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« L'écriture est une sorte de thérapie »
Hamid Grine à l'université de Constantine 1
Publié dans Horizons le 26 - 02 - 2014


Hamid Grine connaît bien la ville de Constantine, ses gens et ses hommes de lettres, pour y être venu à plusieurs reprises, le plus souvent pour des ventes dédicaces de ses œuvres. Mais l'auteur et journaliste a dû apprécier cette fois-ci, plus que jamais, sa rencontre avec son public à l'université. Une rencontre sans doute plus intéressante et plus passionnante avec un parterre composé d'étudiants et d'enseignants du département de français, pour un débat autour du thème de « critique d'auteur et/ou auteur critique ». Une journée d'étude qui a eu lieu lundi dernier, organisée par le département de des lettres et langue française de l'université Constantine 1. L'invité, Hamid Grine, connu pour son esprit ouvert, son franc-parler, son humour et la spontanéité de ses réponses, se lancera dans un premier temps dans une longue et passionnante discussion sur le positionnement des écrivains algériens lors de la guerre révolution de 1954. Selon lui, il y a des degrés dans l'engagement des auteurs algériens connus de l'époque. Même s'il ne doute pas de l'apport de la littérature à travers les écrits de Mouloud Feraoun, Kateb Yacine ou Mohamed Dib, il regrette toutefois que cette élite algérienne ne se fusse pas clairement positionnée par le biais de contributions ou d'interviews pour dénoncer le colonialisme : « j'aurais aimé voir des écrits ou des interviews de Dib ou de Kateb sur les colonnes d'un grand journal international pour parler de la révolution. Je dis cela parce qu'ils étaient aussi des journalistes. Mohamed Dib a parlé de la misère, de la souffrance du peuple algérien, mais de ses références littéraires, il n'y a pas de condamnation explicite du colonialisme même vis-à-vis d'un intellectuel comme Camus qui était contre l'indépendance de l'Algérie. Pour moi, les plus grands héros littéraires algériens étaient Jean Amrouche et Jean Sénac qui se sont clairement positionnés et qui sont morts d'amour pour l'Algérie. » En ce qui concerne le positionnement et l'engagement politique des intellectuels d'une manière générale et des écrivains ou journalistes en particulier, Hamid Grine se souvient de cette période de décennie noire, du temps où ses collègues étaient assassinés. « Bien sûr que je me suis engagé, j'ai été menacé et les terroristes sont même venus chez moi. J'ai perdu des amis journalistes et des intellectuels, mais avec du recul, je me dis que je n'ai fait que mon devoir de citoyen » a-t-il déclaré. L'auteur de « Camus dans le narguilé » estime sur l'écriture romanesque, les thèmes qu'il choisit sont généralement tirés de la réalité et de l'actualité et avoue que la chose la plus intéressante dans sa maison, c'est sa bibliothèque. « C'est un peu ma fierté ». Questionné par une étudiante sur l'intérêt de critique littéraire, il répondra sans hésiter : « J'ai horreur de débattre avec des critiques, les questions sur la théorie littéraire ou la critique ne m'intéressent pas, pour moi un livre est bien ou ne l'est pas. La critique, je la conçois sur des bases très simples, si le roman ne m'accroche pas je le lâche à la troisième page, je ne résiste pas longtemps, c'est une position. » Et justement à propos du fameux Nedjma de Kateb Yacine, roman qu'il avait lu mais qu'il avait trouvé indéchiffrable et compliqué, Hamid Grine se défends : « Je vous dis franchement, je l'ai lu et relu mais je n'ai rien saisi, il ne m'a jamais accroché. » Enfin, Hamid Grine, qui fêtera ses 60 ans au mois de juin prochain, n'est pas près de décrocher, loin de là, et annonce que son prochain roman sortira bientôt. « L'écriture est pour moi à la fois un plaisir et une sorte de thérapie, elle calme mes angoisses. Avant mes 45 ans, je me suis jamais posé de questions sur le sens de la vie, j'étais heureux et d'une légèreté absolue. Avec l'âge, je suis devenu plus fragile, un peu comme Camus qui était dépressif à certain moment de sa vie. L'écriture répond en partie à mes questions. Le dernier roman ça fait trois ans et demi que je l'écris, ça ne m'ai jamais arrivé. »

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