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«Il faut une réorganisation des différents intervenants dans la filière»
Hocine Doufène. Enseignant à l'université de Tizi Ouzou
Publié dans El Watan le 05 - 01 - 2017

- Quel est l'état des lieux de la filière oléicole à Tizi Ouzou ?
La filière oléicole est très ancienne dans notre région. L'activité est pratiquée en zone de montagne où la variété «chemlal» domine. Les conditions de relief limitent toutefois les possibilités d'intensification et donc l'augmentation du rendement. C'est aussi une filière fortement marginalisée par les pouvoirs publics jusqu'à l'avènement du Plan national de développement agricole (PNDA) en 2000 ayant pris en considération la relance de l'agriculture de montagne, dont l'oléiculture. Il a été suivi du Plan national de développement agricole et rural (PNDAR) deux ans plus tard, qui a mis en place de nombreuses infrastructures et structures prestataires de service.
Le but étant de réhabiliter les espaces ruraux, améliorer les conditions de vie des populations par la mise en oeuvre des Projets de Proximité de développement rural intégré (PPDRI) pour la promotion des espaces ruraux et permettre aux populations d'entrevoir un mode de vie spécifique, adapté, confortable, favorisant leur stabilité. Ce qui a permis à la filière à s'améliorer.
- La qualité de l'huile produite est-elle satisfaisante ?
Malgré la relance, l'oléiculture de montagne est en crise. La principale cause est le fait d'avoir un produit qui ne répond pas aux normes en termes de qualité. Le taux d'acidité de l'huile d'olive produite est très élevé. C'est le résulta des études menées ces dernières années par nos étudiants de master en oléiculture et oléotechnie à l'université Mouloud Mammeri (département de biologie). Ils ont démontré que notre huile n'est pas compétitive sur le marché international.
Les échantillons d'huile issus de plusieurs régions de la wilaya et analysés dans notre laboratoire présentaient un fort taux d'acidité et dans bien des cas étaient impropres à la consommation. La norme est de ne pas dépasser 0,8% d'acidité, alors que les résultats des analyses étaient d'un taux bien supérieur à 3%. Les recherches ont aussi dévoilé que plus de 50% de la production d'huile de la wilaya ne répond pas aux normes de qualité.
Cela est dû à plusieurs facteurs : principalement l'existence de défaillances dans presque toutes les étapes de cette filière surtout celle de la production. En effet, les opérations culturales, les techniques de récolte, les conditions et la durée de stockage de l'olive ne sont que faiblement maîtrisées par les oléiculteurs. Il y a d'abord l'absence de tri, en plus des moyens de stockage non appropriés qui agressent les grains.
L'olive est stockée dans des sacs au lieu de caisses aérées. L'industriel ne reçoit donc pas une matière première de qualité. Au niveau du secteur de la transformation, le parc huilier est drainé par des unités dites traditionnelles à faible capacité de trituration. La longue durée de stockage s'allonge chez l'industriel déjà assez longue chez le producteur, ce qui empêche l'obtention d'un produit de qualité, surtout lorsque l'on sait que les normes imposent en moyenne 72 heures de stockage.
- Que faut-il pour améliorer la production et aller vers la labellisation du produit ?
Il faut une réorganisation des différents intervenants dans la filière. Actuellement, ils fonctionnent sans synergie et indépendamment les uns des autres. Les conditions actuelles de production, transformation et commercialisation ne nous permettent pas de considérer la filière huile d'olive comme étant performante et moderne. Les principaux segments d'une filière moderne, à savoir la production, la transformation et la commercialisation doivent être placés sous une direction unique qui assure le suivi et le contrôle.
Ce qui n'est pas le cas chez nous. Si on prend l'exemple de la commercialisation, actuellement le marché de l'huile d'olive est dominé par l'informel car il n'existe pas de réseau de commercialisation et de distribution appropriés. Au stade actuel, il est très difficile de parler de labellisation de l'huile d'olive faute de qualité car pour cela, il faudrait une filière performante pour le suivi et la maîtrise. Et pour cela, je crois qu'il faut encore du temps...


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