Les résidents du quartier dit « site du stade », une cité érigée durant les années 1980 en préfabriqué, dans la commune de Tiaret, ne sont plus approvisionnés en eau potable. La raison est que la principale canalisation d'AEP qui alimente le réseau se trouve en dessous d'une habitation, devenue la proie des eaux et allant jusqu'à encombrer le voisinage. Un réseau difficile à atteindre pour pouvoir procéder à des réparations. Une situation qui a amené l' ADE à procéder à une coupure d'eau pour tous les foyers sans distinction. « Dans le fond, expliquent les citoyens par le biais de lettres envoyées aux responsables locaux, il y a un résident qui n'aurait pas respecté les normes d'urbanisme en vigueur ». « Fallait-il pour autant nous pénaliser collectivement ? », s'interrogent les riverains. « Pourtant, ajoutent ces derniers, des solutions de rechange avaient été envisagées comme l'acheminement d'eaux par citernes. » Contactés par nos soins, les responsables de l'ADE parlent du « refus de l'APC de Tiaret de payer les frais inhérents aux travaux de déplacement de la conduite, estimés à plus d'un million de dinars. » Une commission s'est déplacée avant hier dans cette cité pour constater ce problème en présence du maire. Ce dernier reste catégorique : « Je ne débourserai pas un seul rond », renchérit-il. Une position qui n'a pas manqué de susciter des réactions des citoyens qui invoquent une situation similaire à la cité Boumediene où l'APC a été amenée à payer les mêmes frais de déplacement. Le P/APC impute le problème à « l'Agence foncière (AFCOT) qui s'est hasardée à octroyer des décisions d'extension à des habitants pour construire sur le réseau ». « Le comble, dira notre interlocuteur, c'est que les responsables de l'Agence foncière, saisis, n'ont même pas voulu venir s'enquérir avec nous sur place ». Cette situation a fait réagir les riverains qui s'interrogent : « Pourquoi a-t-on cautionné une telle situation ? »