Une convention de partenariat a été signée entre le ministère de la Santé et celui de la Solidarité avec, pour objectif, la prise en charge totale des malades chroniques non assurés. La convention permettra aux malades qui ne sont pas couverts par la sécurité sociale et aux démunis d'être pris en charge par le ministère de la Solidarité. En marge de la Journée mondiale des hypertendus célébrée récemment à El-Hamma (Alger), le ministre, Djamel Ould Abbas, a expliqué que «le coût du traitement est très élevé. Souvent, le malade a besoin de deux à quatre médicaments, ce qui empêche les démunis et les non-assurés de suivre régulièrement leurs soins». Devant la situation à laquelle sont confrontés les hypertendus et la lourdeur de cette pathologie tant pour la Cnas que pour l'Etat, le département de la solidarité a consacré une enveloppe de 50 milliards de dinars pour la prise en charge à 100% des personnes atteintes d'hypertension artérielle à l'échelle nationale. «Nous avons la liste des malades chroniques qui nécessitent tout un programme de prévention et de soins médicaux ainsi que de transport», a ajouté le ministre. A la même occasion, M. Ould Abbas a évoqué la question de la prévalence de la maladie en Algérie. «L'hypertension artérielle représente un grand problème de santé publique à l'échelle mondiale et l'Algérie est autant touchée que les autres pays. Si on se base sur les études menées jusque-là, 6 millions de personnes souffrent de l'hypertension artérielle dans notre pays. Le ministre a tenu, par ailleurs, à féliciter vivement la Société algérienne de l'hypertension artérielle (Saha) avec laquelle un accord a été conclu dans le but d'organiser des journées de formation en faveur du corps médical et paramédical et des campagnes de sensibilisation à l'adresse du grand public à travers l'ensemble des 48 wilayas du pays.