FC Barcelone: moins grave que prévu pour Koundé ?    Real Madrid: Militao va bien prolonger    Réalisation d'un portail gouvernemental intégrant 208 services publics numérisés    Le trafic des trains interrompu entre Tizi Ouzou et Thénia à cause d'un incident technique    Un nouveau P-DG pour le groupe HTT    Campagne nationale de nettoiement: coup d'envoi depuis Tipaza    Téléphonie fixe: plus de 5 millions d'abonnés au 2ème trimestre 2022    Goal Ball/Mondial-2022: les sélections algériennes dans des groupes difficiles    Coronavirus: 5 nouveaux cas et aucun décès ces dernières 24h    Le président de la CAF animera une conférence de presse    Mouloudji prend part à la conférence de l'UNESCO "MONDIACULT 2022"    Si Hachemi Assad: soutenir la place de la langue amazighe dans l'espace scolaire dans les wilayas frontalières    Bayern Munich: Nagelsmann crie à l'injustice    Personnes âgées: plaider pour la création de centres gériatriques    Vents forts sur le sud du pays à partir de vendredi    L'Algérie réceptionne 2,5 millions de doses    Festival de la littérature et du cinéma féminins: "El Kholkhal d'or" décerné à "La vie d'après" d'Anis Djaâd    Poutine reconnaît l'indépendance de Zaporijjia et de Kherson    Rebigua présente ses condoléances à la famille de la moudjahida Anissa Derrar    Impératif soutien médiatique à la Palestine face à la propagande et à l'occupation sionistes    Libye: Abdoulaye Bathily, nouveau représentant spécial de Guterres, prend ses fonctions    Armée sahraouie: de nouvelles attaques contre les forces d'occupation marocaines dans le secteur de Haouza    Algérie A' - Soudan A' (2-0): un match amical à sens unique    Vaste mouvement dans le corps des Secrétaires généraux des wilayas    Mise en service de plusieurs structures sanitaires à Chlef    Réception de 2,5 millions de doses de vaccin    Benabderrahmane donne le coup de starter    Handball: décès de l'ancien international algérien Ahmed Hadj Ali    De la dualité désordre-ordre humain à la guerre Ukraine-Russie    Huit agences de voyages agréées pour la Omra 1444: 21 millions de cts au minimum pour une «Omra simple»    Préservation des îles Habibas: Lancement de l'atelier chargé de l'élaboration du schéma directeur    Les chantiers de la santé : éviter de se perdre    Sonatrach: Priorité à l'exploration    Tiaret: L'usine de plaques PVC entre en production    A quand une rencontre Président-Maires ?    LA VIE... ET LE RESTE    Des «lignes rouges» tracées    Quatre Palestiniens tombent en martyrs    Du bon et du moins bon    Les autorités pro russes revendiquent la victoire    «Nos entreprises sont prêtes à investir en Algérie»    Festival algérien des arts et de la culture «Dz Fest»    Le Japon invité d'honneur    Saint Augustin de retour à Souk Ahras    Tebboune reçoit l'Ambassadeur du Ghana    Conseil de sécurité de l'ONU: La Ligue arabe, l'UA et l'OCI soutiennent l'Algérie    Une commission et des Interrogations    Le wali, homme-orchestre    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



L'art des mosquées devance les maths
Deux américains viennent de publier une étude
Publié dans El Watan le 09 - 06 - 2007

Plus de 500 ans avant que les Occidentaux ne découvrent leur existence, les architectes musulmans utilisaient déjà des figures géométriques complexes pour décorer les mosquées ! C'est ce que révèle une récente étude publiée dans le magazine Science, menée par deux Américains, Peter Lu de Harvard et Paul Steinhardt de Princeton.
Une découverte incroyable quand on sait que l'utilisation des tuiles polygonales de décoration, appelées « girih », nécessite des calculs mathématiques très sophistiqués ! Les scientifiques ont d'ailleurs des preuves de conversations entre architectes et mathématiciens. « Cela montre que, soit les mathématiques ont joué un rôle important dans l'art islamique médiéval, soit les architectes s'en sont servi pour construire leur art plus facilement, explique le premier. Cet exemple signifie en tout cas qu'une culture, à qui on ne donnait que peu de crédit, était bien plus avancée qu'on ne le pensait. » Au XIIe siècle, l'art islamique se basait sur une technique jouant sur des dessins élémentaires répétés. En accord avec la tradition islamique de ne pas dépeindre des images de personnes ou d'animaux, beaucoup de bâtiments religieux ont été décorés de modèles géométriques de type étoiles et polygones, souvent recouverts par un réseau de lignes en zigzag. Le procédé s'est ensuite perfectionné jusqu'au XVe siècle pour aboutir à des compositions géométriques complexes, se rapprochant de celles découvertes en 1973 par le physicien britannique Roger Penrose. Il est possible de les voir sur les carrelages de mosquées à Ispahan en Iran et à Bursa en Turquie ou encore d'écoles coraniques à Baghdad, de lieux saints à Herat en Afghanistan et à Agra en Inde. « Je n'ai rien trouvé au Maghreb qui ressemble à ces motifs mais il pourrait y en avoir, précise Peter Lu. J'ai examiné toute l'Alhambra en Espagne mais je n'ai pas regardé dans le détail de nombreux motifs almohades ou almoravides en Algérie ou au Maroc. » Jusqu'à aujourd'hui, les historiens d'art supposaient que le pavage complexe avait été créé à la règle et au compas, mais l'étude suggère que les artisans islamiques ont employé une trousse à outils composée de formes, telles que le décagone, le pentagone, le losange et l'hexagone. « Ils ont probablement fabriqué des tuiles sur la base de dessins géométriques très précis de taille réelle, en utilisant des compas et des règles plates graduées, précise le chercheur. Puis, ils ont pu utiliser ces modèles pour délimiter les lignes des ornements qu'ils ont ensuite remplis. »

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.