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Le pays aux 1 500 zones humides...
Publié dans Info Soir le 30 - 03 - 2017

Stratégie n Le plus grand pays d'Afrique accueille 1 451 zones humides sur son territoire, réparties du nord au sud sur trois millions d'hectares, soit plus de 1% de la surface du pays.
Cette richesse naturelle n'a pas toujours été une priorité pour les pouvoirs publics, mais aujourd'hui l'Algérie cherche à préserver durablement ce trésor écologique à travers la mise en place d'une stratégie nationale, affirme le département de la protection de la faune et de la flore.
"Depuis le 11 janvier, l'Algérie a lancé une stratégie nationale pour la préservation des zones humides, avec plus de 17 secteurs impliqués, afin de se doter d'une réelle politique de gestion durable des zones humides", soulignait le Directeur de la protection de la faune et de la flore, Abdelkader Benkhira sur les ondes de la radio Nationale.
Le gouvernement a adopté une nouvelle politique visant à insuffler une dynamique à ces zones humides, conformément à la convention Ramsar qu'elle a signée en 1982, avait alors pour sa part déclaré la ministre de l'Environnement, Dalila Boudjemâa. "Nous sommes actuellement à 3 millions d'hectares de zones humides identifiées et classées d'importance internationale", a indiqué Abdelkader Benkhira précisant que sur les 1.451 zones répertoriées à travers le pays, 50 sites ont déjà été classés et dix autres sont en cours de valorisation, dont six ont été classés Ramsar sur la base de leur situation géographique.
Les sites classés concernent les oasis de Tamentit à Béchar, le lac Tolga à El Tarf, le barrage de Boukara à Tissemsilt, le lac de Réghaia à Alger, Dhaya Elmersi à Oran, le lac Sidi M'hamed Ben Ali à Sidi Bel Abbès et le Chatt El Hodhna à M'sila. "La Convention de Ramsar, officiellement Convention relative aux zones humides d'importance internationale, aussi couramment appelée convention sur les zones humides, est un traité international adopté le 2 février 1971 pour la conservation et l'utilisation durable des zones humides, vise à enrayer leur dégradation ou disparition, aujourd'hui et demain, en reconnaissant leurs fonctions écologiques ainsi que leur valeur économique, culturelle, scientifique et récréative", précise  l'encyclopédie en ligne Wikipédia.
Dans le monde, depuis 1900, une grande partie des zones humides ont, limitant ainsi l'accès à l'eau douce pour l'équivalent de deux milliards d'êtres humains.
L. S.
64% des zones humides disparues en un siècle !
l Pour revenir à la célébration de cette journée qui coïncide avec le 2 février de chaque année, celle-ci a été intitulée cette année «les Zones humides pour notre avenir». Cette thématique se voulait répondre à une multitude d'activités partout en Algérie sur les enjeux qui entourent la disparition des zones humides et les solutions à mettre en œuvre pour les préserver. Sur ce fait, les dernières études de Ramsar, démontrent que plus de 64% des zones humides ont disparu de la surface planétaire, depuis 1900, limitant ainsi l'accès à l'eau douce pour l'équivalent de deux milliards d'être humains. Sur ce fait, cette étude préconise que, si rien n'est fait pour stopper les menaces qui pèsent sur ces zones humides, leur disparition de certains territoires engendreraient d'importants changements climatiques en libérant une importante quantité de carbone, sachant que rien que les tourbières retiennent plus de 30% de carbone stocké en milieu terrestre. Tout cela réaffirme la nécessité de mettre en œuvre des projets de gestion durable, afin d'assurer la pérennité de ces écosystèmes fragiles tout en garantissant la viabilité des biens et services fournis.
L. S.
Le Pantanal : menace sur la plus grande zone humide du monde
Rapport n La plus grande zone humide du monde est en danger, d'après un récent rapport du WWF. Le Pantanal, en Amérique du Sud, est en effet victime des constructions humaines, de l'agriculture intensive et de la déforestation, perturbant le fleuve Paraguay qui irrigue la zone.
Le Pantanal est le résultat des crues du fleuve Paraguay, qui se divise en de nombreux méandres et petits cours d'eau. Le  WWF a lancé un appel afin d'améliorer la protection de cet espace.
Car selon une étude réalisée par les membres brésiliens de l'ONG, seulement 11 % de la surface du  bassin, qui s'étend sur 1,1 million de kilomètres carrés, bénéficient de quelques lois de protection, tandis que 5 % uniquement sont entièrement inclus dans des parcs, dont les règles sont plus strictes. Cet immense territoire se situe au sud de l' Amazonie, à cheval sur la Bolivie, le Paraguay et le Brésil.
Le fleuve Paraguay,  poumon de cette zone humide qu'il traverse du sud au nord, mesure environ 2 600 kilomètres.
Il prend sa source dans le Mato Grosso et traverse le Pantanal qu'il inonde régulièrement, puis rejoint le fleuve Parana, en Argentine.
Et c'est justement en amont que la situation est la plus préoccupante. Le cerrado, une savane bordant la rive est du fleuve, au nord, est la parfaite illustration du manque de protection. Seulement 2 % de cette savane qui occupe le bassin du fleuve sont protégés.
Elle a subi une déforestation record, atteignant 54 %, pour laisser la place à une agriculture intensive, et notamment de  soja.
Avec l'élevage du bétail, la culture du  soja est un des facteurs les plus nuisibles pour la zone qui est également victime des constructions humaines (ponts, barrages, routes, petites centrales hydroélectriques...), de l'industrie (mines, forages) et, donc, de la déforestation. Tous ces facteurs perturbent les cycles d' inondation du bassin, la qualité de l'eau, et d'autres paramètres encore.
Ainsi, comme l'indique le rapport du  WWF, 14 % des ressources en eau du bassin présentent un haut risque de détérioration. Environ 37 % sont exposés à un risque moyen et 49 % à un risque faible. Le site du Pantanal est pourtant classé au patrimoine de l'Unesco, notamment pour sa biodiversité : environ 5.000 espèces de plantes et d'animaux occupent ce bassin. Sa valeur économique est également importante.
L'ensemble de ses services écologiques est en effet estimé à 85 milliards d'euros par an selon une étude réalisée en 2008. D'après le WWF, seule une action concertée des différents pays permettra de limiter les risques de dégradation du bassin du Paraguay et donc, du Pantanal.
L'ONG préconise l'utilisation de techniques plus avancées autour de l'élevage du bétail ainsi que des études d'impact sérieuses avant l'implantation de petites centrales hydrauliques. Enfin, et bien sûr, l'extension des zones protégées est la première recommandation du WWF.


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