Résumé de la 20e partie - Au fur et à mesure que l'ogresse grandit, des animaux, puis des personnes disparaissent. La panique s'empare du village. La mère qui ne peut plus cacher les agissements de sa fille, doit se rendre à l'évidence. — J'ai eu tort de la protéger ! Le père est désespéré : — Je n'aurais pas dû t'écouter quand je t'ai demandé de la tuer ! La femme se met à pleurer : — Je ne pouvais pas ! C'est, après tout notre fille, je pensais aussi qu'elle allait changer et qu'elle apprendrait à se comporter comme un être humain ! — Hélas, ce n'est qu'une ogresse et elle restera une ogresse ! Le père réfléchit longuement et arrive à la conclusion qu'il faut supprimer sa fille. Il l'aurait bien fait lui-même, mais la fille est trop forte et risque de lui faire du mal. Alors, il va trouver le roi qui gouverne la contrée et il lui raconte son histoire. — C'est ma fille qui a mangé tous les animaux, elle a également dévoré des enfants et c'est maintenant le tour des adultes. Elle finira par manger tout le monde ! Le roi prend aussitôt une décision : — Je vais lui envoyer mes soldats pour la tuer ! — Alors, il faudra la surprendre dans son sommeil. Il rentre chez lui. La fille qui vient de dévorer une vache se met à bâiller. — Tu es fatiguée, lui dit son père. — Oui, répond-elle, je vais aller dormir. Elle dit à sa sœur : — Viens, allons dormir ! Le père retient son autre fille. — Ce soir, ta sœur dormira avec nous ! Cette décision suscite la méfiance de l'ogresse : si son père a décidé de la séparer de sa sœur, avec laquelle elle dort habituellement, c'est qu'il lui prépare quelque chose. Elle fait semblant de se mettre au lit, mais c'est un oreiller qu'elle met sous la couverture. Et, elle se met dans un coin, attendant la suite des événements. Tard dans la nuit, deux soldats se présentent au domicile du paysan. Il leur indique l'endroit où elle dort. Les soldats entrent à pas de loup et s'approchent du lit, les dagues bien dressées. C'est alors que l'ogresse les surprend et leur fracasse le crâne. — De la chair humaine, se dit-elle. Elle dévore aussitôt les cadavres sous les yeux horrifiés de ses parents. Le lendemain, le père, tout tremblant, va rapporter au roi ce qui s'est passé. — J'enverrai un contingent ! Mais l'ogresse, désormais méfiante, échappe aux soldats. Elle réussit, en les attirant, à en dévorer plusieurs. Les disparitions se multiplient et l'angoisse s'empare de la population. Le roi réfléchit à la situation. — Je ne vois qu'une solution, il faut quitter la région ! — Je le pense aussi, dit le père. (A suivre...)