Un Salon international du médicament et de l'équipement médical se tiendra au Centre des conventions d'Oran du 18 au 21 avril. Ce qui, de prime abord, est à retenir du SINEM d'Oran, c'est la très grande faiblesse de la participation des fabricants du médicament, nonobstant la présence d'une firme turque, d'une autre chinoise et de quelques petites entreprises algériennes. Les grands producteurs oranais, notamment Sofal, Difalco, Alpharm... sont totalement absents à cette 15e édition. Alors à quoi sert-il d'accoler le terme « médicament » à une manifestation qui a l'air de n'être qu'une foire qui propose des équipements médicaux et des services en vue de leur vente ? Quels intérêts représente pour la production nationale une telle foire ? L'explication avancée à la presse par M. Mustapha Chaouche, le patron de l'entreprise organisatrice du SINEM, ne convainc pas totalement. Pour lui, en effet, c'est le temps, estimé court, pour la préparation de cet événement qui est à l'origine de l'absence des producteurs de médicaments. L'autre excuse avancée serait la faiblesse des budgets des fabricants oranais, notamment, qui les aurait empêchés d'être présents à Oran... Bref, contrairement au médicament, c'est donc l'équipement médical qui sera représenté en masse au CCO avec la forte présence des entreprises spécialisées dans ce créneau. Cette manifestation devrait voir la participation de 250 firmes dont 190 étrangères représentant 22 pays. Avec 49 entreprises, la Chine sera très présente au SINEM qui, pour rappel, est né à Oran en 1998, avant d'être délocalisé à Alger. Cette 15e édition n'est donc qu'un juste retour des choses. Dommage qu'elle ne soit qu'une foire pour aider à vendre des équipements et des services tels que les instruments médico-chirurgicaux, l'imagerie, les réactifs, les consommables, voire du mobilier hospitalier...