter la France, ont suscité de nombreuses réactions dans les milieux médiatiques et intellectuels français. Plusieurs commentateurs ont exprimé leur incompréhension face à ses prises de position successives. L'entrepreneur et analyste Arnaud Bertrand a ainsi critiqué un changement d'attitude qu'il juge paradoxal, évoquant une forme d'inconstance dans ses engagements. De son côté, l'avocat et chroniqueur Régis de Castelnau a vivement réagi à certaines positions de l'écrivain, notamment sur des questions politiques sensibles, estimant qu'elles le disqualifiaient sur le plan moral et intellectuel. Le journaliste Jean-Michel Aphatie s'est quant à lui dit surpris par les critiques adressées par Sansal à la France, rappelant que ce dernier y avait bénéficié d'un soutien important, notamment lors de son élection à l'Académie française. Il évoque également l'influence de certains cercles médiatiques dans la trajectoire récente de l'écrivain. Par ailleurs, le parcours éditorial de Boualem Sansal a également alimenté les débats. Après avoir longtemps été publié chez Gallimard, il a rejoint Grasset, une décision intervenue dans un contexte de tensions autour de la reprise de cette maison par des intérêts associés à Vincent Bolloré. Ce changement a été critiqué par certains auteurs et observateurs, qui y ont vu un choix controversé. Dans ce contexte, les prises de position de Boualem Sansal continuent de diviser et d'alimenter le débat public, tant en France qu'à l'étranger.