L'amendement technique de la Constitution est un « ajustement ciblé »    140.000 nouvelles demandes enregistrées sur ''Minha'', selon Nour Khelili    Sifi Ghrieb et son homologue nigérien procèdent à la pose de la première pierre d'un projet d'une centrale électrique de 40 mégawatts à Niamey    L'Algérie à la conquête des marchés européens au Salon ''Alimentaria 2026''    Signature d'une vingtaine d'accords stratégiques et d'une déclaration commune    Sanction contre le juge français Guillou    Gallagher Fenwick étrille l'indignation à géométrie variable des médias    Morceli honoré par World Athletics    Zidane a trouvé un accord verbal pour entraîner les Bleus    L'Algérie s'affirme et bouscule la hiérarchie africaine    Plus de 111 kg de cocaïne saisis    Un énième incident sur le réseau de distribution d'eau    Ouverture de la deuxième édition de l'exposition sur les dinosaures    Le Trio Joubran à la conquête du public algérien    Du 30 avril au 7 mai    Témoin de l'atrocité des crimes de la France coloniale    Le Général d'Armée Saïd Chanegriha préside la cérémonie de présentation des vœux    Dans la sérénité    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



La belle au sable dormant
Publié dans Horizons le 05 - 08 - 2011


Par un été de 1855, au deuxième jour d'un Ramadhan de bravoure et de prouesses, la tribu des Zaâtcha en rébellion contre l'occupant colonial enfanta la plus célèbre héroïne de la poésie lyrique. Dans l'immensité de l'erg oriental, l'histoire a jeté son dévolu sur celle qui allait titiller les tabous pour annoncer à la face du monde son droit à la différence, et par à-coups son amour pour celui qui viendra dédier les plus beaux poèmes à son égard. Bakhta, le nom d'une jeune femme issue de la famille dominante des Khatir de la puissante tribu des Akerma (descendants, selon certains dires, des tribus des Beni Hilal qui avaient envahi le Maghreb vers le XIe siècle après J. C. venant d'Arabie) qui régnait en ce XIXe siècle sur toute la région et dont les terres de parcours et de transhumance s'étendaient des riches plaines de Tlemcen au nord jusqu'à l'oasis de Ouled Djellal au sud, et bien plus loin encore si l'on juge par l'influence de son Cheikh El Arab (titre donné à son chef qui signifie littéralement chef des Arabes) à l'époque. Bakhta, fille du Caïd Bahloul, était amoureuse de son cousin Saïyed, orphelin recueilli dès sa tendre enfance par son oncle, puissant notable de la tribu et père de Bakhta. El Khaldi, dans son poème, fixe la date de la mort de Menana à 1295 de l'Hégire, soit 1878 de l'ère chrétienne. Elle avait alors 23 ans. Bakhta serait donc née en 1855. La cause de son décès fut et reste encore une énigme. Le poème ne nous révèle rien sinon qu'elle fut subite : un mal soudain entre deux haltes, à Relizane (une localité à 50 km d'Oran) au retour de la tribu de son séjour saisonnier dans le sud. La vérité, bien sûr, on ne la saura jamais ! Saiyed eut recours, trois jours après la mort de Bakhta, aux services du poète El Khaldi pour écrire un poème à la mémoire de sa bien-aimée. Plus tard, d'après certains dires, le malheureux cousin s'exilera loin de sa tribu et vivra en solitaire dans l'immensité du désert de Aïn Sefra jusqu'à sa mort. Quoi qu'il en soit, le poème est là pour témoigner de cet amour fou qu'avait porté un jeune homme pour une jeune femme qui valait, à ses yeux, tout ce qu'il y avait de précieux en ce monde et que le poète a chanté avec les paroles du bédouin, langue pure du vécu, langue vivante de tous les jours. A travers les yeux de Saiyed, le poète a chanté la beauté de cette femme et décrit les merveilles de son corps, osant lever le voile sur des jardins secrets et nous offrir, à travers les âges, un hymne à l'Amour, un hymne à la Beauté, un hymne à la Femme. Voilà ce qui, en dernier lieu, pourrait rester de Bakhta jusqu'à l'éternité, tant qu'il y aura des poètes pour chanter ce nomadisme existentiel propre au commun des mortels...

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.