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Une « formule ambiguë », selon Simone Veil
Ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale
Publié dans El Watan le 19 - 03 - 2007

Je n'ai pas du tout aimé cette formule très ambiguë. J'aurais préféré parler d'un ministère de l'Immigration et de l'Intégration », a déclaré Simone Veil, ex-UDF récemment ralliée à Nicolas Sarkozy, dans un entretien à l'hebdomadaire Marianne. François Bayrou avait notamment interpellé Simone Veil à ce sujet.
Paris : De notre bureau
« Nicolas Sarkozy est le plus qualifié pour devenir président de la République, même si je ne suis pas toujours d'accord avec certaines de ses positions ou de ses attitudes », a ajouté l'ancienne ministre, qui a répété que François Bayrou « n'a pas la carrure d'un président ». Au passage, Simone Veil avoue « admirer la force et le courage de Ségolène Royal de s'être lancée dans ce combat », bien qu'elle-même ne « soit pas socialiste » et « n'a pas voté pour les socialistes depuis au moins cinquante ans ». « Toutes les enquêtes d'opinion montrent que les deux tiers des Français pensent que j'ai eu raison de parler d'identité nationale », a réagi Nicolas Sarkozy en marge d'un déplacement dans les Alpes de Haute-Provence, ajoutant que « chacun a le droit d'avoir sa propre sensibilité ». « Je ne supporte plus l'idée que le simple fait de parler d'immigration soit associé aux extrêmes, au racisme », a lancé le candidat de l'UMP à l'Elysée lors d'un meeting, jeudi 15 mars, à Saint-Herblain, près de Nantes. « Depuis 1983, nous avons l'extrême droite la plus forte d'Europe et il faudrait faire comme si cela n'existe pas. Or, moi, je veux parler à ceux qui sont partis vers l'extrême droite parce qu'ils souffrent », a-t-il ajouté, en affirmant vouloir incarner « l'ordre républicain et le mouvement vers la justice ».
Azouz Begag « offusqué »
Azouz begag s'est dit « offusqué » de voir que l'on veuille rapprocher « les immigrés avec les risques d'altérer l'identité française ». « C'est un amalgame indécent (...) C'est un hameçon qui vise à aller chercher les brebis égarées au FN et les ramener dans le bercail républicain », a dénoncé le ministre de la Promotion de l'égalité des chances. Azouz Begag a apporté officiellement vendredi son soutien au candidat UDF François Bayrou dans la campagne présidentielle.
« Une aspiration totalitaire », selon Jospin
De son côté, l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin voit dans la proposition de Nicolas Sarkozy de créer « un ministère de l'immigration et de l'identité nationale », « une aspiration presque totalitaire, despotique ». A l'occasion d'une réunion publique, samedi à Lens, Lionel Jospin s'en est pris à la conception de M. Sarkozy qui témoigne selon lui « d' une vision étroite, mesquine et antagoniste de l'identité nationale » mais aussi d' « une absence d'honnêteté intellectuelle ». C'est « une chose stupide et suspecte de créer un ministère de l'immigration et de l'identité nationale car, comme nous le comprenons tous intimement, aucun ministère ne saurait être propriétaire de l'identité nationale », a-t-il ajouté. « L'identité est quelque chose de trop profond, de trop intime, de trop divers pour que ce soit géré par un ministère, a repris M. Jospin. C'est une aspiration presque totalitaire, despotique que de vouloir accaparer l'identité nationale, d'en faire l'objet d'une administration ».
Des historiens dénoncent
Plusieurs historiens, chercheurs, sociologues (dont Olivier Duhamel, Philippe Joutard, Henry Rousso, Claude Liauzu) ont lancé une pétition pour contester la vision « immuable » de l'identité nationale que sous-tend le projet de ministère. « Nous ne pouvons accepter qu'une campagne présidentielle se joue sur de prétendues oppositions entre immigration et identité nationale » , écrivent-il. (...) « Plus que toute autre, la société française s'est construite à travers les immigrations, comme un creuset intégrant la pluralité, s'enrichissant d'elle » (...) « Chaque fois que l'on a prétendu poser les problèmes sociaux en fonction de l'obsession de la pureté des origines, cela a abouti à de graves crises, à un recul de la démocratie ». « A l'origine de la pétition, souligne Claude Liauzu, il y a des spécialistes de l'histoire de la colonisation et de l'immigration. C'est bien à partir de notre domaine de compétence et pour assumer notre fonction sociale que nous avons réagi, et non en tant qu'intellectuels prétendant dire la vérité sur tout ». Interrogé par Le Monde (édition datée du 18 mars), Pierre Nora, historien, membre de l'Académie française, estime que « parler ouvertement des problèmes de l'immigration et lancer une discussion sur le thème de l'identité nationale sont deux choses excellentes. Mais les lier, est soit un calcul, soit une maladresse, soit une idée à courte vue, car l'ébranlement de l'identité nationale n'est pas lié seulement, loin de là, à l'immigration. Il tient à des raisons beaucoup plus vastes et beaucoup plus profondes, même s'il est vrai que l'immigration est concomitante à certains de ces problèmes et sert souvent de bouc émissaire ».
55% des Français favorables
Plus de la moitié de Français (55%) se déclarent favorables à la création d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale et 65% jugent que Nicolas Sarkozy a eu raison de défendre l'idée d'identité nationale, selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI publié vendredi. Ils sont 30% à être plutôt favorables à ce ministère et 25% tout à fait favorables. Ce sont principalement les sympathisants FN et du MNR (88%), ceux de l'UMP (82%) et de l'UDF (59%) qui se déclarent pour. En termes de catégorie sociale, les employés et les ouvriers sont les plus favorables à ce ministère (58 et 56%). Par contre, 43% des sondés se déclarent contre ce concept (23% tout à fait opposés et 20% plutôt opposés), en majorité des sympathisants du PS (73%), suivis des personnes interrogées sans préférence politique (45%) et les sympathisants de l'UDF (40%). Quant à la justification de Nicolas Sarkozy sur la défense de l'identité nationale, 65% des Français considèrent qu'il a eu raison, 97% chez les sympathisants de l'UMP, 88% chez ceux du FN/MNR. Ils sont 34% à trouver qu'il a eu tort, en particulier chez les sympathisants du PS (68%).


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