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Et la Chine s'éveilla !
Publié dans El Watan le 02 - 11 - 2006

En écrivant, dans les années 1970 Quand la Chine s'éveillera, le journaliste et homme politique français, Alain Peyrefitte, n'imaginait pas que son livre allait connaître un succès mondial. Encore moins que l'histoire allait lui donner assez rapidement raison.
L'écrivain, sans se poser en visionnaire, avait estimé que la Chine, en dépit des apparences, était dès cette époque un pays qui ne restera pas en marge de la communauté internationale. Il s'appuyait alors de manière documentée sur l'état d'esprit des cercles dirigeants chinois, qui entendaient rompre l'isolement dans lequel se trouvait le pays pour des raisons idéologiques. En fait, la Chine devait retrouver sa place dans le concert des nations et peser sur les arbitrages internationaux dans un monde encore marqué par la bipolarisation et le quasi-partage du monde entre les USA et l'URSS. La Chine disposait de tous les arguments pour accomplir ce retour et, selon le mot d'Alain Peyrefitte, ce réveil. Il ne pouvait pas en être autrement en fait pour un si immense pays par la superficie et les effectifs de sa population. La Chine, avec 1,3 milliard d'habitants, est aujourd'hui le pays le plus peuplé du monde. Il partage des frontières avec pas moins de 14 pays, ce qui donne une indication de sa taille. Il n'y a que le Canada, la Russie et les Etats-Unis pour le dépasser en superficie. En écrivant Quand la Chine s'éveillera, Alain Peyrefitte avait certainement à l'esprit l'image d'un colosse endormi, dont le réveil ne va pas sans faire de bruit. Cette vitalité avait été bridée par des barrières idéologiques durant l'ère de MaoTsé-toung, père fondateur de la Chine communiste. L'après-MaoTsé-toung a permis une transition radicale de la Chine vers la voie du pragmatisme à l'échelle politique et économique. Un choix dicté par la nécessité vitale de permettre au pays d'exister par lui-même et par les liens tissés avec le reste du monde, l'enjeu étant de permettre de donner du travail, de nourrir, d'éduquer et de soigner plus d'un milliard de Chinois. Peyrefitte, récemment disparu, a pu assister au come-back de la Chine dans les grandes institutions nationales, son entrée dans le club restreint des puissances atomiques, il avait pu mesurer aussi le poids diplomatique de la Chine sans laquelle l'ONU fonctionnait sur l'équilibre du compromis. Il n'a pas été surpris que la Chine soit devenue, en un laps de temps historiquement court, la quatrième puissance économique mondiale après les USA, le Japon et l'Allemagne, surclassant du même coup la France. Est-ce un paradoxe ? En fait le miracle chinois tient dans cette formule de l'économie socialiste de marché mise en œuvre par les dirigeants du pays. La question qui se pose est celle de savoir si la Chine ne va pas se hisser au niveau des USA et les dépasser en termes de taux de croissance. Pour la Chine, les indicateurs sont au vert et le pays a conforté son expansion par une adhésion particulièrement significative à l'Organisation mondiale du commerce en 2001. Le défi majeur, pour ce pays immense, est celui de gagner la bataille de l'autosuffisance alimentaire sans laquelle l'économie socialiste de marché n'aurait pas un visage humain proportionnel au nombre de bouches à nourrir. A une telle échelle de grandeur, c'est un défi pharaonique, ce qui justifie la forte séduction qu'exerce la Chine sur des investisseurs qui n'ignorent plus que le formidable bond en avant du pays, s'il l'a remis en perspective, lui impose dans le même temps d'engager des réformes tous azimuts et le lancement de chantiers colossaux dans lesquels il y a des parts à prendre. Le modèle chinois actuel est alors une résonance spectaculaire du titre prémonitoire qu'Alain Peyrefitte avait donné à son ouvrage. Il y a plus de 30 ans maintenant, l'auteur suggérait avec une perspicacité aiguë que Quand la Chine s'éveillera, elle ne pouvait être que debout. Son livre, ce n'était pas de la politique-fiction.

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