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Champ de bataille pour une palme
Le Festival de Cannes fête ses 60 ans
Publié dans El Watan le 16 - 05 - 2007

Le jour J est arrivé. Le scénario de l'ouverture du 60e Festival de Cannes est en place. Des milliers de journalistes venus en éclaireurs ont déjà envahi la Croisette. Sur le parvis du Palais du festival, les unités mobiles des chaînes de télévision du monde entier pointent déjà leurs antennes pour les transmissions en direct.
Comme s'ils se rassemblaient pour des prières collectives dédiées aux dieux de la fiction, le débarquement massif des médias crée ici une atmosphère pleine d'excitation, un spectacle ludique qui envahit tous les lieux du festival à la fois. Pour le moment, à l'intérieur de ces augustes murs du temple du cinéma qu'est le Bunker, tout le monde est à la recherche des originalités qui font que le Festival de Cannes fête son 60e anniversaire. A l'ouverture, c'est Wong Kar-Wai, le Chinois de Hong Kong, qui tient le haut du pavé. II présente son dernier opus My Blueberry, film tourné à New York. Après le succès inespéré qu'il a eu en 2004 avec In The Mood For Love, Wong Kar-Wai était le président du jury de Cannes, l'an dernier et c'est lui, à la stupéfaction générale, qui a remis la Palme d'or au cinéaste écossais très talentueux Kan Loch qui fait pourtant un cinéma engagé, politique, à l'opposé de ce que font les cinéastes de Hong Kong et de Wong Kar-Wai lui-même. La grande question qui se pose ici, c'est pourquoi tant d'Américains ? Le programme officiel semble cette année axé sur Hollywood avec les films de Tarantino, Coen , Gus Van Sant, Fincher, tous en compétition pour la Palme d'or. Les Européens laissent hargneusement sous-entendre qu'ils sont sous-représentés. Les Italiens sont absents, de même que les British et les cinéastes nordiques. L'image de marque du cinéma est par contre sauve avec trois films français sélectionnés : Catherine Breillat, Christophe Konoré et Julien Schnabel. La conjoncture politique n'est certes pas très bonne au Liban en ce moment, mais c'est le cinéma libanais qui sauve l'honneur arabe à Cannes. Une journée entière, lundi 21 mai, sera consacrée au Liban dans le cadre de « Cinémas du Monde ». Et la quinzaine des réalisateurs présente deux œuvres libanaises : Un homme perdu de Danièle Arbid et Caramel de Nadine Labaki. Longtemps, le cinéma égyptien a été en position de leader du cinéma arabe. Son aura commence à fléchir. Le liban, malgré ses troubles, a repris le flambeau. Au dernier Festival de Carthage déjà, c'était Jocelyne Saab avec son chef-d'œuvre Dounia qui a poussé le niveau au plus haut. Marocains, Egyptiens, Syriens, Tunisiens font aujourd'hui des tentatives souvent vaines pour se placer dans les festivals internationaux. Seul le travail des cinéastes libanais est pris en considération, ou, quelquefois, des Algériens comme Bouchareb l'an dernier à Cannes, et partout ailleurs. Des cinéastes, des auteurs typés et typiques de Cannes aussi cette année. II s'agit d'Emir Kusturica surtout qui a eu une double Palme d'or. D'autres aussi qui se sont taillés une place unique dans le dernier cinéma russe actuel : Andrei Sokurov et Andrei Zviaguntsev. Ce dernier surtout avait en 2004 tenu en haleine la Mostra de Venise avec le retour (montré sur Arte récemment) pour finir par décrocher le Lion d'or. C'est dire que peut-être, ces deux Russes, qui font un cinéma d'une grâce et d'une intensité très rares, sont d'ores et déjà les outsiders de ce Festival de Cannes dont les mérites pourraient retenir l'attention du jury présidé par Stephen Frears, aux côtés de Orhan Pamuk, Michel Piccoli, Abderrahmane Sissako, Marco Bellochio... Cannes ne veut certes pas désespérer Hollywood (d'où les grosses machines américaines), mais la sélection fait toujours côtoyer des auteurs très différents et chacun à sa chance après douze jours de haute compétition.

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