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Les deux maux de la santé
Bureaucratie et mauvaise gestion
Publié dans Info Soir le 19 - 01 - 2014

«L'Algérie est un pays ‘'colonisé'' par la bureaucratie.» C'est l'une des phrases choc lancée, hier, lors du colloque international sur la santé.
Il y a eu d'autres constats qui ont ciblé la mauvaise gestion d'un secteur qui a englouti, jusqu'ici, des milliards sans résultat probant. Dire que chez nous, la santé est malade est une lapalissade, mais il faut espérer que le diagnostic sans complaisance établi hier par les professionnels, permettra une nouvelle perception des choses et donc une amélioration dans la prise en charge des malades.
Le vrai problème qui se pose actuellement est principalement lié à la mauvaise gestion sans occulter d'autres blocages administratifs qui entravent la politique adoptée en matière de services offerts dans ce secteur, a-t-on précisé. «La gestion des structures hospitalières a été complètement délaissée depuis de longues années, au détriment de l'achat des équipements ou de l'ouverture de nouvelles infrastructures», a affirmé le Pr Mansour Brouri, en marge d'un colloque international sur «les politiques de santé», organisé, à l'hôtel El-Aurassi. Même point de vue pour le président de la Commission nationale consultative de promotion et de la protection des droits de l'Homme (CNCPPDH), Me Farouk Ksentini, qui affirme «qu'en dépit des efforts considérables consentis par l'Etat pour développer ce secteur, la mauvaise gestion demeure le maillon faible de la santé publique qui entrave la qualité des services offerts aux usagers de la santé».
L'Algérie est un pays «colonisé par la bureaucratie», a déploré Me Farouk Ksentini qui a plaidé pour «la nécessité de libérer les initiatives» pour «faire barrage» à ce fléau et pour le «bon fonctionnement» du secteur de la santé. La solution ? Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière entend profiter des expériences étrangères pour améliorer les prestations de service dans nos hôpitaux. Le secteur public connaît encore des difficultés d'adaptabilité à la nouvelle situation et aux données démographiques, a-t-on relevé. Il est temps, selon le ministre Boudiaf, de passer à une autre «étape plus qualitative». A commencer par l'adaptation du cadre juridique avec le contexte actuel. Ce processus devant mener à des changements au niveau de la carte sanitaire déjà finalisée et de la loi sanitaire soumise actuellement au gouvernement. Selon le ministre : «Cette loi datant de 1985 ne répond plus aux nouveaux besoins de la santé qui sont en constante augmentation.» Le Pr Louisa Chachoua, dira, pour sa part : «Nous devons adapter notre système de santé en fonction de nouvelles pathologies que connaît notre pays.» Les résultats d'une enquête réalisée en 2011 ont montré qu'il y a «une insatisfaction latente et persistante chez les professionnels, chez les usagers mais également chez l'Etat». Et pour cause, «cinquante années après l'indépendance, le système de la santé publique est resté incohérent avec un secteur privé qui peine à trouver sa place». Lors du débat, de nombreuses questions ont été évoquées par les participants à savoir, entre autres, le mauvais accueil, l'absence des chefs de service aux urgences, l'absence de l'évaluation de l'activité de chaque structure de santé, ou bloc opératoire ou alors polyclinique pour savoir le nombre de malades diagnostiqués ou opérés dans chaque service. La différence des tarifs imposés dans le secteur privé et le problème lié au manque d'hygiène dans les hôpitaux, ont été également soulevés lors de ce colloque qui prend fin aujourd'hui.
Cancer/ Seuls 30 %
«30 % seulement des personnes atteintes du cancer sont diagnostiqués à un stade, où ils peuvent avoir un traitement curatif convenable», a affirmé, le Pr Louisa Chachoua qui a présenté une communication sur le système de santé algérien de l'indépendance à nos jours. Pour elle, il est primordial de sensibiliser les malades pour faire un diagnostic précoce». Du point de vue du Dr Bernard Rachet le taux de survie des personnes atteintes de cancer demeure très bas. Pour les femmes atteintes du cancer du sein, ce taux varie entre 15 et 20 % selon le rapport dressé par la London School en 2008 alors que dans d'autres pays cela avoisinait les 60 %. Interrogé pour faire un commentaire sur cette initiative, le Dr Bernard dira : «Je ne peux rien dire encore, il faut attendre les résultats pour voir les retombées de ces nouvelles décisions sur le terrain», a-t-il répliqué. Le professeur Kamel Bouzid, chef du service d'oncologie médicale au centre Pierre et Marie-Curie d'Alger (CPMC) affirme à InfoSoir que «les choses se sont beaucoup améliorées ces dernières années». Il y a un plan national de lutte contre le cancer qui s'est traduit par des projets notamment la construction de 19 hôpitaux spécialisés à travers le territoire national.


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