Consensus total autour des bilans moral et financier 2025    L'USMA tenue en échec, l'arbitrage au coeur La Der de la polémique    L'Olympique Akbou met la pression sur le sommet    Le TNA rend hommage au pionnier du 4e art algérien    Figure majeure de la presse algérienne    Premier tour de manivelle à Tizi-Ouzou    Des victimes encore sous les décombres    La propagande d'un ancien officier israélien sèchement recadrée en plateau    Les démocrates poussent vers une destitution de Trump    Début de la révision exceptionnelle des listes électorales    Les partis politiques se mobilisent    Mise en garde contre un faux lien électronique pour l'inscription des encadreurs des élections    Lancement de la 3ème phase du système national d'immatriculation des véhicules    L'emploi, la saison estivale 2026 et les examens scolaires officiels au menu    Rush sur les plages avant l'ouverture officielle de la saison estivale    35 cargaisons de produits locaux expédiées vers 19 pays    Sonelgaz entame des opérations de maintenance des réseaux électriques    Quels impacts de la décision de l'OPEP+ de relever ses quotas de production ?    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Une lettre à l'autre, une transmission
Publication. Mémoire anachronique d'Alice Cherki
Publié dans El Watan le 28 - 06 - 2017

A travers son dernier né intitulé Mémoire anachronique, Lettre à moi-même et à quelques autres», Alice Cherki livre un volumineux ouvrage de référence, publié par les éditions APIC.
A la fois psychiatre, psychanalyste et essayiste, Alice Cherki est connue, notamment, dans l'univers littéraire pour, entre autres, sa spécialisation dans la biographie de son maître de pensée, Frantz Fanon. Au fil d'un agréable moment de lecture, répartie sur 370 pages- le suspense maintient le lecteur en haleine et le pousse à tourner les pages pour découvrir l'intégralité de la narration proposée.
Avec sa plume élégante d'écrivaine et d'auteure hors pair, Alice Cherki propose à travers Mémoire Anachronique, Lettres à moi-même et à quelques autres, une écriture féminine dans laquelle elle utilise le pronom personnel «je» pour dire des choses du temps présent qui peuvent être des anecdotes, des rapports de comment va le monde. Il s'agit d'un va-et-vient entre le présent et le passé. Lors d'une vente dédicace, organisée dernièrement à la librairie du Tiers-Monde, Alice Cherki nous confiait qu'elle avait entamé l'écriture de son livre comme une lettre à elle-même.
La naissance de ce projet d'écriture est née à la suite de deux événements importants. «J'ai commencé mon livre, dit-elle, quand j'ai vu comment la décennie noire s'était installée en Algérie. Je suis sortie de mon silence, mais au départ, c'était au fond une lettre à moi-même. C'est une lettre à l'autre qu'on a à l'intérieur de soi-même, c'est-à-dire à un autre qu'on aime d'ailleurs. J'ai commencé à écrire sans même savoir que c'était pour la publication. C'était aussi un désir de transmission».
Elle indique d'ailleurs, en quatrième couverture de son livre : «Ceci n'est pas une nouvelle mais un parcours, ceci n'est pas un récit historique mais une traversée. Une lettre, littéralement la lettre en souffrance à partir de laquelle viennent se former des mots ou des paroles qui s'adressent à un autre, intérieur ou extérieur.
Une lettre aussi comme celles que l'on envoyait par la poste, il y a longtemps déjà, à un éventuel destinataire auquel on voulait donner des nouvelles...offrir le témoignage que l'on était toujours en vie.» Ainsi, ce récit conjugué à la première personne du singulier, égrène des souvenirs et des récits liant la petite histoire à la grande Histoire, avec, notamment, la genèse de la guerre de la Révolution algérienne, à laquelle elle a participé.
Exilée en France en 1957, interne provisoire des hôpitaux psychiatriques de la Seine, la militante rejoint la Tunisie en 1958, puis la RDA, et de nouveau l'Algérie indépendante en 62. Elle exerce à Paris depuis 1965, comme psychiatre et psychanalyste. Alice Cherki fait un flash-back entre les années 2004 et 2016. Ces fragments de vie se caractérisent par des événements précis. Elle évoque, également, des personnages qu'elle a si bien connus, à l'image de Frantz Fanon, Pierre Chaulet, Mohamed Khemisti, Ali Boumendjel, Benkhedda, Benyahia.
Ces grands hommes à la fleur de l'âge aspiraient, à cette époque-là, à l'indépendance de l'Algérie. Dans ce livre intéressant à plus d'un titre, Alice Cherki, parle, également, des rapports mères-fils et mères-filles, ainsi que des rapports liés à la société. Pour Alice Cherki, ce livre qui s'est imposé à elle s'adresse aux générations actuelles et à venir, mais aussi aux générations qui connaissent peu de leurs histoires. «Et à qui, aussi bien en France qu'en Algérie, on a écrit une histoire très directive.
Si on ne connaît pas le processus du début de la guerre de Libération, on ne peut pas comprendre ce qui s'est réellement passé. Je laisse à cette jeunesse une sorte de transmission brisée. C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de livres d'histoires et de mémoires qui paraissent, ils commencent à les lire, mais cela ne résonne pas en eux. Mon souhait est que fragment par fragment, il y ait quelque chose qui leur parle, qui résonne en eux et qui leur permette eux-mêmes de se construire un bout. C'était mon désir», précise- t-elle.
Plume prolifique, l'universitaire planche actuellement sur un nouveau projet d'écriture lié au désespoir, la haine et la violence. Elle soutient, toutefois, qu'elle n'a pas un projet conçu d'avance. Il s'agit beaucoup plus de thèmes qui la touchent et «dans lesquels elle a quelque chose à dire, soit spontanément, soit à élaborer. Je suis psychiatre et psychanalyste, j'ai beaucoup travaillé dans ces domaines-là, dont les questionnements, aujourd'hui, de la violence, de la radicalisation», conclut-elle.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.