Le Maroc commande 13 drones turcs, le régime rattrapé par la guerre au Sahara occidental    Conditions de détention "graves" des palestiniens dans les prisons israéliennes    Meeting de Lyon (100m NL): Amel Melih améliore son record d'Algérie    Grève des postiers dans la capitale : Reprise du travail et grande affluence des citoyens    SEAAL : Vers la non-reconduction du contrat avec le partenaire français    Accidents de la route : Campagne de sensibilisation aux Sablettes    El-Menfi valorise le rôle de l'Algérie dans la sécurité et la stabilité de la Libye    Saignée de capital humain    Tizi-Ouzou: Marche des travailleurs de l'ETRHB    Création de dix nouvelles wilayas: «Aucun changement dans les frontières territoriales»    Europe - Les grands clubs lancent la «Super League»: L'UEFA promet des sanctions    FAF - Coupe de la Ligue: La hiérarchie sera-t-elle respectée ?    Ligue 1 - Mise à jour: Le CRB en examen à Bordj    Le procès en appel de Karim Tabou reporté au 28 juin    Une bonbonne de gaz explose : incendie, deux blessées et des dégâts    Crise sanitaire: L'immunité collective fait encore parler d'elle    LE RAMADHAN A BON DOS    Algérie-France: Macron qualifie les propos de Djaâboub d'«inacceptables»    Le butin de la mémoire    L'industrie sinistrée aux oubliettes?    Le baril fait du yoyo    Les chantiers de Khaldi    La dernière ligne droite    Brèves    Une AGE à refaire    Le programme dévoilé    Révolution dans le football européen    L'acquittement? O.K. Et l'accusation?    Boumala victime de son paradoxe    Macron pointe la volonté de réconciliation malgré des «résistances»    L'Ave Marie . . . m    L'absentéisme ou le fléau ramadhanesque    Le feu vert de Tebboune    163 nouveaux cas et 5 décès en 24 heures    La Confédération des syndicats algériens tire la sonnette d'alarme    Téhéran redit sa disposition à dialoguer avec l'Arabie saoudite    La Tunisie secouée par la pandémie    Boukadoum et Beldjoud en visite de travail en Libye    Le spectacle vivant réclame des aides    Le patrimoine musical algérien en deuil    «Chaque rôle apporte un plus...»    Une grande voix du style assimi s'éteint    « Liberté » réagit au placement sous mandat de dépôt de son journaliste Rabah Karèche    Coup d'envoi des festivités du mois du patrimoine 2021    Justice : Procès de Tabou reporté, Boumala relaxé    L'hommage oublié aux victimes du Printemps noir    6 ans de prison pour deux anciens DG    Christopher Ross: La décision de Trump sur le Sahara Occidental «irréfléchie» et «dangereuse»    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Une mode qui prend de l'ampleur
La consommation du narguilé et ses méfaits sur la santé
Publié dans El Watan le 20 - 01 - 2008

La consommation du narguilé encensé par un tabac parfumé et agréable aux narines commence à s'inviter dans des cafés et salons de thé, surtout depuis l'installation des cafés et restaurants orientaux. Cette image exotique a un revers que les consommateurs algériens de plus en plus nombreux ignorent certainement. Savent-ils au moins qu'une heure de chicha équivaut entre 100 à 200 cigarettes ?
Toutes les études scientifiques démontrent sans aucun doute la toxicité et les dangers du narguilé sur notre santé. Les effets néfastes du tabagisme sont démontrés. Une session de narguilé équivaut au moins à 40 cigarettes ! Le narguilé, connu sous le nom de ranguila ou de chicha en Algérie, qui était seulement considéré un objet de décoration, est devenu aujourd'hui très prisé. La consommation de ce tabac parfumé commence à s'inviter dans des cafés et salons de thé. Le narguilé est particulièrement présent dans les différentes kheymate installées sur les hauteurs d'Alger ou à proximité des grand hôtels internationaux. Une tendance de plus en plus courante chez les Algériens, surtout depuis l'installation des cafés et restaurants orientaux à travers toute l'Algérie. Le phénomène ne cesse de prendre de l'ampleur, mais personne ne s'en inquiète et pourtant, ses conséquences sont d'autant plus graves que la consommation de cigarettes. Beaucoup ignorent que le narguilé est plus toxique que les cigarettes fumées, au point de considérer que fumer le narguilé n'est qu'une partie de plaisir à partager entre amis(es). Dans une étude réalisée par l'OMS, il a été démontré que les substances toxiques du narguilé provoquent les mêmes maladies que celles de la cigarette. Comme pour la cigarette, les composants carcinogènes de la fumée du narguilé sont à l'origine des cancers du poumon, de la cavité buccale, des lèvres et de la vessie. Les maladies cardiovasculaires sont également plus fréquentes. L'étude souligne que la force nécessaire pour aspirer l'air à travers le tuyau permet à la fumée de pénétrer plus profondément dans les poumons. Une étude du Laboratoire national de métrologie et d'essais (LNE), communiquée par l'Office français de prévention du tabagisme (OFT) en octobre 2007, a montré que la fumée d'une session de chicha est aussi polluante que le monoxyde de carbone dégagé par 15 à 52 cigarettes et autant de goudron que 27 à 102 cigarettes. « La chicha est confirmée comme une source majeure de pollution pour ceux qui la consomment, comme elle est une source de pollution ambiante importante dans les lieux clos et couverts », affirme l'OFT dans un communiqué. En Egypte, une étude rend le narguilé responsable du retour de la tuberculose dans ce pays. Interrogé sur ce phénomène, le Pr Nafti, pneumologue et chef de service des maladies respiratoires à l'hôpital Mustapha, ne manque pas de citer le travail réalisé en 1985 par Mejri Abda en Tunisie qui a le mérite, selon lui, d'être le premier, au vu de la littérature, à s'être intéressé à l'étude comparative de la fumée de cigarette et du narguilé et de l'influence immédiate de chacune d'entre elles sur l'organisme du fumeur. Il signale que l'analyse chimique de la fumée du narguilé a montré que les taux de nicotine, de goudron, de phénols sont inférieurs à ceux de la cigarette, mais la fumée du narguilé contient 10 fois plus de monoxyde de carbone (CO). « Le monoxyde de carbone est connu pour donner des complications cardiovasculaires et cérébrales graves », a-t-il souligné.
Problème d'hygiène
Par ailleurs, explique-t-il, s'adonner au rituel de la chicha est d'autant plus dangereux qu'il comporte des risques de transmission de maladies par l'eau, une mauvaise hygiène bucco-dentaire, vu que le rituel se base sur le partage du narguilé. 80% des fumeurs utilisent le même tuyau et le même embout. « La consommation du narguilé en groupe compte, en plus de l'inhalation de produits toxiques et cancérigènes, des risques de transmission de maladies infectieuses, notamment la tuberculose, surtout dans les pays à forte endémie », a-t-il signalé. Le Pr Nafti estime que l'engouement des fumeurs et des jeunes des deux sexes fait craindre un développement fulgurant de ce type de tabagisme avec toutes les conséquences qu'il peut engendrer. Au lieu de s'inspirer des pays européens qui interdisent l'usage du tabac dans les lieux publics, dans les cafés, bars, on voit se développer chez nous les formes classiques du tabagisme et maintenant, le narguilé. Il y a lieu de s'inquiéter sérieusement de l'impact de cette mode qui prend de l'ampleur.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.