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Des noubate pour le plus andalou des Bougiotes
Hommage à cheikh Sadek Abjaoui
Publié dans El Watan le 30 - 12 - 2007

Hommage a été rendu à celui que l'on présente, plus qu'une référence dans la culture bougiote, un maître incontesté de la musique traditionnelle. Son apport pour la chanson andalouse est puisé dans ses qualités vocales, dont les envolées lyriques exceptionnelles que lui reconnaissent ses pairs et autres spécialistes des répertoires classiques.
Parti, à l'âge de 26 ans, pour étudier pendant cinq ans à El Mossilia, cheikh Sadek Abjaoui a regagné sa ville avec la maîtrise de la nouba dans sa structure complète et un enseignement avantageux de Mahieddine Lekhal. Son attachement à sa ville lui vaudra de ne pas s'en éloigner pour longtemps. Pour le Dr Mourad Guelil d'Oran, « rares sont les artistes qui s'identifient pleinement à leur ville ». « Cheikh Sadek se confond avec Béjaïa », fait-il remarquer dans sa communication. L'enfant du vieux quartier Bab El Louz transformera son café en un cercle culturel, réanimera le conservatoire de musique après l'indépendance et redonnera de la lumière à la scène artistique. Il s'y investit pleinement en mettant sur pied des sociétés musicales dans l'hostilité qui était celle de la période coloniale d'alors. Aujourd'hui, l'on fredonne encore le refrain de Belyazit et Mhand Ouchen, ce dialogue entre un chacal et un coq, un peu à la manière des Fables de La Fontaine. Le message engagé voulu pour le texte satirique, écrit par cheikh Sadek et chanté en duo avec un de ses élèves, Abdelwahab Abjaoui, lui a valu un séjour dans les geôles du colonisateur. Le style approchera celui de Rachid Ksentini. Fatah Imloul, qui s'intéresse de près à la chose musicale, trouve des similitudes dans les expériences des deux artistes, « sauf que cheikh Sadek s'est investi seulement à Béjaïa ». Dans son riche corpus, qui a d'ailleurs servi à une thèse de doctorat de Zahia Bouchemal Dali, soutenue en 1998 à l'université de Paris-Sorbonne en France, Sadek Abjaoui passe avec aisance du hawzi au r'hawi, medh et chant kabyle comme des noubate aux neqlabate et nesrafate et qsayed. Pour beaucoup, la célèbre Mahla del Aâchiya est exclusivement associée à la voix envoûtante d'El Ghazi, un de ses élèves. C'est de la poésie de Sadek Abjaoui. Pour les initiés de la musique andalouse, notamment hawzi, le cheikh c'est aussi des dizaines d'œuvres dans le djed, le hezl et autres dérivés. Parmi elles, Tlemcen yal bahia, dont il s'est lié d'amitié avec cheikh Larbi Ben Sari, a jeté comme un pont entre les deux capitales des Hammadites et des Ziyannides. « Cheikh Sadek a été le plus Tlemcénien de l'école d'Alger », note le Dr Guelil. « Le seul avec Abdelkrim Dali, à avoir maîtrisé les répertoires de l'Ecole d'Alger », ajoute-t-il. Au côté de celles d'Alger, Tlemcen et Constantine, l'Ecole de Béjaïa s'est imposée sous l'impulsion de cheikh Sadek. Décédé le 7 janvier 1995, il laisse un patrimoine de 260 œuvres, dont des adaptations théâtrales, déposées à la Sacem et récupérées ensuite par l'ONDA. Un répertoire réuni dans un coffret, non encore mis en vente, réalisé par le ministère de la Culture. « Une trentaine de ses œuvres restent inédites », nous apprend son fils, Réda, qui évoque l'idée de la création du printemps musical de Béjaïa. L'association Ahbab cheikh Sadek Abjaoui, organisatrice de ce centenaire, perpétue son œuvre dans l'exiguïté des locaux du conservatoire. Le palmarès de son orchestre plaide pleinement pour son engagement purement andalou.

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