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Quel enseignemet tirera Bouteflika ?
Publié dans El Watan le 20 - 05 - 2007


C'est un appel solennel et en même temps un ferme avertissement qui ont été lancés au président de la République : changez de politique, changez d'hommes et changez de méthodes de travail ont demandé tous ceux qui ont usé de leur droit de vote comme d'une arme, privilégiant le boycott électoral pour dire : ça suffit. Pourquoi Bouteflika ? S'il est le verrou, il est également la clef de la Maison Algérie. Par l'immensité de ses pouvoirs, même si des cercles de décisions informels lui disputent certaines prérogatives et que des pesanteurs bureaucratiques sociologiques jouent un rôle de frein, il lui est possible d'introduire les réformes politiques les plus audacieuses. Mais pour cela, il faut qu'il soit lui même convaincu que l'Algérie est dans une impasse, que son cheminement depuis 1999 n'a pas toujours été couronné de succès et que nombre de ses décisions ont été catastrophiques pour le pays. Lorsque le feu est dans la demeure, le mea culpa devient un exercice salutaire. Encore faut-il, une fois passé ce cap, tourner le dos aux arrangements d'appareils visant à satisfaire les clientèles politiques les plus fidèles. Si certains observateurs doutent de la capacité de Bouteflika à bouleverser l'ordre des choses, d'autres en revanche relèvent qu'il pourrait bien opérer des changements assez importants. Ceux-ci se matérialiseraient par une réforme de la Constitution et par la mise sur pied d'une nouvelle équipe gouvernementale. Le chef de l'Etat sonnerait la fin de l'ère Belkhadem, une tâche que lui faciliterait le mauvais score obtenu par le FLN aux législatives du 17 mai. Si le souci premier du président de la République est de sauver son second mandat, terni par le plus mauvais taux de participation électoral depuis l'indépendance, son autre préoccupation est la dégradation générale de la situation dans le pays : le chômage est ravageur, les maux sociaux sont en hausse et la corruption généralisée à l'Etat et à la société. Extrêmement lents, les progrès n'ont pas eu de retombées substantielles sur la population. La politique est devenue une affaire de sérail et de graves crises, telles celle de la Kabylie, cherchent toujours des solutions. Le président de la République aurait pu changer la donne dès 2002, à la faveur du reflux du terrorisme et d'une conjoncture exceptionnelle du marché des hydrocarbures, qui a mis entre ses mains les moyens financiers de sa politique. S'il ne l'a pas fait, se contentant de replâtrages, c'est qu'à son arrivée au pouvoir, il a charrié bon nombre d'archaïsmes du système parti-Etat des décennies 60 à 80, parmi eux le régionalisme, le népotisme et le clanisme. Ceux-ci lui ont fait rater l'essentiel des opportunités de progrès politique, culturel et économique qu'offraient le multipartisme et l'ouverture du marché. La seconde cause réside dans le choix des stratégies et des alliances. Délibérément Bouteflika a opté pour l'islamo-conservatisme comme doctrine, tissant des relations de pouvoir avec ses représentants les plus représentatifs. Cette idéologie a éloigné le progrès et la tolérance. Elle a empêché la lutte contre le terrorisme d'aller à l'essentiel, c'est-à-dire à l'éradication de l'intégrisme religieux. En tournant le dos au choix démocratique, le président de la République a privé le pays des règles d'or que sont la participation citoyenne, la gouvernance par la transparence et la compétence. Les libertés ont été mises sous surveillance, l'opposition démocratique marginalisée et la société bloquée. La femme a été privée d'un code moderne et la législation continue de l'infantiliser. C'est là un des signes les plus révélateurs de l'emprise du conservatisme sur la société. Au nom d'une pseudo non-préparation, la population s'est vue privée de l'ouverture audiovisuelle, ce qui l'a livrée pieds et poings liés aux médias étrangers et à leurs messages, quelquefois d'une extrême dangerosité comme ceux, apologique du terrorisme, de la chaîne qatarie El Djazira. Lieu où doit s'exercer pleinement la démocratie, le parlement a fini par devenir une coquille vide et un simple lieu d'enregistrement des lois et ordonnances décidées par l'exécutif. La population s'est vite rendu compte qu'une telle institution ne servait en fait que de façade démocratique au système. Ses rendez-vous électoraux sont mis à profit par une multitude de partis, forts d'un agrément acquis au début du pluripartisme mais absents du terrain à longueur d'année pour arracher des voix en contrepartie de promesses insensées. La population a réagi, salutairement, par le boycott. C'est une arme nouvelle, arme de la colère contre la mauvaise gouvernance et contre le système qui l'a sécrétée et qui l'alimente.

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