Alerte La police fait face, depuis le 7 juillet, à une situation post-attentat avec son cortège de rumeurs affolantes. La police britannique a fait évacuer, samedi soir, environ 20 000 personnes d'un quartier du centre de Birmingham, dans le centre de l'Angleterre, à la suite d'une «menace importante», a annoncé l'adjoint du chef de la police du comté des West Midlands, Stuart Hyde. «Je ne crois pas que cet événement soit lié à ceux du 7 juillet à Londres. Je veux le dire clairement», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, faisant référence aux attentats de Londres (plus de 50 morts). La police a demandé aux personnes se trouvant dans le quartier de Broad Street, où l?on compte quelque 200 bars et restaurants, de rentrer chez eux. Elle a ensuite fait de même dans les restaurants du quartier chinois, a précisé M. Hyde. Les forces de l'ordre ont procédé, en outre, à une explosion contrôlée d'un bagage dans un autobus, à la suite d'un appel, a-t-on précisé de même source. Mais la police ne croit pas que l'objet détruit représentait un danger, a ajouté M. Hyde. «Nous avons évacué une partie du centre-ville de Birmingham et nous demandons aux gens qui y sont en ce moment de rentrer chez eux. Cela va nous aider considérablement», a-t-il dit. Des hélicoptères survolaient la ville, selon des images diffusées par la chaîne de télévision en continu Sky News. Vers 20h locales (19h 00 GMT), la police avait interdit aux véhicules l'accès au centre-ville, dans le cadre de la même alerte, provoquant de nombreux bouchons. Une autre source fera savoir, qu?à la suite de ces rumeurs faisant état d'un probable attentat, les autorités ont fermé les routes qui mènent à la ville. «La police des West Midlands adresse un avertissement au public qui se rend dans le centre-ville de Birmingham ce soir, après avoir reçu des renseignements faisant état d'une menace contre le centre-ville», a indiqué un porte-parole de la police. «Aucun véhicule ne sera autorisé à pénétrer dans le centre-ville au-delà du périphérique», a-t-elle dit. «Nous ne fermons pas les bars, restaurants et clubs, mais nous demandons qu'ils soient fouillés et que les gens qui y pénètrent soient fouillés», a-t-elle précisé. Pour sa part, le numéro deux de la police britannique des transports, Andy Trotter, a déclaré, samedi à la presse, qu'il est «parfaitement possible (...) que les terroristes frappent à nouveau» précisant : «Nous sommes une ville libre et ouverte, et notre système de transports publics va rester ainsi. Nous devons faire notre possible pour maintenir sa sûreté», a-t-il ajouté.